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DIRECT Ukraine - les civils évacuent Sloviansk, l'avancée russe dans le Donbass continue

Pavel Govoryhov, 84 ans, et Tatiana Koneva, 75 ans, habitants du district de Saltivka, sont assis sur un banc devant leur immeuble à Kharkiv, en Ukraine, le mardi 5 juillet 2022. <br />
AP Photo/Evgeniy Maloletka
Pavel Govoryhov, 84 ans, et Tatiana Koneva, 75 ans, habitants du district de Saltivka, sont assis sur un banc devant leur immeuble à Kharkiv, en Ukraine, le mardi 5 juillet 2022. 
AP Photo/Evgeniy Maloletka

La ville de Sloviansk comptait 100.000 habitants avant la guerre, elle devient l'un des nouveaux points clés des combats et subit depuis plusieurs jours des bombardements, selon le gouverneur de la région de Donetsk. Avec la chute dimanche de Lyssytchansk, les forces russes contrôlent la quasi totalité de la région de Lougansk et cherchent désormais à faire de même dans celle de Donetsk pour occuper ainsi l'entièreté du Donbass. 

Ce qu'il faut retenir de ce mercredi 6 juillet, 133ème jour de guerre

- L'armée russe poursuit son offensive vers Sloviansk et Kramatorsk pilonnées depuis dimanche.
- Les civils évacuent Sloviansk, il reste 23 000 habitants dans cette ville qui en comptait environ 100 000 avant le conflit.
- Le Premier ministre irlandais Micheal Martin rencontrait le président Zelensky. Il s'est rendu à Borodyanka et Boutcha.
- Le chef du Programme des Nations unies pour le développement s'inquiète de l'utilisation des milliars de dollars promis par les nations alliées réunies à Lugano. Achim Steiner alerte sur la corruption de l'État ukrainen.
- Il n'y a toujours pas de bilan chiffré global des victimes civiles du conflit. Pour la seule ville de Marioupol (Sud-Est), tombée en mai au terme d'un terrible siège, les autorités ukrainiennes évoquent quelque 20.000 morts.

17h48 TU. La Lituanie va envoyer à l'Ukraine un drone de combat

La Lituanie a exposé un drone de combat turc qu'elle s'apprête à envoyer à l'Ukraine pour l'aider à combattre la Russie après une collecte de 5,9 millions d'euros pour son achat et une mobilisation populaire.

"Cette arme sera envoyée à l'Ukraine immédiatement après avoir été présentée au public", a déclaré le ministre de la Défense lituanien Arvydas Anusauskas lors d'une conférence de presse à la base aérienne de Siauliai (Nord).
 


Les Lituaniens ont collecté 5,9 millions d'euros en trois jours et demi lors d'une quête publique destinée à acheter ce drone militaire turc TB2 pour l'Ukraine, avant que le constructeur Bayraktar n'annonce qu'il l'offrait.

Une partie des fonds a alors été destinée à armer le drone, tandis que le reste a été consacré au financement d'une aide humanitaire pour l'Ukraine.

"Nous avons montré au monde ce que peut faire un petit pays", a déclaré Andrius Tapinas, fondateur de la chaîne locale de télévision en ligne Laisves TV, à l'origine de l'initiative.


17h25 TU. Le Premier ministre d'Irlande Micheal Martin a rencontré le président Zelensky


Le Taoiseach Micheal Martin a visité Borodyanka. Il s'est aussi rendu à Boutcha où il a visité les fosses communes laissées par les Russes.

14h25 TU. Des chars russes mis hor service par l'armée ukrainienne exposés sur la place du château de Varsovie

Deux tanks, cabossés et calcinés, flanqués d'écriteaux. On aurait pu penser à des pièces de musée s'il n'y avait eu des traces d'herbe et de boue sur leurs chenilles.

Ces deux blindés russes, un T-72 et un obusier 2S-19, ont été mis hors de combat par l'armée ukrainienne, respectivement près de Kiev et de Kharkiv, peu de temps après le début de l'invasion russe en février. 

L'exposition, la première de ces prises de guerre, est baptisée "Pour votre liberté et pour la nôtre". Pour notre liberté et la vôtre est l'une des devises officieuses de la Pologne. Ces mots sont communément associés à l'époque où les soldats polonais, exilés de la Pologne partitionnée, combattaient dans divers mouvements d'indépendance du monde entier.

