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DIRECT - Ukraine : le Premier ministre britannique Rishi Sunak promet 50 millions de livres d'aide militaire à l'Ukraine

Mykola embrasse sa femme Ludmila à sa descente du train en provenance de Kiev, Kherson le 19 novembre 2022.
Mykola embrasse sa femme Ludmila à sa descente du train en provenance de Kiev, Kherson le 19 novembre 2022.
© AP Photo/Sam Mednick

Sous les flocons de neige, Volodymyr Zelensky accueillait le nouveau Premier ministre britannique. Rishi Sunak a promis une nouvelle aide militaire d'un montant de 50 millions de livres (57,4 millions d'euros) et une aide humanitaire de 16 millions de livres (18,3 millions d'euros) à l'Ukraine. Pendant ce temps, les habitants de Kherson accueillaient avec des larmes de joie le premier train en provenance de Kiev.


19H00 TU. Pendant ce temps, malgré le retrait des forces russes de Kherson, l'armée ukrainienne poursuit le combat dans la région.

Un reportage photo de Bernat Armangue pour Associated Press auprès d'une unité de tireurs d'élite.
 
Un soldat ukrainien repère des positions d'unités de l'armée russe. Région de Kherson, 19 novembre 2022
Un soldat ukrainien repère des positions d'unités de l'armée russe. Région de Kherson, 19 novembre 2022
© AP Photo/Bernat Armangue
 
Tireur d'élite chargeant son arme dans la région de Kherson, 19 novembre 2022.
Tireur d'élite chargeant son arme dans la région de Kherson, 19 novembre 2022.
© AP Photo/Bernat Armangue
 
Une unité de tireurs d'élite vise des positions de l'armée russe dans la région de Kherson, 19 novembre 2022.
Une unité de tireurs d'élite vise des positions de l'armée russe dans la région de Kherson, 19 novembre 2022.
© AP Photo/Bernat Armangue
"Kurt" tireur d'élite de l'armée ukrainienne, région de Kherson, 19 novembre 2022.
"Kurt" tireur d'élite de l'armée ukrainienne, région de Kherson, 19 novembre 2022.
© AP Photo/Bernat Armangue
Unité de tireurs d'élite dans la région de Kherson (sud de l'Ukraine), le 19 novembre 2022.
Unité de tireurs d'élite dans la région de Kherson (sud de l'Ukraine), le 19 novembre 2022.
© AP Photo/Bernat Armangue


18H06 TU. Un gazoduc près de Saint-Petersbourg en flammes.

Un membre du gouvernement régional russe a annoncé qu'un gazoduc près de Saint-Petersbourg  a explosé causant un important incendie selon Associated Press. Selon le ministères russe des situations d'urgence, l'explosion était causée par une défaillance du gazoduc et personne n'a été blessé.
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Gazoduc en flammes près de Saint-Petersbourg. © ALEXANDER DROZDENKO OFFICIAL TELEGRAM CHANNEL, VALIDATED UGC VIA OSTOROZHNO NOVOSTI / AP video

La pression sur le gazoduc principal a été réduite et l'alimentatio de la centrale thermique proche a été passée au fioul pour qu'elle puisse continuer à fournir de l'électricité a communiqué via Telegram le gouverneur de la régin de Leningrad Alexander Drozdenko. 

Toujours selon le gouverneur, l'incendie a été circoncis et ne risquait pas de se propager.

17h19 TU. Pas de démarche officielle de Moscou pour négocier la paix (responsable ukrainien)​

Moscou n'a pas contacté Kiev officiellement pour des négociations de paix et la Russie devrait de toute façon dans un premier temps retirer ses forces de l'Ukraine, a déclaré samedi un haut responsable de la présidence ukrainienne.

"Nous n'avons pas de demande officielle de la part de la partie russe concernant... des négociations", a déclaré Andriï Yermak, le chef de cabinet du président ukrainien, qui intervenait à distance au Forum international sur la sécurité de Halifax au Canada.

Toute négociation qui ne serait pas fondée sur la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans les limites de ses frontières internationalement reconnues ne serait "pas acceptable. Les premières mesures à prendre du côté russe sont de retirer toutes les troupes russes du territoire ukrainien", a dit Andrïï Yermak.

