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DIRECT - Ukraine : les États-Unis vont fournir des chars Abrams qui viennent se rajouter aux Leopard 2 allemands

Un char Leopard 2 lors d'une démonstration organisée pour les médias par la Bundeswehr allemande à Munster près de Hanovre, en Allemagne, mercredi 28 septembre 2011. AP/ Michael Sohn.
Un char Leopard 2 lors d'une démonstration organisée pour les médias par la Bundeswehr allemande à Munster près de Hanovre, en Allemagne, mercredi 28 septembre 2011. AP/ Michael Sohn.

Les États-Unis vont livrer 31 chars Abrams à l'Ukraine qui se rajoutent aux 14 chars Leopard promis par l'Allemagne. Joe Biden affirme que cette livraison n'est pas une "menace offensive contre la Russie".  Dans la foulée, la Norvège annonce elle aussi l'envoi de chars Leopard à l'Ukraine. Le Premier ministre britannique Rishi Sunak appele les alliés occidentaux à "intensifier" leur soutien à l'Ukraine.


20h33 TU. Après les chars, Zelensky réclame des missiles de longue portée et des avions de combat

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky réclame à ses alliés occidentaux des missiles de longue portée, ainsi que des avions de combat, après le feu vert de Washington et Berlin à l'envoi de chars lourds à Kiev à l'issue d'âpres discussions.

"Nous devons également permettre la livraison de missiles à longue portée à l'Ukraine, c'est important. Nous devons également élargir notre coopération dans l'artillerie et (rendre possible) l'envoi d'avions de combat", exhorte Zelensky dans son allocution quotidienne publiée sur les réseaux sociaux.
 


Le dirigeant ukrainien indique avoir répété sa demande auprès du secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, lors d'un entretien téléphonique.
Volodymyr Zelensky a de nouveau remercié le président américain Joe Biden et le chancelier allemand Olaf Scholz pour avoir donné leur feu vert dans la journée à l'envoi de chars de combat occidentaux en Ukraine, une première depuis le début de l'invasion russe en février 2022 : "Je remercie tous nos alliés pour leur volonté de nous donner des chars modernes et indispensables".

Pour autant, il a tenu à souligner que "la clé", selon lui, pour renverser les forces
russes sur le champ de bataille était "maintenant la vitesse et le volume" des livraisons de ses chars lourds à son armée. "La clé est maintenant la vitesse et le volume. La vitesse d'entraînement de nos militaires, la vitesse des livraisons des tanks (...) et le volume du soutien", a-t-il martelé, alors que Kiev réclame toujours plusieurs centaines de tanks pour pouvoir lancer une contre-offensive face aux Russes.

Ces annonces de livraisons d'équipements militaires occidentaux à Kiev interviennent alors que les combats redoublent d'intensité dans l'Est ukrainien, où l'armée russe est à l'offensive ces derniers jours. Selon le président ukrainien, qui fêtait mercredi ses 45 ans, son armée doit faire face "chaque jour à des dizaines d'attaques ennemies" dans le Donbass.

19h46 TU. Ukraine: la Russie, "en supériorité numérique", "intensifie" ses combats dans l'Est

La Russie, "en supériorité numérique", "intensifie" ses combats dans la région de Donetsk dans l'Est de l'Ukraine, affirme ce soir la vice-ministre ukrainienne de la Défense Ganna Maliar, quelques heures après les annonces de livraisons de chars lourds occidentaux à Kiev.

"Les combats s'intensifient", a-t-elle indiqué sur Telegram, citant la zone autour de Bakhmout, que les troupes de Moscou tentent de conquérir depuis plusieurs mois, mais aussi celle autour de Vougledar, une localité au sud-ouest de Donetsk.

 

Capture d'écran de la messagerie Telegram de la vice-ministre de la Défense Ganna Maliar.
Capture d'écran de la messagerie Telegram de la vice-ministre de la Défense Ganna Maliar.