Aujourd'hui, on les utilise afin de souligner qu'en se défendant, les Ukrainiens défendent aussi la liberté et la démocratie dans d'autres pays de la région.

13h29 TU. TotalEnergies annonce renoncer à sa participation dans un champ pétrolier russe

Le groupe énergétique français TotalEnergies annonce avoir cédé sa participation de 20% dans le gisement de Khariaga, dans l'Arctique russe, à la société russe Zaroubejneft, qui avait déjà hérité du rôle d'opérateur du site depuis 2016.

"En ligne avec nos principes d'actions énoncés le 22 mars dernier concernant notre désengagement du pétrole russe (...), TotalEnergies a convenu du transfert à Zaroubejneft des 20% d'intérêts résiduels que la Compagnie détenait", a indiqué le groupe français dans un communiqué, précisant que "cette transaction est soumise à l'accord des autorités russes".

L'ancien Premier ministre français François Fillon fait partie du conseil d'administration de la société russe Zaroubjneft et se trouvait en Russie en février dernier.


12h11. TU. L'Ukraine doit lutter activement contre la la corruption, estime le chef du PNUD

L'Ukraine doit, dans son propre intérêt, s'atteler à combattre activement la corruption en perspective d'un afflux massif d'aides pour la reconstruction, estime le chef du Programme des Nations unies pour le développement.
Lutter contre la corruption, endémique dans le pays même avant la guerre, "empêche le vol de son propre peuple", a déclaré à l'AFP Achim Steiner, en marge de la conférence de Lugano.
Cette dernière a permis aux dirigeants ukrainiens et leurs alliés de dessiner, lundi et mardi, les contours d'une future reconstruction du pays ravagé par l'armée russe.
"La corruption en fin de compte est un vol, du développement national, du Trésor et, en fin de compte, des gens du pays", insiste Achim Steiner.

L'Ukraine doit, dans son propre intérêt, s'atteler à combattre activement la corruption en perspective d'un afflux massif d'aides pour la reconstruction, estime le chef du Programme des Nations unies pour le développement.

Lutter contre la corruption, endémique dans le pays même avant la guerre, "empêche le vol de son propre peuple", a déclaré à l'AFP Achim Steiner, en marge de la conférence de Lugano.

Cette dernière a permis aux dirigeants ukrainiens et leurs alliés de dessiner, les 4 et 5 juillet, les contours d'une future reconstruction du pays ravagé par l'armée russe.
"La corruption en fin de compte est un vol, du développement national, du Trésor et, en fin de compte, des gens du pays", insiste Achim Steiner.

Dans son rapport 2021 sur la corruption, l'ONG Transparency International classait ce pays 122e sur 180 -et la Russie 136e-.
"Nous allons prendre très au sérieux la reconstruction de l'Ukraine, la réforme de l'Ukraine", a de son côté affirmé le conseiller du président Zelensky Alexander Rodnyansky à l'AFP.

11h43 TU. La Lettonie re-instaure le service militaire obligatoire

Le ministre letton de la Défense Artis Pabriks a annoncé le 5 juillet la restauration du service militaire obligatoire dans un contexte de tensions croissantes avec la Russie voisine et de guerre en Ukraine.

Artis Pabriks, lors d'un sommet des ministres de la Défense à Belvoir Castle, à Grantham, Royaume-Uni, le 22 février 2022.
Artis Pabriks, lors d'un sommet des ministres de la Défense à Belvoir Castle, à Grantham, Royaume-Uni, le 22 février 2022.
© AP

"Le système militaire actuel de la Lettonie a atteint ses limites. En même temps, nous n'avons aucune raison de penser que la Russie va changer de comportement", a expliqué Artis Pabriks à la presse.

La Lettonie avait abandonné le service obligatoire après avoir rejoint l'Otan. Depuis 2007, l'armée de ce pays balte membre de l'Union européenne est constituée de militaires de carrière et de volontaires de la Garde nationale qui servent dans l'infanterie à temps partiel le weekend.

Le pays de moins de deux millions d'habitants, frontalier du Bélarus et de la Russie, ne compte actuellement que 7.500 soldats en service actif et membres de la Garde nationale, soutenus par 1.500 soldats de l'Otan.

Le service militaire obligatoire, qui ne concernera que les hommes, sera rétabli en 2023.