La veille, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rejeté l'idée d'une "courte trêve" avec la Russie, affirmant que cela ne ferait qu'empirer les choses. "La Russie recherche désormais une courte trêve, un répit pour reprendre des forces. On pourrait y voir la fin de la guerre, mais un tel répit ne fera qu'empirer la situation", a déclaré le dirigeant ukrainien lors du même forum sur la sécurité. "Une paix réelle, durable et honnête ne peut venir que de la fin complète de l'agression russe", a-t-il ajouté.

Vendredi 18 novembre, la Maison Blanche avait redit que seul le président ukrainien Volodymyr Zelensky était en mesure d'approuver l'ouverture de négociations, rejetant toute notion de pressions américaines sur Kiev.

Le général Mark Milley, le plus haut gradé de l'armée américaine, a toutefois suggéré ces dernières semaines que Kiev pourrait profiter des victoires remportées sur le champ de bataille contre les forces de Moscou pour ouvrir des pourparlers en vue de mettre fin au conflit.

Selon lui, Moscou contrôle toujours environ 20% du pays et il est peu probable que les troupes de Kiev forcent les Russes à quitter le pays dans un avenir proche.

15h45 TU. La star du basket américaine Brittney Griner purge sa peine dans un bagne en Mordovie.

C'est la "terre des prisons": la Mordovie où est arrivée cette semaine la star du basket-ball, Brittney Griner, pour purger sa peine, est une région russe renommée pour ses colonies carcérales.

Dans le village de Iavas, perdu à 400 km au sud-est de Moscou, au milieu des forêts et des marais couverts de neige, où se trouve la colonie pour femmes N°2, le sort de la basketteuse laisse de marbre la plupart des locaux.
 
Brittney Griner lors d'une audience le 4 août 2022, dans un tribunal de la banlieue de Moscou.
Brittney Griner lors d'une audience le 4 août 2022, dans un tribunal de la banlieue de Moscou.
© Evgenia Novozhenina/Pool Photo via AP

Condamnée en août, la sportive afro-américaine, double championne olympique, doit y purger une peine de neuf ans d'emprisonnement pour "trafic de drogue", après avoir été arrêtée en février dans un aéroport de Moscou avec une vapoteuse et du liquide contenant du cannabis, un produit interdit en Russie.

"D'habitude on amène ici plutôt des détenus dits particulièrement dangereux", remarque Vitali Doïne, 48 ans, un ancien prisonnier qui a passé six ans dans une colonie de Mordovie et s'est reconverti en chauffeur de taxi.

Il se dit "surpris" qu'une sportive aussi célèbre ait été envoyée dans un tel "trou".
La République de Mordovie accueille une vingtaine de prisons. Selon Vitali, toutes les colonies de la région sont "rouges", selon la classification officieuse du milieu carcéral en Russie. C'est à dire sous le contrôle des matons, contrairement aux colonies dites "noires" qui sont sous la coupe de groupes mafieux.

Le village de Iavas a été fondé en 1921, quand commençait à se constituer l'archipel soviétique du Goulag. Il tourne toujours autour de l'économie carcérale : la plupart de ses habitants travaillent dans l'administration pénitentiaire, ou y ont travaillé.

(RE)voir : Prisons en Russie : une impitoyable répression
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Au marché local, en ce samedi de novembre, la très grande majorité des habitants disent ne pas avoir entendu parler de l'affaire Griner ou refusent de parler à la presse. Soudain une femme s'arrête alors qu'elle va faire ses courses.

"La loi est la même pour tous, pour les gros bonnets et pour les gens ordinaires", réagit Svetlana, une femme d'une cinquantaine d'années aux cheveux teints en roux et qui refuse de décliner son nom de famille. "S'ils l'ont envoyée en prison, c'est qu'elle le méritait. Si elle a une bonne conduite, elle aura une libération anticipée et sortira avec la conscience tranquille".

Reste à savoir à quel traitement aura droit la sportive américaine.

(RE)voir : Russie : un lanceur d'alerte dénonce des viols et tortures commis en prison
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Olga Romanova, directrice du Fonds Rous' Sidiachtchaïa, une ONG spécialisée dans la défense des détenus russes, explique que la colonie de Brittney Griner est une prison "normale" selon les critères du pays : des cas de tabassages de détenues y ont déjà été signalés, ainsi que des conditions de travail "proches de l'esclavage". "Mais il y a des prisons bien pires", souligne Olga Romanova, qui vit en exil en Allemagne.