C'est la première fois que Vougledar, ville d'environ 15.000 habitants avant la guerre, située dans la partie sud-ouest de la ligne de front dans la région de Donetsk, est explicitement mentionnée parmi les zones de combat "intenses".

"L'intensité des combats augmente", affirme ce soir Ganna Maliar.
"Maintenant dans le Donbass, contre leur supériorité numérique et en armes, notre avantage de notre côté réside dans le professionnalisme du commandement militaire et le courage des soldats", a-t-elle souligné.


17h31 TU. Menacé par la guerre en Ukraine, le centre historique d'Odessa au patrimoine mondial

Le centre historique d'Odessa, célèbre ville portuaire ukrainienne des bords de la Mer Noire, a été inscrit ce mercredi sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco en raison des "menaces de destruction" planant sur ce site depuis le début de l'invasion russe.

Sacs de sable devant l'Opéra national d'Odessa en vue d'une attaque russe le 24 mars 2022.
Sacs de sable devant l'Opéra national d'Odessa en vue d'une attaque russe le 24 mars 2022.
© AP Photo/Petros Giannakouris

Au cours d'une session extraordinaire parfois houleuse du Comité du patrimoine mondial à Paris, l'inscription de cette ville, en pleine guerre, a été votée par six voix pour, une contre (la Russie) et 14 abstentions.

"Odessa, ville libre, ville-monde, port légendaire qui a marqué le cinéma, la littérature, les arts, est ainsi placée sous la protection renforcée de la communauté internationale", s'est félicitée la directrice générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) Audrey Azoulay.
 


Bien que globalement épargnée depuis le début en février 2022 de l'offensive russe, Odessa, notamment connue pour son monumental escalier Potemkine et son architecture, a toutefois été touchée plusieurs fois par des bombardements russes.

Le conflit constitue "un danger pour le centre historique d'Odessa", dont "le patrimoine culturel est menacé de destruction", avait estimé la représentante de l'Icomos, une ONG spécialisée partenaire de l'Unesco, en présentant le dossier. Elle avait aussi insisté sur le caractère multiethnique, multiconfessionnel et multiculturel d'Odessa, ville en majorité russophone.

La Fédération de Russie, qui a multiplié les manoeuvres procédurales au cours de la séance, s'est pour sa part élevée contre un "dossier superficiel", accusant les autorités ukrainiennes d'avoir monté une candidature sur la base d'"un copié-collé de la page Wikipédia sur Odessa". Elle a aussi affirmé que l'Ukraine avait "elle-même détruit des monuments" dans cette ville.

C'est "une victoire diplomatique", a réagi mercredi le premier vice-ministre des Affaires étrangères Emine Djeppar du côté de l'Ukraine, dont le président Volodymyr Zelensky avait annoncé en octobre la candidature du centre historique d'Odessa.
"Compte tenu des menaces qui pèsent sur ce patrimoine depuis le début de la guerre, le Comité du patrimoine mondial a eu recours à une procédure d'urgence", a souligné dans un communiqué l'Unesco, rappelant par ailleurs "avoir assuré la réparation des dommages infligés depuis le début de la guerre au Musée des Beaux arts et au musée d'art moderne d'Odessa".

Compte tenu du contexte, le dossier était éminemment politique. Avant l'ouverture de la séance, l'Ukraine avait protesté dans une lettre ouverte aux membres du comité contre la référence faite à l'impératrice Catherine II de Russie en tant que fondatrice d'Odessa à la fin du XVIIIe siècle.

"Le développement d'Odessa en tant que cité portuaire remonte au XVe siècle", s'insurgeaient les autorités ukrainiennes dans leur lettre ouverte.
En novembre, le conseil municipal d'Odessa a voté le déboulonnage de la statue de Catherine II, s'appuyant sur le résultat d'une consultation locale. Le monument à la tsarine, devenu pour beaucoup un symbole de l'oppression russe depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, a été enlevé fin décembre.
 

