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DIRECT - Ukraine : Moscou accusée de crimes de guerres et déplacement de force de milliers d'Ukrainiens

Des volontaires exhument les corps de civils tués par les bombardements russes dans le village de Stepaky, près de Kharkiv, en Ukraine, le mercredi 11 mai 2022.
Des volontaires exhument les corps de civils tués par les bombardements russes dans le village de Stepaky, près de Kharkiv, en Ukraine, le mercredi 11 mai 2022.
(AP Photo/Andrii Marienko)

Les accusations de crimes de guerre s'accumulent ce vendredi 13 mai contre l'armée russe en Ukraine. Des civils auraient été abattus par des militaires russes près de Kharkiv et à Kiev. Des milliers d'Ukrainiens auraient été déplacés de force par la Russie vers des "camps de filtration".  Plus de six millions d'Ukrainiens ont fui leur pays depuis le début de la guerre, selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève.

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Ce qu'il faut savoir sur la situation en Ukraine, à 11h00 TU.

Le Royaume-Uni a visé des proches du président russe Vladimir Poutine, accusés par Londres de financer son train de vie "somptueux", dans une nouvelle vague de sanctions en représailles à l'invasion de l'Ukraine.

- Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a déclaré avoir demandé aux pays industrialisés du G7 de confisquer des avoirs russes qui serviront à la reconstruction de son pays, lors d'une réunion de ses homologues en Allemagne.

- Le ministre allemand de l'Agriculture a qualifié vendredi de "répugnant" les vols de céréales dont sont accusées les troupes russes en Ukraine, en marge d'une réunion du G7 cherchant à aider Kiev à exporter sa production.

L'Union européenne va fournir une aide militaire supplémentaire de 500 millions d'euros à l'Ukraine pour l'aider à se défendre contre l'invasion russe, a déclaré vendredi 13 mai le chef de la diplomatie de l'Union européenne Josep Borrell.

-La ministre des Affaires étrangères britannique Liz Truss a plaidé vendredi 13 mai pour que "plus d'armes" soient livrées à l'Ukraine face à la Russie contre laquelle elle a également exigé de nouvelles sanctions.

Les Etats-Unis ont accusé l'armée russe d'avoir transféré "de force" en Russie "plusieurs milliers" d'Ukrainiens depuis le début de la guerre fin février, souvent en passant par des "camps de filtration" où ils sont soumis à un traitement "brutal".

16h15 TU. Macron essaye de dialoguer avec Poutine "en vain", estime Zelensky

Emmanuel Macron essaye "en vain" de dialoguer avec son homologue russe Vladimir Poutine, a estimé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, jugeant "pas correct" que le président français soit prêt, selon lui, à "faire des concessions diplomatiques" à la Russie.

"Il ne faut pas chercher une porte de sortie pour la Russie, et Macron le fait en vain", a regretté Volodymyr Zelensky sur la chaîne de télévision italienne RAI 1, selon des images diffusées sur sa chaîne Telegram.

Le président de la République française Emmanuel Macron s'adresse aux Français à la télévision le 2 mars 2022 pour parler de la guerre en Ukraine. Capture d'écran TV5MONDE.
Le président de la République française Emmanuel Macron s'adresse aux Français à la télévision le 2 mars 2022 pour parler de la guerre en Ukraine. Capture d'écran TV5MONDE.

"Je sais qu'il voulait obtenir des résultats dans la médiation entre la Russie et l'Ukraine, mais il n'en pas a eu", a-t-il asséné. "Jusqu'à ce que la Russie elle-même veuille et comprenne qu'elle a besoin (de la fin de la guerre, ndlr), elle ne cherchera aucune issue", a ajouté le président ukrainien.

Quelques jours auparavant, Emmanuel Macron avait affirmé que pour mettre fin à la guerre menée en Ukraine par l'armée russe, le paix devra se construire sans "humilier" la Russie.

15h45 TU. La Russie déconseille aux Russes d'aller au Royaume-Uni

La Russie a recommandé aux Russes de ne pas se rendre au Royaume-Uni et annoncé durcir les conditions d'obtention d'un visa russe pour les Britanniques, présentant ces mesures comme une réponse aux actions "inamicales" de Londres.