Elle explique que dans les prisons pour femmes en Russie, à la différence des prisons pour hommes, "il n'y pas de castes et de hiérarchie" entre détenus. Par conséquent, les femmes sont davantage livrées à elles-mêmes, selon Olga Romanova.
Mais le fait que l'Américaine soit au coeur de pourparlers pour un possible échange change la donne. Tant que des négociations seront en cours, l'administration "prendra soin d'elle", note Olga Romanova. "Mais si les négociations s'arrêtent, elle sera en danger".

Trois facteurs renforcent, selon Mme Romanova, les risques de violences en prison contre Griner : "Elle est lesbienne, Américaine et noire".

Cela fait d'elle une cible pour les brimades dans les prisons russes, marquées par une homophobie de façade extrêmement violente, le racisme, et où les États-Unis sont vus comme "l'ennemi pur", estime Olga Romanova. "C'est bien qu'elle ne parle pas russe, elle ne comprendra pas ce qu'on lui dit", note l'experte. "Dans ce cas, je pense que cela résoudra des problèmes".

14h05 TU. L'Ukraine va vérifier l'authenticité de vidéos sur des exécutions présumées de soldats russes.

L'armée ukrainienne déclare qu'elle vérifiait l'authenticité de vidéos, qui selon Moscou prouvent que Kiev a exécuté plusieurs soldats russes qui s'étaient rendus.
"Avant de lancer une enquête, il faut qu'il y ait une base pour cela. Nous sommes en train d'établir si ces vidéos sont des fake", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, Bogdan Senyk.

Il a ajouté que ces vidéos avaient été "confiées à des spécialistes", notant que la publication de fausses vidéos s'était "intensifiée récemment".
La Russie a accusé le 18 novembre l'Ukraine d'avoir exécuté "brutalement" plus de dix de ses militaires qui avaient déposé les armes, dénonçant un "crime de guerre".

"Personne ne pourra présenter le meurtre délibéré et méthodique de plus de dix soldats russes qui étaient immobilisés (...), avec des tirs directs dans la tête, comme une 'exception tragique' ", a déclaré le ministère russe de la Défense.

Sur la première vidéo, prise avec un téléphone portable, on voit un groupe d'hommes en treillis militaire sortir les uns après les autres les mains en l'air d'un bâtiment dans la cour d'une maison et s'allonger face contre terre, sous l'injonction de soldats portant un brassard jaune et qui les tiennent en joue. Au moment où surgit sur la gauche une dernière silhouette sombre, la vidéo s'interrompt brutalement en même temps qu'une rafale retentit.

La deuxième vidéo, prise depuis une hauteur, possiblement avec un drone, montre une douzaine de corps gisant au milieu de flaques de sang.
L'un des corps semble avoir été touché à la tête.

Le ministère russe de la Défense n'a pas précisé quand ces images ont été prises.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole de l'ONU a déclaré : "Nous avons connaissance de ces vidéos et les examinons". Il a souligné que le cas échéant les coupables devaient répondre de leurs actes.

Le Comité d'enquête russe a indiqué avoir ouvert une enquête pour "l'exécution de soldats russes capturés".

Les affirmations de Moscou interviennent après que l'ONU a publié cette semaine un rapport indiquant que des prisonniers de guerre des deux côtés avaient été soumis à la torture et à des mauvais traitements.
 

13h37 TU. Le nouveau Premier ministre britannique Sunak en visite surprise à Kiev

Le nouveau Premier ministre britannique Rishi Sunak est arrivé à Kiev, sa première visite depuis sa nomination à ce poste, indique le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
"Depuis les premiers jours de la guerre, l'Ukraine et le Royaume-Uni sont les alliés les plus puissants", a écrit Volodymyr Zelensky sur Telegram en publiant une vidéo de sa rencontre avec Rishi Sunak à Kiev.
 

Il a assuré le président ukrainien Volodymyr Zelensky de son soutien "jusqu'à ce que l'Ukraine gagne" pendant qu'un premier train reliait la capitale à Kherson.