Déboulonnage de la statue de Catherine II de Russie, considérée comme la fondatrice d'odessa le 29 décembre 2022. La décision de l'enlever a été prise par un vote électronique auprès de la population. 
Déboulonnage de la statue de Catherine II de Russie, considérée comme la fondatrice d'odessa le 29 décembre 2022. La décision de l'enlever a été prise par un vote électronique auprès de la population. 
© AP Photo/LIBKOS


Pour sa part, la mission russe à l'Unesco a dénoncé dans un communiqué une décision "prise sous la pression de l'Occident" et accusé le comité du Patrimoine d'être devenu "un instrument de règlement de comptes politiques".

Odessa, située à 500 km au sud de la capitale ukrainienne Kiev, est très symbolique pour la Russie. Elle a été la troisième ville de l'empire russe et son deuxième port.
En avril 2014, le président russe Vladimir Poutine avait martelé qu'elle ne faisait historiquement pas partie de l'Ukraine mais de la Novorossia (la Nouvelle Russie) qu'il aimerait voir constituée.

 

Le monument au Duc de Richelieu recouvert de sacs de sable à Odessa en prévision d'attaques russes le 24 mars 2022.<br />
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Le monument au Duc de Richelieu recouvert de sacs de sable à Odessa en prévision d'attaques russes le 24 mars 2022.

 
© AP Photo/Petros Giannakouris


L'inscription d'Odessa au patrimoine mondial constitue l'un des plus hauts niveaux de protection que la communauté internationale offre à un site patrimonial, rappelle l'Unesco. La liste "en péril" ouvre accès à des mécanismes renforcés d'assistance internationale d'urgence, techniques et financiers, ajoute-t-elle.

Le Comité du patrimoine mondial se réunit une fois par an et est composé de représentants de 21 États parties à la Convention.

17h28 TU. Londres appelle les Occidentaux à "intensifier" encore leur soutien à l'Ukraine

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak devant le 10 Downing street s'apprêtant à aller à la Chambre ce 25 janvier 2023.
Le Premier ministre britannique Rishi Sunak devant le 10 Downing street s'apprêtant à aller à la Chambre ce 25 janvier 2023.
© AP Photo/Alastair Grant


Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a appelé ce mercredi ses alliés occidentaux à "intensifier" encore leur soutien à l'Ukraine face à l'invasion russe, après leur décision "collective et décisive" de fournir des chars à l'armée de Kiev.

Lors d'un appel téléphonique avec les dirigeants américain, français, allemand et italienne, "le Premier ministre a déclaré qu'il était désormais clair que la Russie était sur la défensive et que les partenaires internationaux disposaient d'une fenêtre pour accélérer les efforts visant à garantir une paix durable en Ukraine", a indiqué Downing Street dans un communiqué, ajoutant: "Il a appelé les alliés à intensifier leur soutien dans les semaines et les mois à venir."

17h23 TU. La Norvège va envoyer des chars Leopard 2 à l'Ukraine (ministre)

La Norvège va envoyer des chars de combat Leopard 2 à l'Ukraine dans le cadre des donations occidentales, a annoncé mercredi son ministre de la Défense.
"La Norvège et le gouvernement soutiennent le don de chars de combat à l'Ukraine. La Norvège va participer", a déclaré le ministre Bjørn Arild Gram dans une interview à la télévision publique NRK. Il s'agira de la variante du char de fabrication allemande Leopard 2 en service dans l'armée norvégienne, a-t-il précisé, sans donner le nombre de tanks concernés.


17h00 TU. Les Etats-Unis vont livrer 31 chars Abrams à l'Ukraine, annonce un haut responsable américain

Joe Biden s'exprime en ce moment même à Washington sur le soutien à apporter à l'Ukraine.

