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DIRECT-Ukraine : les dirigeants prorusse réclament l'annexion à la Russie, Kiev veut des armes

Des Russes fuyent la mobilisation en passant par Verkhnii Lars, en Ossétie du nord, poste-frontière avec la Géorgie.
Des Russes fuyent la mobilisation en passant par Verkhnii Lars, en Ossétie du nord, poste-frontière avec la Géorgie.
© AP
Des Russes fuyent la mobilisation en passant par Verkhnii Lars, en Ossétie du nord, poste-frontière avec la Géorgie.
Leonid Pasechnik, chef de la République populaire autoproclamée de Louhansk, porte un toast, devant les journaliste, après un référendum à Louhansk, le mardi 27 septembre 2022. 

Les dirigeants prorusses de régions ukrainiennes occupées totalement ou partiellement par Moscou ont réclamé l'annexion à la Russie, au lendemain de votes qualifiés d'"illégaux" et de "manipulés" par Kiev et ses alliés occidentaux.
L'Ukraine a de son côté réclamé de nouvelles livraisons d'armes occidentales pour combattre la Russie. Pendant ce temps, les Russes fuient nombreux l'appel à la mobilisation formant de longues queues au poste de frontière vers la Géorgie.

19h04 TU. Russie: trois poètes incarcérés après la lecture d'un texte anti-guerre

Un tribunal russe a ordonné l'incarcération de trois jeunes poètes qui avaient participé à une lecture littéraire contre la mobilisation pour combattre en Ukraine.  L'un d'eux affirme avoir été violé par la police lors de son arrestation.

Selon l'ONG spécialisée OVD-Info, Artiom Kamardine, Egor Chtovba et Nikolaï Daïneko ont été placés en détention provisoire pour deux mois.
D'après cette source, ils sont suspectés dans une enquête ouverte pour "incitation à la haine avec menace d'usage de la violence". S'ils sont inculpés, ils risquent six ans de prison, alors que les autorités russes répriment actuellement toute critique du conflit en Ukraine.

Dimanche 25 septembre, les trois hommes ont participé à la lecture de vers devant la statue du poète Vladimir Maïakovski dans le centre de Moscou, un lieu où se rassemblaient déjà des intellectuels dissidents pendant la période soviétique.
Au début des lectures, un homme affirme qu'il s'agit d'une action "anti-mobilisation" militaire - ordonnée en Russie la semaine dernière -, selon une vidéo de l'événement publiée sur la chaîne Youtube d'opposition "Mos Piket".

"Vous vous souvenez comment on appelait il y a huit ans les terroristes de Donetsk et Lougansk? Les miliciens", affirme Artiom Kamardine, en référence aux capitales des deux territoires séparatistes prorusses de l'Est de l'Ukraine. Il récite ensuite un de ses poèmes intitulé "Tue-moi, milicien!" A la fin du texte, il lance: "Gloire à la Rous' de Kiev; la Nouvelle-Russie, va te faire!". Il mentionne respectivement l'État slave médiéval qui couvrait en partie l'Ukraine et la Russie, et le projet impérialiste de Nouvelle-Russie visant à créer un territoire russe dans le Sud et l'Est ukrainien.

Le lendemain, Artiom Kamardine a été arrêté lors d'une perquisition à son domicile. Selon son avocat Leonid Solovev, cité par des médias indépendants russes, il affirme avoir été tabassé et violé avec une haltère lors de son arrestation.


17h39 TU Nord Stream: la Russie ouvre une enquête pour "acte de terrorisme international"

Les services de sécurité russes (FSB) ont ouvert une enquête pour "acte de terrorisme international" après le sabotage présumé des gazoducs Nord Stream en mer Baltique, indique le Parquet général russe.

"Sur la base d'éléments envoyés par le Parquet général russe (...) l'organe d'investigation du FSB a ouvert une affaire criminelle. Une enquête préliminaire a commencé", a déclaré le Parquet dans un communiqué publié sur son compte Telegram.

"Près de l'île (danoise) de Bornholm, des actions intentionnelles ont été commises pour endommager les gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2 situés au fond de la mer Baltique", indique ce communiqué. "La Fédération du Russie a subi un grave préjudice économique du fait de ces actes", ajoute le Parquet.

Le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir le 30 septembre à la demande de la Russie sur ce sabotage, ont annoncé aujourd'hui la Suède et la France.

Objet de tous les soupçons après ces événements, Moscou avait contre-attaqué en réclamant cette réunion du Conseil de sécurité de l'ONU et en pointant les États-Unis.