"Nous resterons à vos côtés jusqu'à ce que l'Ukraine ait gagné la paix et la sécurité dont elle a besoin et qu'elle mérite", a déclaré à Kiev aux côtés du président ukrainien Rishi Sunak, venu en visite surprise pour la première fois depuis sa prise de fonction fin octobre.
Volodymry Zelensky s'est félicité de cette "visite significative et utile pour les deux pays". "Avec des amis comme vous à nos côtés, nous avons confiance dans notre victoire", a-t-il ensuite tweeté.
 

Rishi Sunak a annoncé une nouvelle aide militaire d'un montant de 50 millions de livres (57,4 millions d'euros) et une aide humanitaire de 16 millions de livres (18,3 millions d'euros).

L'aide militaire comporte "125 canons anti-aériens et de la technologie pour contrer les drones meurtriers fournis par l'Iran (à Moscou, ndlr), y compris des dizaines de radars et de l'équipement électronique anti-drones", selon un communiqué de Downing Street.

13H13 TU. Les premier train en provenance de Kiev arrive en gare de Kherson.
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Le premier train arrivant à Kherson depuis Kiev ce 19 novembre 2022.
© KHERSON REGIONAL MILITARY ADMINISTRATION via AP video

Des larmes, des sourires et des tirs d'artillerie sporadiques entourent le retour d'habitants dans le premier train arrivant à Kherson depuis huit mois, où des familles séparées par la guerre et l'occupation russe se sont retrouvées samedi dans cette ville du sud de l'Ukraine.

Les autorités ukrainiennes ont annoncé vendredi la réouverture de la ligne de train entre la capitale Kiev et Kherson, une semaine jour pour jour après le retrait de l'armée russe de la ville.

"J'ai promis que je reviendrais. C'est arrivé, alors j'ai tenu ma promesse", déclare Anastasia Shevlyuga, 30 ans, après être descendue du train et avoir retrouvé sa mère.
Pour d'autres personnes, ce moment est plus difficile.
 
Embrassades à l'arrivée du train en provenance de Kiev à Kherson ce 19 novembre 2022.
Embrassades à l'arrivée du train en provenance de Kiev à Kherson ce 19 novembre 2022.
© AP Photo/Sam Mednick

Svytlana Dosenko refoule ses larmes pendant quelques instants en attendant de revoir son fils unique qu'elle a vu pour la dernière fois avant le début de la guerre avec la Russie, en février.

L'attente a été très éprouvante. "Je n'ai plus que lui", s'écrie-t-elle.
Les huit derniers mois qu'elle vient de vivre ont été marqués par le chagrin, l'humiliation et la peur depuis l'occupation par les Russes de vastes territoires sur la côte ukrainienne de la mer Noire, dont Kherson.

Deux jours après le début de la guerre, le 24 février, le mari de Svytlana est décédé de Covid après que l'électricité a été coupée à l'hôpital où il était placé sous respirateur.
Dans les mois qui ont suivi, elle a vécu sous l'occupation des forces russes, qui se livraient à des fouilles fréquentes des appartements et qui ont mis en place des points de contrôle dans toute la ville. "C'était très difficile. Ma maison a été fouillée par des soldats russes" qui recherchaient des "armes", dit-elle.

Svytlana prévoit de prendre le train samedi soir pour rentrer à Kiev avec son fils.
"Je veux, dit-elle, juste le voir et lui dire que je l'aime".


12h12 TU. Lavrov déclaré persona non grata en Pologne: une décision "provocatrice" (diplomatie russe)


La Russie dénonce une décision "provocatrice" de Varsovie, après le refus de la Pologne d'autoriser l'entrée sur son territoire au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour une réunion des chefs de la diplomatie de l'OSCE.

"La décision de la Pologne (...) est provocatrice et sans précédent", a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué. "Non seulement Varsovie s'est discréditée de cette manière, mais elle a porté un préjudice irréparable à l'autorité de toute l'Organisation" pour la sécurité et la coopération en Europe, estime le communiqué.

La Pologne, qui organise début décembre la réunion ministérielle de l'OSCE, a annoncé vendredi avoir refusé l'entrée sur son territoire à Sergueï Lavrov.
"Nous attendons de la Fédération de Russie qu'elle choisisse les membres de sa délégation conformément à la réglementation en vigueur", a expliqué à l'AFP une source au sein de cette présidence annuelle tournante, assurée actuellement par Varsovie.