Le Premier ministre Boris Johnson a rencontré Volodymyr Zelensky ce 9 avril à Kiev.
Le Premier ministre Boris Johnson a rencontré Volodymyr Zelensky ce 9 avril à Kiev.
© Ukrainian Presidential Press Office via AP

"Du fait de l'évolution extrêmement inamicale du Royaume-Uni à l'égard de notre pays (...) nous recommandons aux citoyens russes d'éviter de se rendre en Grande Bretagne", a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères. 

Dénonçant les difficultés faites aux Russes pour obtenir un visa britannique, le ministère assure qu'il fera "de même à l'égard des Anglais, jusqu'à normalisation de la situation".

15h20 TU. Des sanctions sans embargo sur le pétrole russe seraient une rupture de l'unité de l'UE selon Kiev

L'absence d'un embargo sur le pétrole russe dans le prochain paquet de sanctions de l'UE contre Moscou constituerait une rupture de l'unité européenne dans son soutien à Kiev, a estimé le chef de la diplomatie ukrainienne.

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"Si ce paquet est adopté sans un embargo sur le pétrole, je crois que le président Poutine pourra faire la fête parce que cela sera la première fois que l'unité de l'Union européenne sera rompue à cause de la position d'un seul pays, la Hongrie", a jugé Dmytro Kouleba, invité à une réunion des chefs de la diplomatie du G7 à Wangels, dans le nord de l'Allemagne.

La proposition soumise mercredi dernier par Bruxelles aux Vingt-Sept prévoit un arrêt des importations de pétrole brut russe dans les six mois et des produits raffinés, notamment le diesel, d'ici à fin 2022.

14h45 TU. Soutien du G7 à l'Ukraine "jusqu'à la victoire"

Le G7 a affiché son unité pour soutenir le combat de l'Ukraine "jusqu'à la victoire" au moment où les accusations de crimes de guerre s'accumulent contre l'armée russe.

Le Royaume-Uni a demandé "plus d'armes" pour l'Ukraine et de nouvelles sanctions contre la Russie, et la France a assuré à Kiev le soutien du G7 "jusqu'à la victoire", à l'occasion d'une réunion des ministres des Affaires étrangères du groupe des Sept dans le nord de l'Allemagne.

Voir aussi : Guerre en Ukraine : des otages britanniques interpellent Boris Johnson

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"Nous ne sommes pas en guerre contre la Russie, c'est la Russie qui est en guerre contre l'Ukraine: il y a un agresseur et un agressé et nous soutenons l'agressé", a déclaré le ministre français Jean-Yves Le Drian. 

L'Union européenne a annoncé à l'occasion de cette réunion qu'elle allait fournir une aide militaire supplémentaire de 500 millions d'euros à l'Ukraine, portant ainsi son financement de l'effort militaire ukrainien "à 2 milliards d'euros au total".

14h00 TU. Poutine explique à Scholz combattre des nazis

Le président russe Vladimir Poutine a insisté auprès du chancelier allemand Olaf Scholz sur "l'idéologie nazie" des forces que la Russie combat en Ukraine, justifiant une nouvelle fois son offensive.

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"L'attention a été attirée sur la poursuite des violations du droit international humanitaire par les combattants prônant une idéologie nazie et qui utilisent des méthodes terroristes", a indiqué le Kremlin dans un communiqué expliquant la teneur des propos du président russe lors de l'entretien téléphonique avec le dirigeant allemand.

Vladimir Poutine a aussi répété que son offensive, dénoncée par la communauté internationale, visait à protéger la population russophone de l'Est de l'Ukraine

12h30 TU. Un rapport officiel ouvre la voie à une adhésion de la Suède à l'Otan

Un rapport officiel présenté en Suède a ouvert la voie à une adhésion du pays à l'Otan, en multipliant les conclusions favorables avant la décision du pays nordique attendue dans les prochains jours.

Sans exprimer formellement de recommandation, cette revue stratégique de 40 pages souligne plusieurs avantages à voir la Suède entrer dans l'alliance avec la Finlande voisine, qui doit officialiser sa candidature dans quelques jours.

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"Une adhésion de la Suède à l'Otan relèverait le seuil (de déclenchement) de conflits militaires et aurait ainsi un effet dissuasif en Europe du Nord", conclut le rapport préparé par le gouvernement et les partis au Parlement.