Joe Biden promet 31 chars Abrams à l'Ukraine ce 25 janvier 2023.
Joe Biden promet 31 chars Abrams à l'Ukraine ce 25 janvier 2023.
capture d'écran Reuters

La livraison de chars à l'Ukraine n'est pas une "menace offensive contre la Russie", affirme le président américain Joe Biden après l'annonce du feu vert de Washington et de Berlin à l'envoi de ces véhicules à Kiev pour combattre l'invasion de Moscou.

Ces livraisons et l'aide militaire s'inscrivent dans le cadre "de l'engagement de pays à travers le monde, menés par les Etats-Unis, à aider l'Ukraine à défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale (...). Il ne s'agit pas d'une menace offensive contre la Russie", a-t-il déclaré lors d'une brève allocution.


15h06 TU. Nouveaux limogeages à Kiev après un scandale de corruption

De nouveaux hauts responsables ukrainiens ont été démis de leurs fonctions ce mercredi, au lendemain d'une série de limogeages jusque dans l'administration présidentielle sur fond d'un scandale de corruption lié à l'approvisionnement de l'armée.

Le Parquet général ukrainien a annoncé dans un communiqué le départ "à leur propre demande" de cinq procureurs régionaux dans les régions de Zaporijjia (sud), Kirovograd (centre), Poltava, Soumy et Tcherniguiv (nord).

Le ministre de la Défense Oleksiï Reznikov a de son côté indiqué sur Facebook que le responsable du département des achats de l'armée, Bodgan Khmelnytsky, a également été limogé, après avoir été suspendu en décembre.

Ces nouveaux départs viennent après une cascade de démissions et de renvois mardi en Ukraine.

Au cours de la journée, cinq gouverneurs régionaux, quatre vice-ministres et deux responsables d'une agence gouvernementale avaient été poussés au départ, en plus du chef adjoint de l'administration présidentielle et du procureur général adjoint.

À l'origine du remaniement, un scandale portant sur un contrat signé par le ministère de la Défense à un prix présumé surévalué et portant sur les produits alimentaires destinés à ses soldats.

Selon Anastassia Radina, qui préside le comité anti-corruption du Parlement ukrainien, le ministère de la Défense reconnait qu'il y avait des "erreurs" dans le contrat et que des "révisions de prix" étaient en cours pour les corriger.
Le ministre de la Défense Oleksiï Reznikov avait pourtant assuré dans un premier temps que le scandale relevait d'une "attaque informationnelle artificielle" fondée sur un "faux prétexte" et son ministère avait évoqué des accusations "infondées".

Mercredi, le ministère a annoncé sur Telegram une réforme du système de restauration de l'armée et dit être prêt à rendre "ouverts" une "partie des marchés publics de la Défense".

Toutes les démissions ne sont cependant pas liées à ce scandale, mais aussi à d'autres infractions.

Le pays était régulièrement secoué par de tels scandales avant la guerre.


15h01 TU. La France "se félicite" du feu vert allemand mais n'a pas encore pris de décision concernant ses chars Leclerc

La France "se félicite" du feu vert allemand à l'envoi en Ukraine de chars Leopard, estimant qu'il "prolonge et amplifie" le soutien en armement "engagé" par Paris, déclare ce mercredi l'Élysée. "La France se félicite de la décision allemande qui prolonge et amplifie le soutien que nous avions engagé avec la livraison des AMX10-RC", a réagi l'Élysée.


Le gouvernement français n'a de son côté pas encore pris de décision au sujet de l'envoi de ses propres chars lourds Leclerc, mais ne l'exclut pas, comme l'a répété la Première ministre française Élisabeth Borne. "Rien n'est exclu et nous sommes mobilisés pour les soutenir dans la durée", a affirmé Élisabeth Borne lors de la séance des questions d'actualité au Sénat. "S'agissant des chars Leclerc, nous poursuivons l'analyse avec le ministre des Armées".

Paris avait annoncé le 4 janvier l'envoi de ces "chars de combat légers", suivie dans la foulée par une décision similaire de l'Allemagne et des États-Unis.