Selon elle, la délégation russe ne doit pas "inclure les personnes sanctionnées par l'Union européenne (UE)" à la suite de l'offensive russe en Ukraine déclenchée le 24 février, y compris Sergueï Lavrov.
 


"Nous sommes convaincus que tous les hommes politiques raisonnables partagent le point de vue de la partie russe que de telles actions sont inacceptables", a réagi la diplomatie russe. "Ces décisions destructrices des Polonais (...) poussent l'OSCE vers l'abîme", a-t-elle affirmé, en accusant l'Organisation de se transformer en un "terrain" pour des "exercices antirusses".

La réunion des 57 ministres des Affaires étrangères de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe aura lieu les 1er et le 2 décembre à Lodz, ville du centre de la Pologne. La délégation russe y sera menée par l'ambassadeur russe auprès de l'OSCE Alexandre Loukachevitch, selon Moscou.

11h44 TU. L'Espagne renvoie des générateurs électriques en Ukraine.

Le gouvernement espagnol a annoncé  l'envoi de 14 nouveaux générateurs électriques en Ukraine, où les attaques russes contre les infrastructures énergétiques laissent de nombreux Ukrainiens sans électricité et sans eau chaude pour passer l'hiver.

"(Vendredi) nous avons envoyé un nouveau paquet de 14 générateurs face à l'hiver qui s'avère très rude et très difficile en Ukraine", a annoncé le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, en marge de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN à Madrid.
 

Le gouvernement ukrainien avait demandé le 18 novembre "un soutien supplémentaire" de l'UE, estimant que près de la moitié des infrastructures énergétiques ont été mis hors d'état de fonctionner par les frappes russes massives qui les ont visées depuis début octobre, alors que les premières neiges sont tombées jeudi sur le pays.

Madrid avait déjà annoncé le 19 octobre l'envoi de cinq générateurs électriques en Ukraine.

L'Espagne enverra aussi 30 ambulances supplémentaires ainsi que des renforts policiers pour aider les autorités ukrainiennes à enquêter sur des possibles crimes de guerre sur son territoire, a ajouté M. Albares.

11h00 TU. Emmanuel Macron espère mobiliser des soutiens à Kiev lors du sommet de la Francophonie.

Le président français, Emmanuel Macron, compte profiter du sommet de la Francophonie, en Tunisie, pour évoquer en coulisses la question ukrainienne et tenter d'engranger des soutiens.

Selon son entourage, plusieurs leaders de la communauté francophone souhaitent, samedi, lors d'une session à huis clos consacrée à l'avenir de la francophonie, "parler de la guerre en Ukraine."
 
Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l'OIF, le président de la République française Emmanuel Macron et le président de la Tunisie Kais Saieb à la cérémonie d'ouverture du Sommet de la Francophonie à Djerba ce 19 novembre 2022.
Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l'OIF, le président de la République française Emmanuel Macron et le président de la Tunisie Kais Saieb à la cérémonie d'ouverture du Sommet de la Francophonie à Djerba ce 19 novembre 2022.
© AP Photo/Hassene Dridi

Sur ce dossier, un fossé s'est creusé au sein de l'espace francophone, de nombreux pays d'Afrique regrettant un manque de solidarité internationale avec le continent, face à des Occidentaux très mobilisés en revanche pour venir en aide à l'Ukraine.

Kais Saied, le président de la Tunisie qui accueille ce sommet 16 mois après s'être emparé des pleins pouvoirs en juillet 2021, a émis le souhait de voir la réunion apporter des "résultats tangibles et effectifs" face "aux bouleversements que connaît le monde""C'est à nous de rêver d'un monde meilleur pour l'humanité toute entière, pour un développement universel fondé sur la justice et la liberté", a-t-il ajouté.

Faisant allusion aux fractures grandissantes entre pays pauvres, notamment africains, et Etats développés siégeant au sein de l'OIF, il a affirmé que "l'être humain est un être humain partout où il est dans le monde et ne se réduit jamais à un simple chiffre". Il a cité un monstre sacré de la littérature française, Victor Hugo, pour mieux faire passer son message devant un auditoire francophone. "Zéro, disait Hugo, n'existe pas, tout est quelque chose, rien n'est rien".