11h30 TU. Poursuite de l'évacuation de Sloviansk face aux avancées russes

Les civils continuaient aujourd'hui d'évacuer la ville bombardée de Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine, le prochain objectif des forces russes dans leur plan de conquête totale du bassin du Donbass.

"L'évacuation est en cours. Nous sortons des gens de la ville chaque jour", a déclaré son maire Vadim Liakh dans une vidéo diffusée sur YouTube.

"Il reste en ce moment 23.000 habitants" à Sloviansk qui en comptait environ 110.000 avant le conflit selon les autorités, a-t-il ajouté. Et "17 sont morts et 67 ont été blessés" depuis le début des hostilités.

(Re)voir : Le marché de Sloviansk bombardé

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10h30 TU. L'Ukraine "prend au sérieux" les réformes attendues (conseiller Zelensky)

Présente en force à la Conférence de Lugano, l'Ukraine a affiché son engagement à des réformes profondes, ainsi qu'à transformer et reconstruire le pays ravagé par la guerre, a déclaré un haut responsable ukrainien dans une interview à l'AFP.

Une importante délégation ukrainienne menée par le Premier ministre Denis Chmygal s'est rendue dans cette bourgade du sud de la Suisse pour poser les bases de la reconstruction du pays.

Plus de 100 personnes étaient du voyage, dont cinq autres ministres et le président du parlement ukrainien.

"Nous allons prendre très au sérieux la reconstruction de l'Ukraine, la réforme de l'Ukraine", a déclaré le conseiller de Zelensky Alexander Rodnyansky à l'AFP en marge de la conférence. "C'est le message principal."

"Nous voulons montrer au monde que nous avons une feuille de route, un plan qui est faisable et qui pourra être exécuté et mis en oeuvre à un moment donné", poursuit M. Rodnyansky, 36 ans, professeur associé d'économie à l'Université de Cambridge. "Nous voulons nous assurer d'avoir tout le soutien possible pour cela."

10h55 TU. Moscou reconnaît un contrôle des autorités turque sur un de ses navires en Turquie

La diplomatie russe a reconnu aujourd'hui que des contrôles turcs étaient en cours sur un cargo battant pavillon russe et qui serait chargé, selon Kiev, de blé ukrainien volé.
"Le navire (Zhibek Zholy) est actuellement dans la rade du port de Karasu [en Mer noire]. Des procédures standards sont en cours, y compris un contrôle sanitaire", a indiqué un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexeï Zaïtsev.

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"À l'issue de celles-ci, les autorités turques autoriseront ou refuseront l'entrée dans le port, il n'est pas question de retenir ou d'arrêter le cargo", a-t-il ajouté lors d'un point presse.

L'Ukraine, qui accuse la Russie de voler ses récoltes de blé, affirme que le Zhibek Zholy, est un cargo parti jeudi 30 mai du port ukrainien de Berdiansk, sous occupation russe, chargé de 7.000 tonnes de céréales obtenues illégalement. le lendemain, l'ambassade d'Ukraine à Ankara a demandé à la Turquie d'arrêter le navire russe.

Une source diplomatique turque a affirmé le 5 juillet à l'AFP qu'une "inspection" était en cours à son bord.
Malgré la pression ukrainienne, la Turquie, membre de l'Otan, reste muette sur ses intentions. 

La Turquie est considérée comme une alliée de l'Ukraine à laquelle elle fournit des drones de combat, mais elle veille à garder une position neutre envers la Russie, dont elle dépend pour ses approvisionnements en gaz notamment.

08h53 TU. L'ex-président russe Medvedev évoque le recours à l'arme nucléaire​

L'ex-président russe Dmitri Medvedev évoque le recours à l'arme nucléaire en excluant par avance l'éventualité de sanctions prises contre Moscou par la justice internationale, à l'heure ou la Cour pénale internationale (CPI) enquête sur des crimes de guerre présumés commis en Ukraine

"L'idée même de châtier un pays qui a le plus grand arsenal nucléaire au monde est absurde en soi. Et cela crée potentiellement une menace pour l'existence de l'humanité", a écrit sur son compte Telegram l'actuel vice-président du puissant Conseil de sécurité russe.

Il s'en est ensuite pris aux États-Unis, accusés de vouloir traduire la Russie devant des juridictions internationales, alors que Washington n'avait jamais été puni pour ses guerres menées à travers le monde et qui, selon lui, ont fait 20 millions de morts.