Alors que Moscou menace la Finlande et la Suède de "conséquences" en cas d'adhésion, le rapport juge très improbable une attaque armée, mais reconnaît que des "provocations" et des "représailles" russes "ne peuvent être exclues".

11h38 TU. Anglo-saxons et Européens de l'Ouest de plus en plus divergents sur le soutien à l'Ukraine.

Les positions occidentales de soutien à l'Ukraine divergent de plus en plus entre les Anglo-saxons et les Européens de l'Ouest, les premiers poursuivant un objectif stratégique d'affaiblissement de la Russie dont les conséquences potentielles inquiètent les seconds.

Joe Biden et Emmanuel Macron résument à eux deux cette discordance. Le président américain a déclaré le 26 mars que Vladimir Poutine "ne peut pas rester au pouvoir", tandis que le Français a dit le 9 mai que la paix ne se ferait pas dans "l'humiliation" de la Russie.

Au-delà des mots, Etats-Unis et Royaume-Uni abreuvent d'armes l'Ukraine beaucoup plus massivement que le font France ou Allemagne. Des informations de presse jamais confirmées mais récurrentes affirment que les services de renseignement américains aident très activement l'Ukraine. 

Washington et Londres sont aussi plus allants que Paris et Berlin sur les sanctions contre Moscou, et ne semblent plus du tout croire à une solution diplomatique au conflit que continuent d'espérer les Européens.

"Le monde anglophone sauve l'Ukraine tandis que l'UE se sauve elle-même", assène le chercheur irlandais Eoin Drea du centre de réflexion bruxellois Martens Centre.

"L'UE continue de biaiser", critique-t-il dans une tribune publiée dans le média américain Politico.

Washington met pour sa part des dizaines de milliards de dollars pour fournir des armes. "Le soutien américain à l'Ukraine est en train de changer de dimension, et quand on dépense autant d'argent, c'est pour avoir un retour sur investissement", estime Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis et aux Nations unies.

11h35 TU. La Russie a une "responsabilité" dans l'approvisionnement alimentaire mondial, dit Olaf Scholz à Vladimir Poutine.

Olaf Scholz a "rappelé" vendredi 13 mai à Vladimir Poutine lors d'un entretien téléphonique la "responsabilité particulière" de la Russie dans l'approvisionnement alimentaire mondial, "particulièrement sous tension en raison de la guerre" en Ukraine, selon un communiqué de la chancellerie allemande.

Le chancelier allemand Olaf Scholz, à la chancellerie de Berlin, en Allemagne, le mercredi 11 mai 2022.
Le chancelier allemand Olaf Scholz, à la chancellerie de Berlin, en Allemagne, le mercredi 11 mai 2022.
(AP Photo/Markus Schreiber)

Le chef du gouvernement allemand a également "insisté" lors de l'entretien de 75 minutes dans la matinée sur la nécessité d'un cesser-le-feu "le plus rapidement possible" tout en "réfutant clairement l'accusation que le nazisme soit très répandu en Ukraine", ajoute le communiqué.

  11h16 TU. Londres vise des proches de Vladimir Poutine dans une nouvelle vague de sanctions.

Le Royaume-Uni a visé des proches du président russe Vladimir Poutine accusés par Londres de financer son train de vie "somptueux", dans une nouvelle vague de sanctions en représailles à l'invasion de l'Ukraine.

Parmi les 12 personnes, proches et financiers, visées par ces santions figurent son ex-épouse Lyudmila Ocheretnaya et Alina Kabaeva, une ancienne gymnaste olympique qui "selon les rumeurs serait l'actuelle compagne de Poutine", d'après un communiqué.

Le président Vladimir Poutine, à gauche, s'entretient avec la gymnaste Alina Kabaeva lors d'un banquet du Kremlin à Moscou, en Russie, le 4 novembre 2004.
Le président Vladimir Poutine, à gauche, s'entretient avec la gymnaste Alina Kabaeva lors d'un banquet du Kremlin à Moscou, en Russie, le 4 novembre 2004.
(AP Photo/ITAR-TASS, service de presse présidentiel, fichier)

Des médias prêtent au président russe une relation avec Alina Kabaeva depuis des années, ce qu'avait démenti Vladimir Poutine en 2008.