10h44 TU. Madrid envoie de nouveaux générateurs à l'Ukraine.
 

Le gouvernement espagnol a annoncé l'envoi de quatorze nouveaux générateurs électriques en Ukraine.

"(Vendredi) nous avons envoyé un nouveau paquet de 14 générateurs face à l'hiver qui s'avère très rude et très difficile en Ukraine", a annoncé le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, en marge de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN à Madrid.

L'Espagne enverra par ailleurs 30 ambulances supplémentaires ainsi que des renforts policiers pour aider les autorités ukrainiennes à enquêter sur des possibles crimes de guerre sur son territoire.

08h27 TU. Plus d'une centaine d'Ukrainiens disparus dans une campagne "préméditée".
 

Plus d'une centaine d'Ukrainiens ont été détenus puis ont disparu à Kherson, lors de l'occupation russe. Une méthode qui apparaît comme une campagne "préméditée", selon une étude de l'université américaine Yale, le Conflict Observatory, publiée vendredi.

Ce groupe de recherche du département de santé publique de l'université Yale a recensé 226 détentions extrajudiciaires et disparitions forcées à Kherson.

La moitié des personnes emprisonnées "ne semblent pas avoir été libérées", selon le rapport.

Un quart des 226 personnes concernées auraient fait l'objet de tortures et quatre sont mortes en détention ou peu après.

La majorité de ces actes ont été perpétrés par l'armée russe et les services de sécurité russe (FSB), selon l'étude.

Les détenus et les disparus étaient principalement des hommes en âge de servir dans l'armée, notamment des fonctionnaires, de figures de la société civile, des professeurs, des policiers et des journalistes, d'après cette source.

"Ces résultats donnent du crédit à une série d'allégations alarmantes sur le traitement des détenus, notamment des morts en détentions, l'usage généralisé de la torture et de traitements cruels, inhumains et dégradants, le pillage des personnes emprisonnées et des violences sexuelles et genrées", affirme l'étude.

Selon certaines sources consultées pour cette étude, les Russes sont arrivés avec des listes de noms et des numéros de plaques d'immatriculation, ciblant les personnes qui pourraient résister à leur occupation.

Les Tartars de Crimée ont notamment été pris pour cible, beaucoup étant accusés par les Russes d'appartenir à des groupes tartars "terroristes", d'après le rapport.

"Cette étude montre que les forces russes doivent être tenues pour responsables des crimes qu'elles sont accusées d'avoir commis à Kherson", affirment les universitaires.

07h23 TU. De l'électricité à la gare de Kherson.

Alors que la ligne ferroviaire entre la capitale, Kiev, et la ville récemment libérée de Kherson, a été rouverte vendredi, le PDG des chemins de fer ukrainiens, Alexander Kamyshin, a publié une photo de la gare de la ville, indiquant qu'elle était "le premier bâtiment de la ville avec de l'électricité."
07h17 TU. La Russie préparerait de nouvelles mobilisations selon l'ISW.

Dans sa dernière note, l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), avance que la Russie se prépare à de nouvelles vagues de mobilisation "secrètes."

"Le 18 novembre, les chaînes Telegram russes ont activement discuté des indices selon lesquels le Kremlin se préparerait à une deuxième vague de mobilisation et ont fait circuler l'image d'un projet de convocation reçu par un citoyen de Saint-Pétersbourg qui aurait reçu l'ordre de se présenter à la mobilisation en janvier 2023, malgré l'annonce par le président russe Vladimir Poutine de la fin officielle de la mobilisation partielle le 31 octobre", précise le rapport.
06h30 TU. Londres accuse Téhéran de "répandre le sang" en Ukraine.


Lors d'une conférence annuelle sur la sécurité à Bahreïn.Le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, accuse l'Iran de "répandre le sang" du Moyen-Orient à l'Ukraine. Il promet de collaborer avec ses partenaires pour "contrer la menace iranienne", après la fourniture de drones par Téhéran à la Russie.

"Alors que leur peuple manifeste contre des décennies d'oppression, les dirigeants iraniens répandent le sang et la destruction dans toute la région, et jusqu'à Kiev, a déclaré James Cleverly, en référence à la répression des manifestations anti-régime dans la République islamique. Les armes iraniennes menacent l'ensemble de la région. Aujourd'hui, le programme nucléaire iranien est plus avancé que jamais, et le régime vend à la Russie des drones armés qui tuent des civils en Ukraine." "La Grande-Bretagne est déterminée à travailler aux côtés de ses amis pour contrer la menace iranienne", a encore assuré le responsable.