16h47 TU. Washington annonce débloquer encore 1,1 milliard de dollars d'aide militaire pour l'Ukraine

Le Pentagone annonce une nouvelle tranche d'aide militaire de 1,1 milliard de dollars à l'Ukraine, sous la forme de commandes d'armement à l'industrie de défense américaine.

Cette nouvelle aide, destinée à renforcer la défense du pays à moyen et long terme, comprend notamment 18 systèmes d'artillerie de précision Himars, 150 véhicules blindés "Humvees", 150 véhicules tactiques tracteurs d'armement, des radars et des systèmes de défense anti-drones, a précisé le ministère de la Défense américain dans un communiqué.

Il ne s'agit pas d'armement destiné aux forces ukrainiennes qui combattent actuellement contre les forces russes dans l'est et le sud du pays, mais d'équipements qui ne seront pas livrés à Kiev avant plusieurs mois.

Cette nouvelle aide "démontre l'engagement des États-Unis à continuer à soutenir l'Ukraine à long terme", souligne le communiqué.

Elle "représente un investissement pluriannuel en capacités indispensables au renforcement durable des forces armées ukrainiennes, au moment où elles défendent la souveraineté et le territoire de l'Ukraine face à l'agression russe", a ajouté le Pentagone.

Cette nouvelle tranche porte l'aide militaire américaine à l'Ukraine à 16,2 milliards de dollars depuis le début de l'invasion russe du pays le 24 février et 16,9 milliards depuis l'arrivée du président Joe Biden à la Maison Blanche en janvier 2021.


16h13 TU. Londres ne reconnaîtra "jamais" les tentatives russes d'annexion, assure Truss à Zelensky
 
La Première ministre Liz Truss alors qu'elle quitte 10 Downing street pour se rendre au Parlement le 23 septembre.
La Première ministre Liz Truss alors qu'elle quitte 10 Downing street pour se rendre au Parlement le 23 septembre.
© AP Photo/Kirsty Wigglesworth

La Première ministre britannique Liz Truss a assuré au président ukrainien Volodymyr Zelensky que Londres ne reconnaîtrait "jamais les tentatives russes" d'annexion après les votes dans quatre régions ukrainiennes sous contrôle de Moscou, selon Downing Street.

"La Première ministre a été claire sur le fait que le Royaume-Uni ne reconnaîtrait jamais les tentatives russes d'annexer un territoire souverain" et a "réitéré que l'Ukraine pouvait compter sur le soutien du Royaume-Uni jusqu'à ce que le président (russe Vladimir) Poutine soit défait", selon le compte-rendu britannique de l'appel entre les deux dirigeants.

Lors de cet échange, la dirigeante conservatrice a souligné le soutien de Londres envers Kiev face aux "simulacres de référendums" en Ukraine et remercié Volodymyr Zelensky pour son "travail" dans la libération de cinq Britanniques capturés en Ukraine qui ont pu regagner le Royaume-Uni la semaine dernière après un échange de prisonniers.

Alors que les pro-russes revendiquent la victoire dans ces "référendums" dénoncés par Kiev et ses alliés occidentaux comme "illégaux", le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que les habitants de quatre régions ukrainiennes sous contrôle de Moscou ont "fait un choix conscient et libre en faveur de la Russie".
Londres avait annoncé lundi de nouvelles sanctions contre la Russie en représailles à ces "mascarades de scrutin".


15h25 TU. Le Canada ne reconnaîtra "jamais" les résultats des référendums d'annexion (Trudeau)

Le Canada ne reconnaîtra jamais les résultats "des simulacres de référendums" tenus par la Russie en Ukraine, a affirmé le Premier ministre Justin Trudeau lors d'un entretien mercredi avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Les soi-disant référendums tenus par la Russie dans les régions illégalement occupées de Donetsk, de Lougansk, de Kherson et de Zaporijjia, en Ukraine, n'ont absolument aucune légitimité", a déclaré le chef du gouvernement canadien.
 

"Le Canada ne reconnaît pas et ne reconnaîtra jamais les résultats de ces simulacres de référendums ou toute tentative illégale d'annexion de territoires ukrainiens par la Russie".
Ces référendums contreviennent clairement au droit international et sont motivés par le fait que le président Poutine croit qu'il peut redessiner la carte du monde à sa guise, a dénoncé Justin Trudeau.

En riposte à cette "nouvelle escalade des tensions", Justin Trudeau a également annoncé son intention "d'imposer d'autres sanctions contre des personnes et des entités".