"Nous exposons au grand jour et ciblons le réseau occulte qui soutient le train de vie luxueux de Poutine et resserrons l'étau sur sa garde rapprochée", a déclaré dans le communiqué la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss.

"Nous continuerons à appliquer des sanctions sur tous ceux qui aident et sont complices l'agression de Poutine jusqu'à ce que l'Ukraine l'emporte", a-t-elle ajouté.

Selon la diplomatie britannique, Vladimir Poutine ne dispose officiellement que d'un patrimoine réduit, comprenant notamment un appartement à Saint-Pétersbourg, deux voitures de l'ère soviétique des années 1950, une remorque et un petit garage.

"En réalité, Poutine compte sur son réseau, famille, amis d'enfance, et une élite choisie qui a bénéficié de son pouvoir et en retour soutient son train de vie", souligné le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué, évoquant les liens de Vladimir Poutine avec un yacht d'une valeur de 566 millions de livres sterling (664 millions d'euros) et le "palais de Poutine", estimé à un milliard de dollars et officiellement la propriété de l'un de ses proches, Arkady Rotenberg, sanctionné en décembre 2020.

Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, Londres revendique avoir sanctionné plus d'un millier de personnes et 100 entités, et notamment des oligarques représentant plus de 117 milliards de livres sterling (137 milliards d'euros).

 

10h48 TU. L’Ukraine demande au G7 de confisquer des avoirs russes pour la reconstruction.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a déclaré vendredi 13 mai avoir demandé aux pays industrialisés du G7 de confisquer des avoirs russes qui serviront à la reconstruction de son pays, lors d'une réunion de ses homologues en Allemagne.

"Aujourd'hui, j'ai demandé aux Etats du G7 d'adopter des législations et de mettre en place toutes les procédures nécessaires afin de saisir des avoir russes et les donner à l'Ukraine pour la reconstruction du pays", a déclaré le ministre invité à une réunion des chefs de la diplomatie du G7 à Wangels, dans le nord de l'Allemagne.

 

09h52 TU. Le vol de céréales ukrainiennes par les Russes est "répugnant", accuse l'Allemagne.

Le ministre allemand de l'Agriculture a qualifié vendredi de "répugnant" les vols de céréales dont sont accusées les troupes russes en Ukraine, en marge d'une réunion du G7 cherchant à aider Kiev à exporter sa production.

"La Russie vole et confisque les biens et les céréales dans l'Est de l'Ukraine", a déclaré Cem Özdemir aux côtés de son homologue ukrainien Mykola Solsky, estimant que "c'est une manière particulièrement répugnante de mener la guerre."

Les deux ministres ont également "évoqué les moyens d'aider à sauver la récolte par le chemin terrestre, ferroviaire ou via le Danube", a expliqué Cem Özdemir, alors que l'invasion russe et le blocus imposé aux ports ukrainiens a fortement réduit les voies d'exportations pour ce grand producteur agricole.

Réputée pour ses terres noires très fertiles, l'Ukraine était avant l'invasion le quatrième exportateur mondial de maïs et en passe de devenir le troisième exportateur de blé.

 

09h25 TU. L’UE va fournir une nouvelle aide militaire de 500 millions d'euros à l'Ukraine, selon Josep Borrell.

L'Union européenne va fournir une aide militaire supplémentaire de 500 millions d'euros à l'Ukraine pour l'aider à se défendre contre l'invasion russe, a déclaré vendredi 13 mai le chef de la diplomatie de l'Union européenne Josep Borrell.

Le financement de l'UE pour soutenir l'effort militaire ukrainien "sera ainsi porté à 2 milliards d'euros au total" depuis le début de la guerre le 24 février, a-t-il ajouté lors d'une déclaration à Wangels, dans le nord de l'Allemagne, où sont réunis jusqu'à samedi les chefs de la diplomatie du G7.

 

07h39 Le G7 uni pour soutenir l'Ukraine "jusqu'à la victoire".

La Grande-Bretagne a demandé vendredi 13 mai à ce que "plus d'armes" soient livrées à l'Ukraine face à la Russie contre laquelle elle exige de nouvelles sanctions, la France assurant à Kiev le soutien du G7 "jusqu'à la victoire".