M. Medvedev a été président de 2008 à 2012, lorsque Vladimir Poutine a brièvement quitté le Kremlin, en raison de la limite de mandats présidentiels, pour diriger le gouvernement. 

L'ancien président russe et l'actuel vice-président du Conseil de sécurité russe et le chef du parti Russie unie, Dmitri Medvedev,  le jeudi 26 mai 2022. <br />
Yekaterina Shtukina, AP
L'ancien président russe et l'actuel vice-président du Conseil de sécurité russe et le chef du parti Russie unie, Dmitri Medvedev,  le jeudi 26 mai 2022. 
Yekaterina Shtukina, AP


06h56 TU. Publication d'un entretien Macron-Poutine: Moscou critique une violation de l'"étiquette diplomatique"

Le chef de la diplomatie russe s'est offusqué de la publication par la chaîne de télévision France 2 d'un entretien entre les présidents français et russe, quatre jours avant que Moscou lance son assaut contre l'Ukraine.

"L'étiquette diplomatique ne prévoit pas de fuites unilatérales de (tels) enregistrements", a relevé le ministre Sergueï Lavrov, au cours d'un déplacement au Vietnam.

(Re)lire : Diffusion d'un entretien entre Macron et Poutine : Moscou critique une violation de l'"étiquette diplomatique"



05h53 TU. La libération de Brittney Griner, prisonnière en Russie, est une "priorité" pour Biden (porte-parole)

Libérer Brittney Griner, emprisonnée en Russie depuis février, est une "priorité" pour Joe Biden, a assuré mardi sa porte-parole, indiquant, de manière assez laconique, que le président avait lu la lettre poignante adressée par la star américaine de basketball féminin.

"Le président a lu la lettre", a dit Karine Jean-Pierre dans le 5 juillet lors de son point presse quotidien, sans s'étendre sur la réaction de Joe Biden à cette missive aux accents douloureux. "Ce sujet est une priorité pour le président" et il "fait tout ce qu'il peut", a encore dit la porte-parole de la Maison Blanche.

Arrêtée à l'aéroport de Moscou en février, Brittney Griner est apparue vendredi dans un tribunal près de Moscou pour son procès, finalement ajourné à jeudi 7 juillet.
L'affaire est politiquement explosive, au moment où les relations sont au plus mal entre les États-Unis et la Russie.

"Assise ici dans une prison russe, seule avec mes pensées et sans la protection de ma femme, de ma famille, de mes amis, de mon maillot olympique ou de tout ce que j'ai accompli, je suis terrifiée à l'idée d'être ici pour toujours", a écrit la double championne olympique de basket. "Je sais très bien que vous devez faire face à beaucoup de choses, mais s'il vous plaît, ne nous oubliez pas, moi et les autres détenus américains", implore-la joueuse des Phoenix Mercury dans cette lettre déposée symboliquement à la Maison Blanche lundi, le jour de la Fête de l'indépendance des Etats-Unis.

Son cas est très débattu sur les réseaux sociaux. Mais comme l'explique la professeure de philosophie Kimberly St. Julian-Varnon, on ne peut comparer sa situation avec celle de Paul Whelan (un ancien officier de police arrêté en Russie et accusé d'espionnage en décembre 2018). Elle rend compte de la complexité de cette affaire.
 



05h16 TU. La Serbie, un terrain fertile pour le prosélytisme du Kremlin

Sous la férule du président serbe Aleksandar Vucic, le contrôle du pouvoir sur les médias serbes s'est considérablement accru ces dernières années. Les rares voix indépendantes font l'objet de pressions intenses. 

Dans les semaines avant la guerre, Informer, le premier tabloïd serbe, a chanté à longueur d'articles les louanges du président russe Vladimir Poutine. "L'Ukraine a attaqué la Russie", titrait le journal en une deux jours avant l'invasion.

"Les médias serbes de propagande gouvernementale ont créé un culte de la personnalité autour de Poutine qui dépasse même celui qu'ils ont créé pour Vucic", juge Dinko Gruhonjic, professeur de journalisme à l'Université de Novi Sad. "Il bénéficie quasiment d'un statut de droit divin".