Au sujet des chars Leclerc -un type de matériel comparable au Leopard allemand-, le président Macron a assuré dimanche que "rien" n'était "exclu". Mais, il a émis trois critères: "que ce ne soit pas escalatoire", "que ça puisse apporter un soutien réel et efficace" aux Ukrainiens en tenant compte des délais de formation, et que ça n'affaiblisse pas les capacités de défense françaises.

Selon des responsables français, si les réflexions en cours ont permis d'établir que l'envoi de ce type de chars ne serait pas "escalatoire", les discussions sont toujours en cours sur les deux autres critères. Ces responsables semblent à ce stade réservés sur l'utilité d'envoyer des Leclerc, dont les temps de formation sont longs et qui existent en Europe en nombre beaucoup plus réduit que les Leopard.

Aucune décision sur ce sujet n'est en tout cas attendue à très court terme, prévient-on à Paris.

La France doit par ailleurs accélérer les discussions avec l'Italie pour livrer à l'Ukraine un système de défense sol-air de moyenne portée MAMBA : le ministre français des Armées Sébastien Lecornu ce rendra le 27 janvier à Rome pour avancer sur ce dossier.
 



Elle étudie aussi la fourniture de batteries de missiles Crotale supplémentaires.
Élisabeth Borne a souligné que "la question de l'aide à l'Ukraine ne se limite pas à tel ou tel équipement".

Une source au ministère des Armées se demande si la livraison de chars Leclerc "ne serait pas un cadeau empoisonné" en rappelant que ce type de char est "bourré d'électronique" et "c'est un équipement complexe", même s'il n'y a "pas d'obstacle politique" à cette livraison comme en Allemagne.

L'Ukraine "n'attend pas spécialement de chars Leclerc" mais plus de canons Caesar et de batteries de missiles Crotale, ajoute cette source. "C'est sur l'artillerie et sur les cessions de carburant que nous sommes attendus. Pour les chars ils regardent les Leopard".


14h11 TU. Le président Biden va s'exprimer sur l'Ukraine selon la Maison Blanche, annonce attendue sur les chars

Le président américain Joe Biden va s'exprimer aujourd'hui sur "le soutien continu à l'Ukraine", a indiqué la Maison Blanche, alimentant les spéculations sur une annonce de livraison de chars Abrams au pays en guerre.
L'allocution de Joe Biden est prévue à 17H00 TU, a ajouté l'exécutif américain sans autres précisions. Elle interviendra alors que l'Allemagne vient de donner son aval à l'envoi de chars lourds Leopard 2 à l'Ukraine après des semaines de tergiversations.

13h58 TU. La Finlande se joint aux efforts pour fournir des chars à l'Ukraine

"La Finlande sera impliquée dans cette coopération et les formes de cette coopération vont être définies", a déclaré à la presse le ministre de la Défense Mikko Savola à Helsinki.
Mais la contribution finlandaise à ce projet ne peut pas être "très large ni abondante", au vu de la "situation sécuritaire en Europe", très tendue, a-t-il prévenu.
"Nous ne sommes pas encore un membre de l'Otan et nous ne pouvons affaiblir notre défense sous aucun prétexte", a expliqué Mikko Savola.

Son ministère et l'armée travaillent sur les détails de la contribution finlandaise, et "la décision finale sera prise par le gouvernement finlandais", a-t-il expliqué.
Mikko Savola n'a pas précisé si la Finlande allait envoyer en Ukraine certains de ses quelque 200 Leopard, soulignant que l'initiative occidentale concernait aussi "la maintenance, les compétences d'entretien et l'entraînement".
"Ce sont aussi ces formes de participation que la Finlande envisage", selon le ministère.

Hier, le président finlandais Sauli Niinisto avait déclaré que son pays devrait réfléchir "attentivement" à l'envoi de chars en Ukraine, considérant sa frontière de 1.300 km avec la Russie. Et même si une décision d'envoyer des chars à Kiev est prise, "nous ne fournirons pas de détails" sur la quantité, a indiqué le ministre de la Défense.