"Il est très important en ce moment de maintenir la pression sur Vladimir Poutine en fournissant plus d'armes à l'Ukraine et en augmentant les sanctions" contre le Kremlin, a affirmé la ministre des Affaires étrangères britannique Liz Truss lors d'une réunion du G7 à Wangels, dans le nord de l'Allemagne.

"L'unité du G7 a été vitale pendant cette crise pour protéger la liberté et la démocratie et nous continuerons à travailler ensemble pour y parvenir", a-t-elle ajouté.

Son homologue français Jean-Yves Le Drian a lui assuré Kiev du soutien des membres du G7 "dans la durée".

"Nous allons continuer dans la durée à soutenir le combat de l'Ukraine pour sa souveraineté jusqu'à la victoire de l'Ukraine", a-t-il déclaré.

"Nous ne sommes pas en guerre contre la Russie, c'est la Russie qui est en guerre contre l'Ukraine: il y a un agresseur et un agressé et nous soutenons l'agressé", a prévenu le ministre français.

Les ministres des Affaires étrangères du G7 (Allemagne, France, Italie, Canada, Etats-Unis, Japon et Royaume-Unis), rejoints par leurs homologues ukrainien Dmytro Kuleba et moldave Nicu Popescu, sont réunis jusqu'à samedi en Allemagne pour savoir comment soutenir davantage Kiev dans sa résistance à l'invasion russe.

Ils s'entretiendront notamment des répercussions de la guerre sur les pays les plus défavorisés, notamment africains, et les risques de crise alimentaire mondiale, avait indiqué la veille la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock, dont le pays assure la présidence du G7.

"Il y a des initiatives qui vont être prises qui seront, je pense, des initiatives de cohérence et de cohésion entre les différents acteurs pour permettent d'éviter les conséquences sur l'approvisionnement alimentaire de la crise ukrainienne", a indiqué Jean-Yves Le Drian.
 

 09h00 TU. Des membres du régiment Azov toujours bloqués à Marioupol.

"Nous sommes coupés de toute aide!", affirme le porte parole du régiment Azov, dont des membres seraient toujours retranchés dans l'aciérie d'Azovstal à Marioupol.

(Re)voir Ukraine : Des membres du régiment Azov toujours bloqués à Marioupol.
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07h19 TU.  "Très forte unité" du G7 pour soutenir l'Ukraine "jusqu'à la victoire", selon Jean-Yves Le Drian.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a salué vendredi la "très forte unité" des pays du G7 pour soutenir le combat de l'Ukraine face à la Russie "jusqu'à la victoire".

Les chefs de la diplomatie du G7, réunis en Allemagne jusqu'à samedi à Wangels sur les bords de la Baltique, ont invité leurs homologues ukrainien et moldave à participer à leurs discussions. "Cela s'inscrit dans une très forte unité des membres du G7 pour continuer dans la durée à soutenir le combat de l'Ukraine pour sa souveraineté, jusqu'à la victoire", a déclaré Jean-Yves Le Drian.

06h49 TU. La Grande-Bretagne demande "plus d'armes" et de sanctions pour maintenir la pression sur Vladimir Poutine. 

La ministre des Affaires étrangères britannique Liz Truss a plaidé vendredi 13 mai pour que "plus d'armes" soient livrées à l'Ukraine face à la Russie contre laquelle elle a également exigé de nouvelles sanctions.

"Il est très important en ce moment de maintenir la pression sur Vladimir Poutine en fournissant plus d'armes à l'Ukraine et en augmentant les sanctions" contre le Kremlin, a-t-elle affirmé lors d'une réunion du G7 à Wangels, dans le nord de l'Allemagne.

21h00 TU. Six millions d'Ukrainiens réfugiés à l'étranger.
 

Plus de six millions d'Ukrainiens ont fui leur pays depuis le déclenchement de l'offensive de la Russie, dont les livraisons de gaz à l'Europe étaient perturbées jeudi 12 mai pour le deuxième jour consécutif.

La Pologne accueille à elle seule plus de la moitié -3,27 millions- des Ukrainiens partis à l'étranger depuis le 24 février, dont 90% sont des femmes et des enfants, a souligné le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève, relevant toutefois que le flot de ces départs s'est au fil du temps considérablement tari.