Vendredi, lors de cette même conférence, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé la possibilité de nouvelles sanctions contre l'Iran. Elle a dénoncé une "prolifération" d'armes qui constitue "un risque pour la sécurité".

06h03 TU. Le système énergétique ukrainien à 50 % "hors d'état de fonctionner".

"Près de la moitié de notre système énergétique a été mis hors d'état de fonctionner", a fait savoir, vendredi, le premier ministre ukrainien Denys Chmygal lors d'une conférence de presse. Il demande un "un soutien supplémentaire" de l'Union européenne pour passer l'hiver.

(Re)voir : Ukraine : comment Kiev s'adapte aux coupures de courant ?
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De nombreux Ukrainiens doivent affronter le début de l'hiver avec peu ou pas d'électricité et sans eau chaude. Les premières neiges sont tombées jeudi sur le pays, après plus d'un mois et demi de bombardements sur le réseau énergétique.
05h55 TU.

La photo a été partagée massivement par les Ukrainiens sur les réseaux sociaux. L'oeuvre du photo-journaliste, Eddy van Wessel, elle immortalise un couple de personnes âgées se réconfortant dans un hôpital, après que leur maison a été détruite par une frappe russe à Bakhmut (oblast de Donestk). 
05h43 TU. Kiev et dix-sept régions d'Ukraine en proie aux difficultés d'approvisionnement en électricité, selon Zelensky. 

Dans sa déclaration quotidienne, vendredi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a rappelé que les ingénieurs travaillaient d'arrache-pied pour restaurer au maximum le courant dans le pays. "Si bien qu'aujourd'hui, il y a déjà beaucoup moins d'arrêts d'urgence [...] Les arrêts d'urgence ont été utilisés dans une plus large mesure dans la région d'Odessa et à Kiev", a-t-il précisé.
Il a ajouté que l'approvisionnement énergétique demeure difficile " dans dix-sept régions au total et dans la capitale. La situation est très difficile dans la région d'Odessa, ainsi que dans les régions de Vinnytsia et de Ternopil [...] Nous savons que c'est très difficile pour les gens, car les occupants ont tout détruit avant de fuir. Mais nous allons tout connecter, tout restaurer."
A noter que "des "points d'invincibilité" spéciaux (ndrl : des lieux où les Ukrainiens peuvent recharger leur matériel électronique) ont été ouverts à Kherson aujourd'hui. Les deux premiers points. Il y en aura d'autres."
04h35 TU. "La plupart" des dirigeants de l'Apec condamne l'invasion russe.
 

Dans le communiqué final du sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (Apec), les dirigeants indiquent que "la plupart" d'entre eux condamnent la guerre menée par la Russie en Ukraine. Les dirigeants de la région Asie-Pacifique ont ainsi ajouté leur voix à la pression internationale exercée sur Moscou. 

"La plupart des membres ont fermement condamné la guerre en Ukraine et ont souligné qu'elle causait d'immenses souffrances humaines et exacerbait les fragilités existantes dans l'économie mondiale", ont écrit les 21 dirigeants du forum, dont la Russie et la Chine.

(Re)voir : Sommet Asie-Pacifique : réunion perturbée par un énième tir de missile nord-coréen

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00h30 TU. Moscou accuse des soldats ukrainiens de "crime de guerre".

La Russie accuse des militaires ukrainiens d'avoir exécuté "brutalement" une dizaine de soldats russes qu'ils avaient capturés. Elle dénonce un "crime de guerre".
 

Cette accusation intervient après la publication sur les réseaux sociaux russes de deux vidéos d'une trentaine de secondes chacune, présentées par ces sources russes comme prouvant l'exécution des militaires capturés. Elle tombe aussi au lendemain d'accusations ukrainiennes sur des tortures commises à grande échelle par les forces russes à Kherson, ville récemment libérée.

Kiev n'avait en fin de journée pas réagi à ces accusations, sur lesquelles les Nations unies ont indiqué se pencher. 

(Re)voir : Ukraine : comment identifier et juger les coupables de crimes de guerre ?

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