15h03 TU. Le Russe Oleg Artemiev passe les commandes de la Station Spatiale internationale à Samantha Cristoforetti qui devient la première européenne aux commandes de l'ISS

Le commandant sortant de l'ISS, le cosmonaute russe Oleg Artemiev, lui a remis symboliquement une clé dorée pour sa prise de fonction, qu'elle assumera jusqu'au 10 octobre prochain, pour son retour vers la Terre.
 

L'évènement a donnée l'occasion à Oleg Artemiev de faire une allusion au conflit en Ukraine : "Malgré les orages sur Terre, notre coopération internationale se poursuit", a-t-il dit.

Il a salué le travail de l'équipe de dix astronautes de trois pays dont il fait partie et décrit l'ISS comme une "poursuite du programme Soyouz-Apollo, quand la relation entre les pays là aussi n'était pas simple, et quand il s'est trouvé des hommes pour poursuivre ce chemin qui mène à la paix, et qui fait que la guerre se termine, partout".

La coopération russo-occidentale dans le domaine spatial est plombée par l'offensive lancée par la Russie depuis le 24 février contre son voisin ukrainien.

Les sanctions occidentales prises contre la Russie en raison de cette offensive touchent en partie l'industrie aérospatiale russe et risquent d'avoir des effets sur l'ISS, dont certains ravitaillements pourraient être perturbés.

Pour sa part, Samantha Cristoforetti a salué le travail de ses co-équipiers et remarqué que tous forment "une minuscule partie de l'équipe gigantesque au sol" qui gère les opérations de l'ISS.

14h47 TU. Géorgie: manifestation face à l'afflux de Russes fuyant la mobilisation

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté aujourd'hui en Géorgie près d'un poste-frontière avec la Russie pour protester contre l'afflux de Russes fuyant vers ce pays du Caucase afin d'échapper à la mobilisation, a constaté l'AFP.

Une mobilisation qui ne se déroule pas aussi bien que le clament les Russes.

Voir : Russie : la mobilisation est un fiasco
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"Poutine est un terroriste", "la Russie tue", pouvait-on lire sur certaines pancartes brandies par les manifestants, qui agitaient également des drapeaux ukrainiens et géorgiens, près du poste frontalier de Kazbegui.
 

Ce point de passage a enregistré une forte hausse des arrivées depuis que le président russe a décrété la semaine dernière une mobilisation "partielle" pour soutenir son invasion poussive de l'Ukraine.

Selon les autorités géorgiennes, les entrées depuis la Russie ont pratiquement doublé ces derniers jours pour atteindre environ 10.000 traversées quotidiennes.
Cette immigration, dont une première vague s'était produite après le début de l'invasion fin février, suscite des tensions dans la société géorgienne, où le souvenir d'une guerre avec la Russie en 2008 reste vif.

Le rassemblement de ce 28 septembre, lors duquel l'hymne national ukrainien a été joué, était orchestré par un parti politique d'opposition pro-occidental, Droa.
"Cette arrivée incontrôlée et sans précédent de Russes pose des problèmes de sécurité pour la Géorgie", a déclaré à l'AFP Tamar Gvinianidzé, l'une des organisatrices.
"La frontière doit être fermée immédiatement parce que le gouvernement s'est montré incapable de gérer cette crise migratoire", a-t-elle ajouté, annonçant la tenue d'une autre manifestation dans les prochains jours.

Le nombre d'arrivées par la route en Géorgie pourrait toutefois baisser dès mercredi.
De l'autre côté de la frontière, les autorités de la région russe d'Ossétie du Nord ont en effet annoncé des restrictions sur les entrées de véhicules venant d'ailleurs en Russie, une mesure visant à enrayer l'exode en Géorgie.

13h45 TU. Référendums d'annexion en Ukraine: "L'Allemagne ne reconnaîtra jamais les résultats"

"L'Allemagne ne reconnaîtra jamais les résultats" des référendums "fictifs" d'annexion organisés par Moscou en Ukraine, affirme le chancelier allemand Olaf Scholz au président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'une conversation téléphonique.

"L'Allemagne continuera à soutenir l'Ukraine politiquement, financièrement, de manière humanitaire, ainsi que dans la défense de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, y compris par des livraisons d'armes", a insisté le chancelier, selon un communiqué du gouvernement allemand.

Voir : Référendums en Ukraine : le "OUI" l'emporte sans surprise
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Au cours de leur entretien, "les deux dirigeants ont échangé sur la situation militaire, politique et économique de l'Ukraine et sur les possibilités d'un soutien supplémentaire, y compris sur la reconstruction" du pays. Ils se sont promis de "rester étroitement en contact".