Une décision sera prise "rapidement" mais il faudra du temps avant que des Leopard soient opérationnels en Ukraine, a encore dit Mikko Savola. "Ils ne seront pas disponibles la semaine prochaine, cela nécessite de l'entraînement et de se pencher sur toute la chaîne d'approvisionnement".


13h13 TU. Volodymyr Zelensky remercie Olaf Scholz

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré, lors d'une conversation avec le chancelier allemand Olaf Scholz, être "sincèrement reconnaissant" pour le feu vert donné par Berlin pour l'envoi de chars Leopard.



12h43 TU. L'Espagne "disposée" à envoyer des chars Leopard à Kiev

La ministre de la Défense a ajouté que son pays comptait participer à "la formation" des soldats ukrainiens à leur "utilisation" et à leur "maintenance".

12h41 TU. Berlin fait le "nécessaire" pour soutenir l'Ukraine mais veut "empêcher une escalade" entre Russie et Otan

Le chancelier allemand Olaf Scholz s'exprime ainsi devant le Bundestag, juste après avoir donné son feu vert à la livraison de chars Leopard à Kiev. "Nous faisons ce qui est nécessaire et possible pour soutenir l'Ukraine mais nous empêchons en même temps une escalade de la guerre, vers une guerre entre la Russie et l'Otan".

Le ton du chancelier, qui s'exprimait juste après avoir annoncé que Berlin acceptait la fourniture à l'Ukraine de chars lourds de fabrication allemande, était particulièrement prudent.
Olaf Scholz a rappelé à plusieurs reprises le besoin de mesure et de réflexion dans la gradation du soutien militaire apporté à Kiev.
"Il est juste et intentionnel que nous ayons progressé petit à petit et nous continuerons à suivre ce principe à l'avenir", a-t-il insisté.  "C'est le seul principe qui garantit la sécurité de l'Europe et de l'Allemagne dans une affaire aussi dangereuse", a-t-il poursuivi.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a salué la décision de l'Allemagne, assurant que les chars aideront Kiev à l'emporter face aux envahisseurs russes.
 
Devant la chambre basse du parlement, le chancelier a bien précisé que, pour éviter une escalade avec la Russie, il n'était pas question d'intervenir dans les airs et au sol en Ukraine, une position partagée par les États-Unis.

"Lorsqu'il a été question de zones d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine, j'ai entendu le président américain dire que nous ne le ferions pas, que cette position n'avait pas changé et ne changerait pas, et que nous n'enverrions en aucun cas des troupes au sol", a déclaré Olaf Scholz.

12h03 TU. Envoi de chars allemands : Moscou dénonce une "décision extrêmement dangereuse

Sergueï Netchaev, l'ambassadeur russe en Allemagne, a estimé que la décision "va amener le conflit vers un nouveau niveau de confrontation".
 

"Cela nous persuade une fois encore que l'Allemagne, à l'instar de ses alliés les plus proches, ne veut pas d'une solution diplomatique à la crise ukrainienne, et qu'elle veut une escalade permanente", a-t-il ajouté.  

L'ambassadeur a également accusé Berlin, à travers ces livraisons de chars, de "revenir sur sa responsabilité historique" pour "les crimes du nazisme" durant la Deuxième guerre mondiale. 

11h37 TU. L'Ukraine salue un "premier pas"

Andriï Iermak, le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, a réclamé  qu'une "coalition" internationale fournisse des chars lourds à son pays. "Nous avons besoin de beaucoup de Leopards".

11h20 TU. Le Premier ministre polonais remercie Berlin pour sa décision d'envoyer des chars Leopard, la France "se félicite" du feu vert allemand​
 

Paris estime que la décision "prolonge et amplifie" le soutien en armement "engagé". Le gouvernement français n'a de son côté pas encore pris de décision au sujet de l'envoi de ses propres chars lourds Leclerc.