D'après la dernière enquête d'opinion menée par l'ONG indépendante CRTA, les deux tiers des gens se sentent "plus proches" de la Russie et les trois quarts estiment que Moscou a été acculée à la guerre "à cause des visées expansionnistes de l'Otan".

Selon le même sondage, 40% de la population aimerait que la Serbie abandonne sa candidature à l'Union européenne et s'allie à la Russie.

(Re)lire : Géopolitique : sur qui la Russie peut (encore) compter ?
 

Le président russe Vladimir Poutine et son ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, le 4 juillet 2022. <br />
Mikhail Klimentyev, AP
Le président russe Vladimir Poutine et son ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, le 4 juillet 2022. 
Mikhail Klimentyev, AP


04h45 TU. Les stocks de munition, enjeu crucial de la guerre

 

La guerre en Ukraine offre depuis février le sombre spectacle d'un conflit de haute intensité dans lequel l'artillerie est décisive et dont l'issue pourrait se jouer aussi sur un élément de logistique essentiel: les stocks de munitions.

Particulièrement gourmandes en projectiles de toutes sortes, de la balle de fusil d'assaut à l'obus de 155 mm en passant par le missile de précision, les armées ukrainienne et russe se livrent à une guerre d'attrition des munitions, comme avec soldats et équipements.

Objectif: durer plus longtemps que l'ennemi.   

"C'est la question du moment", confirme un haut gradé européen qui a requis l'anonymat. "C'est une question de flux et de stocks (...). Ce qui caractérise un conflit de haute intensité, c'est la consommation extrêmement élevée de munitions de tous calibres".

Concernant les obus, par exemple, selon un rapport de l'institut britannique RUSI, "la Russie tire approximativement 20.000 obus de 152 mm par jour, à comparer à 6.000 pour l'Ukraine".

Mais les protagonistes ne disposent pas des mêmes moyens. La Russie s'appuie sur une production répartie sur son territoire, avec un réseau de communications maîtrisé.

L'Ukraine, elle, ne résiste que grâce aux stocks et aux usines des Occidentaux.

(Re)voir : Ukraine : la conférence de Lugano comme un plan Marshall ?
 

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03h05 TU.  La ville de Sloviansk sous bombardements massifs, les civils en cours d'évacuation 


Les forces russes continuaient de progresser mercredi dans le Donbass, où les habitants de Sloviansk, prochaine cible de Moscou, sont appelés à évacuer face aux intenses bombardements.

"Mon principal conseil: évacuez!", a lancé mardi soir le gouverneur de la région de Donestk Pavlo Kyrylenko à l'adresse des habitants de la ville de Sloviansk, ajoutant que "pendant la semaine, il n'y a pas eu un jour sans bombardement".

Il avait annoncé quelques heures plus tôt deux morts et sept blessés dans des frappes qui ont notamment visé le marché de la ville. 

Rouslan, un commerçant interrogé par l'AFP deux heures après le bombardement, peinait à retenir ses larmes alors qu'il regardait son magasin brûler. Il a dénoncé un "génocide" perpétré par les forces russes, assurant que de tels bombardements visaient à "faire peur aux gens, afin qu'ils fuient" la ville.
 

Des vêtements et des chaussures sont stockés pour être distribués aux Ukrainiens, au siège de l'aide humanitaire, à Kramatorsk, mardi 5 juillet 2022.<br />
AP Photo/Nariman El-Mofty
Des vêtements et des chaussures sont stockés pour être distribués aux Ukrainiens, au siège de l'aide humanitaire, à Kramatorsk, mardi 5 juillet 2022.
AP Photo/Nariman El-Mofty


03H00 TU. Accusations faites par les russes de tortures ukrainiennes et de potentielle utilisation de substances toxiques

L'Ukraine et la Russie, qui ont procédé à plusieurs échanges de prisonniers, s'accusent mutuellement de mauvais traitements et de tortures sur des prisonniers. 

Le ministère russe de la Défense a aussi accusé mardi soir des "nationalistes ukrainiens" dans la région de Donetsk de préparer "une provocation avec l'utilisation de substances toxiques": de grandes quantités de chlore amenées dans une station de filtration minée, selon le ministère.

Il a ajouté que l'armée ukrainienne utilisait des infrastructures chimiques pour y baser ses hommes et ses armes, créant "les conditions préalables à des accidents pouvant entraîner la mort de milliers de civils".