Les autorités prorusses des régions ukrainiennes de Zaporijjia, Kherson, Lougansk et Donetsk ont revendiqué le 27 septembre la victoire du "oui" en faveur d'une annexion par la Russie, lors des "référendums" d'annexion organisés par Moscou et dénoncés par Kiev et ses soutiens occidentaux.


11h45 TU. Biden doit dire si les États-Unis sont derrière les fuites sur Nord Stream 


"Le président américain est obligé de répondre à la question de savoir si les États-Unis ont mis à exécution leur menace", a lancé sur Telegram la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, en référence à une déclaration de Joe Biden début février qui affirmait que Washington "mettrait fin" à Nord Stream 2 si Moscou intervenait militairement en Ukraine.

11h35 TU. La Russie ne délivrera plus de passeports aux personnes mobilisées

La Russie ne délivrera plus de passeports à ceux qui sont mobilisés par l'armée, a indiqué le portail d'information du gouvernement. Depuis le lancement, la semaine dernière, de cette mobilisation décrite comme "partielle", des dizaines de milliers de Russes se sont rendus dans les pays voisins, notamment en Géorgie, au Kazakhstan et en Mongolie.

"Si un citoyen a déjà été appelé pour effectuer son service militaire ou s'il a reçu une convocation (pour la mobilisation ou la conscription), le passeport international lui sera refusé", peut-on lire sur le portail d'information du gouvernement.

L'ordre de mobilisation a provoqué un exode des hommes en âge de combattre vers les pays voisin, notamment la Géorgie, le Kazakhstan et la Mongolie.

A la frontière avec la Géorgie, que franchissent chaque jour près de 10.000 Russes selon Tbilissi et où des files d'attente géantes se sont formées, la situation est telle que les autorités russes locales ont annoncé restreindre l'entrée des véhicules.
Files d'attentes géantes au poste frontière avec la Géorgie
Files d'attentes géantes au poste frontière avec la Géorgie
© AP Photo/Zurab Tsertsvadze

Le gouvernement de la région russe frontalière d'Ossétie du Nord a aussi décrété l'état d'urgence. Les autorités fédérales ont elles annoncé qu'elles ne délivreraient plus de passeports aux personnes mobilisées par l'armée.

11h15 TU. "Une ou deux semaines" avant de pouvoir inspecter les gazoducs endommagés de Nord Stream, selon le Danemark

L’inspection des deux gazoducs Nord Stream, endommagés par des explosions sous-marines au large d’une île danoise dans la Baltique, ne pourra se faire avant une à deux semaines, selon le ministre de la défense danois, Morten Bodskov.
 
Image aérienne montant les fuites du gazoduc Nord Stream près des côtes danoises au large de l'île de Bornholm ce 27 septembre 2022.
Image aérienne montant les fuites du gazoduc Nord Stream près des côtes danoises au large de l'île de Bornholm ce 27 septembre 2022.
© Danish Defence Command via AP
En raison des vastes bouillonnements provoqués par les trois fuites de gaz, "cela peut facilement prendre une semaine ou deux avant que la zone soit suffisamment calme pour simplement voir ce qui s’est passé", a-t-il expliqué aux médias danois, en marge d’une rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN, à Bruxelles.

10h45 TU. Le Kremlin dénonce "la pression sans précédent" des États-Unis sur la Turquie

Le Kremlin a dénoncé la pression des États-Unis sur la Turquie, qui va renoncer au système russe de paiement Mir, utilisé dans une poignée de pays dans le monde, par crainte de fortes représailles américaines.

"Cette décision, bien sûr, a été prise sous la pression sans précédent" de Washington, a fustigé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, jugeant "la situation complexe" pour les banques turques qui utilisaient jusque-là les cartes Mir et désormais "menacées de sanctions" économiques américaines.

09h00 TU. Kharliv, la deuxième ville d'Ukraine a été bombardée dans la nuit laissant 18.000 foyers sans électricité

Sur le terrain, Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine située près de la frontière russe, a encore été bombardée dans la nuit de mardi à mercredi, laissant 18.000 foyers sans électricité, sans pour autant faire de morts.

Sur un site ferroviaire éventré par les frappes nocturnes, les employés déblayent les débris. Cette région russophone résiste et repousse les troupes russes depuis plus de sept mois et ici on affirme haut et fort que les votes d'annexion ne changeront rien à la détermination ukrainienne.
 
Les débris d'un dépôt ferroviaire bombradé dans la nuit du 27 au 28 septembre à Kharliv.
Les débris d'un dépôt ferroviaire bombradé dans la nuit du 27 au 28 septembre à Kharliv.
© AP Photo/Andrii Marienko

"Ce n'est pas légitime ces votes. On croit en nos forces, on croit dans les forces armées ukrainiennes. Au final, la victoire sera à nous", martèle Denis Kotchkov, un cheminot de 30 ans.