11h05 TU. L'Ukraine alourdit les peines pour désobéissance et désertion dans l'armée
 

Le président ukrainien a promulgué une loi alourdissant les peines encourues par les militaires pour désobéissance et désertion. ​Elle interdit notamment aux tribunaux de réduire les peines ou d'accorder des peines conditionnelles aux militaires reconnus coupables. Le texte est critiqué par les défenseurs des droits humains.

10h49 TU. Feu vert de l'Allemagne à la livraison de chars Leopard à l'Ukraine

Selon un communiqué du porte-parole du gouvernement allemand, Seffen Hebestreit, l'Allemagne va livrer à l'Ukraine 14 chars Leopard 2A6, provenant des stocks de la Bundeswehr. Elle va aussi autoriser les pays qui le souhaitent à fournir à Kiev les blindés qu'ils détiennent.

10h09 TU. L'armée ukrainienne reconnaît s'être retirée de Soledar
 

L'armée ukrainienne a admis avoir cédé aux Russes la ville de Soledar, dans l'est du pays, deux semaines après l'annonce de sa prise par Moscou. 

"Après des mois de combats difficiles (...) les forces armées ukrainiennes l'ont quittée" pour "se replier sur des positions préparées", a indiqué à l'AFP le porte-parole militaire de la zone Est Serguiï Tcherevaty. Il a cependant refusé de préciser quand cette retraite a eu lieu. 

(Re)voir : Ukraine : dans les tranchées et sur le front de Soledar

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09h40 TU. L'auteur présumé des lettres piégées à l'ambassade d'Ukraine en Espagne arrêté

L'auteur présumé d'une salve de lettre piégées adressées en fin d'année dernière à l'ambassade d'Ukraine en Espagne ou au Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a été arrêté. 

Le chargé de sécurité de l'ambassade d'Ukraine à Madrid avait été légèrement blessé à la main droite lors de l'ouverture de l'une de ces lettres, destinée à l'ambassadeur.

09h37 TU. Moscou menace : les chars occidentaux vont "brûler" s'ils sont livrés à l'Ukraine

L'Occident "surestime le potentiel que (les chars) pourraient donner à l'armée ukrainienne", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Ces chars vont brûler comme tous les autres".

(Re)lire : Quelles sont les caractéristiques du char Leopard 2 ?

04h38 TU. Un média américain affirme que les États-Unis pourraient livrer des chars à l'Ukraine

Selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables américains, les États-Unis envisagent finalement de livrer à Kiev des chars d'assaut Abrams M1. Ils refusaient jusqu'à présent de faire, évoquant des problèmes de maintenance et de formation.

"Si les États-Unis décident de livrer des chars, il sera impossible de justifier un tel acte par des arguments liés aux 'armes défensives'. Il s'agirait d'une nouvelle provocation flagrante à l'encontre de la Fédération de Russie", a averti sur Facebook l'ambassadeur russe à Washington, Anatoly Antonov.

21h59 TU. Le président ukrainien défend la démission de hauts responsables


Volodymyr Zelensky a défendu des décisions "nécessaires" pour avoir "un État fort" après qu'une série de hauts responsables ont été démis de leurs fonctions dans la foulée d'une affaire de corruption concernant des approvisionnements de l'armée.

"C'est juste, c'est nécessaire à notre protection et cela aide à notre rapprochement avec les institutions européennes", a-t-il insisté. "Tous les problèmes internes qui empêchent l'État de se renforcer sont en train d'être réglés et le seront encore davantage" à l'avenir.

(Re)voir : Guerre en Ukraine : l'indécision allemande

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21h42 TU. Zelensky attend des décisions des Occidentaux sur les chars

"Les discussions doivent se finir par des décisions", a exhorté le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Selon lui, "les alliés ont le nombre requis de tanks" nécessaires à l'armée ukrainienne pour renverser les troupes de Moscou. Il a souligné que "les besoins sont plus importants" que "cinq, dix ou quinze chars".