"Ça fait peur d'être ici. Les sirènes d'alarme anti-bombardement sonnent constamment. Tu attends mais tu ne sais jamais où ça va tomber", admet Antonina Moussiïenko, ingénieure de 42 ans.


08h00 TU. L'Ukraine "peut compter" sur le soutien de l'Italie, assure Meloni

"Vous savez que vous pouvez compter sur notre soutien loyal à la cause de la liberté du peuple ukrainien. Restez forts et gardez votre foi inébranlable!", a tweeté Giorgia Meloni, qui devrait devenir la future Première ministre du pays
Elle répondait à un message envoyé par Volodymyr Zelensky, dans lequel il exprimait des "félicitations" pour la victoire de son parti dimanche.

07h40 TU. La Norvège renforce la sécurité autour de ses installations pétrolières

La Norvège, désormais principal fournisseur de gaz de l'Europe, va renforcer la sécurité autour de ses installations pétrolières, a-t-elle annoncé après le "sabotage" présumé des gazoducs Nord Stream dans la Baltique. 

"Le gouvernement a décidé de mettre en place des mesures pour accroître la sécurité des infrastructures, des terminaux à terre et des installations sur le plateau continental norvégien", a déclaré le ministre norvégien de l'Energie, Terje Aasland.

07h20 TU. L'Ukraine réclame une hausse "significative" de l'aide militaire occidentale

La diplomatie ukrainienne a appelé à une hausse significative de l'aide militaire occidentale, au lendemain de votes d'annexion par la Russie de quatre régions ukrainiennes, scrutins largement dénoncés par la communauté internationale.

"L'Ukraine appelle l'UE, l'Otan et le G7 à augmenter immédiatement et significativement la pression sur la Russie, notamment en imposant de nouvelles sanctions dures et en augmentant significativement l'aide militaire à l'Ukraine", a-t-elle dit, en demandant "des chars, des avions de combats, de l'artillerie longue portée, des systèmes de défense anti-aérienne et antimissiles".

07h10 TU. L'UE met en garde contre toute attaque contre ses infrastructures
 

Suite aux fuites des gazoducs Nord Stream reliant la Russie à l'Allemagne sous la mer Baltique, l'Union européenne a mis en garde contre toute attaque contre ses infrastructures énergétiques.

"Toute perturbation délibérée des infrastructures énergétiques européennes est totalement inacceptable et fera l'objet d'une réponse vigoureuse et unie", a affirmé  Josep Borrell, s'exprimant au nom des 27 Etats membres de l'UE.

06h50 TU. L'UE dénonce des scrutins "illégaux" et "manipulés"

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a dénoncé les référendums d'annexion organisés par Moscou dans des régions ukrainiennes, les qualifiant de scrutins "illégaux" aux résultats "manipulés".


"Il s'agit d'une nouvelle violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, dans un contexte de violations systématiques des droits de l'Homme", a-t-il écrit sur Twitter. "Nous saluons le courage des Ukrainiens, qui continuent à s'opposer et à résister à l'invasion russe", a-t-il ajouté.

05h45 TU. La Berd réduit sa prévision de croissance pour 2023

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) avertit que l'impact de la guerre en Ukraine va se faire sentir de plus en plus durement sur les économies de sa zone, largement centrée sur l'Europe de l'Est.
 

Dans un rapport publié ce mercredi, l'institution abaisse ainsi à 3% sa prévision de croissance en 2023 dans ses régions, contre 4,7% anticipés en mai. Cette révision "reflète un approvisionnement réduit en gaz depuis la Russie (...) et des pressions inflationnistes dans le monde comme dans les régions de la Berd", note cette dernière.

05h15 TU. Les autorités prorusses revendiquent la victoire
 

Comme attendu, les autorités prorusses de Zaporijjia, Kherson, Louhansk et Donetsk, ont annoncé la victoire du "oui" lors d’un référendum d'annexion par la Russie, un scrutin dénoncé comme illégitime par Kiev et les pays occidentaux.
La prochaine étape revient au Parlement russe, qui doit voter, dans les jours qui viennent, un traité formalisant l'intégration des quatre régions au territoire russe.

Dans la foulée de ce processus parlementaire, le président Vladimir Poutine pourrait prononcer un discours dès le 30 septembre pour annoncer formellement l'annexion des territoires ukrainiens, selon les agences russes.
En attendant, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré, dans une vidéo postée sur Telegram, que l'Ukraine agirait "pour défendre son peuple".