Le personnel de l'UNCH s'entretient avec une réfugiée ukrainienne âgée lors d'une visite du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans un centre pour réfugiés hébergeant des réfugiés ukrainiens à Chisinau, en Moldavie, le mardi 10 mai 2022.
Le personnel de l'UNCH s'entretient avec une réfugiée ukrainienne âgée lors d'une visite du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans un centre pour réfugiés hébergeant des réfugiés ukrainiens à Chisinau, en Moldavie, le mardi 10 mai 2022.
(AP Photo/Aurel Obreja)

S'y ajoutent les quelque huit millions de personnes déplacées à l'intérieur de l'Ukraine qui, avant les hostilités, avait 37 millions d'habitants dans les régions sous le contrôle de son gouvernement, la Crimée ayant été annexée en 2014 par la Russie et les zones de l'est étant contrôlées par des séparatistes prorusses.

 

20H59 TU. Washintgon accuse Moscou d'avoir transféré "de force" en Russie "plusieurs milliers" d'Ukrainiens.

Les Etats-Unis ont accusé l'armée russe d'avoir transféré "de force" en Russie "plusieurs milliers" d'Ukrainiens depuis le début de la guerre fin février, souvent en passant par des "camps de filtration" où ils sont soumis à un traitement "brutal".

Kiev a avancé le nombre de 1,2 million de personnes déportées par Moscou en Russie. Les autorités ukrainiennes dénoncent aussi l'existence de "camp de filtration" russes, souvent dans les territoires contrôlés par la Russie dans l'est de l'Ukraine, par où passent ces "déportés".

"Les Etats-Unis estiment que les forces russes ont transféré au moins plusieurs milliers d'Ukrainiens dans ces +camps de filtration+, et évacué au moins plusieurs dizaines de milliers d'autres en Russie ou dans des territoires contrôlés par la Russie, parfois sans dire aux évacués quelle était leur destination finale", a déclaré jeudi 12 mai l'ambassadeur américain auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Michael Carpenter.

"Ne serait-ce que depuis Marioupol", ville portuaire stratégique désormais quasiment contrôlée par la Russie, "nous estimons que les forces russes ont déplacé de force plusieurs milliers de civils vers le territoire russe", a-t-il ajouté dans un discours prononcé à Vienne, selon la transcription publiée par le département d'Etat américain.

Le diplomate a évoqué des témoignages sur les "interrogatoires brutaux", assortis de "torture", subis dans ces "camps de filtration", visant à identifier toute personne avec "la moindre allégeance à l'Ukraine".

"Beaucoup de récits font état de confiscation des téléphones portables des détenus" voire de leurs passeports, "de mots de passe obtenus sous la contrainte, de réseaux sociaux et messageries passés au crible en quête de tout signe d'opposition à la guerre barbare menée par la Russie contre l'Ukraine", a-t-il détaillé.

"Selon ces informations, ceux qui sont jugés pro-Ukraine sont transférés dans la soi-disant +république populaire de Donetsk+", contrôlée par les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, "où ils font face à un sinistre sort", a encore dénoncé l'ambassadeur Carpenter.

"Ces actes constituent des crimes de guerre", a-t-il protesté. "La Russie sait bien" que de tels "déplacements forcés" sont "contraires au droit humanitaire international", a-t-il insisté.

Selon une responsable du gouvernement ukrainien, Lioudmila Denissova,  "plus de 1,19 million" d'Ukrainiens, "y compris plus de 200.000 enfants, ont été déportés vers la Fédération de Russie".

 

19h09 TU. Les forces russes accusées de crimes de guerre dans la région de Kharkiv.

Les autorités ukrainiennes et des témoins ont accusé les forces russes d'avoir tiré au char sur une maison dans un village près de Kharkiv, dans l'est du pays, tuant plusieurs civils.

La chaîne américaine CNN a pour sa part publié jeudi 12 mai ce qu'elle présente comme des images de vidéosurveillance montrant deux civils ukrainiens abattus dans le dos par des soldats russes.

La scène, qui se déroule près d'un concessionnaire automobile le 17 mars, dans la banlieue de Kiev, montre un groupe de cinq soldats fouiller les deux hommes avant de les laisser partir. Lorsqu'ils s'en vont, deux soldats leur tirent dans le dos.

Selon CNN, le Parquet ukrainien enquête sur ces faits sur la base d'accusations de crimes de guerre.

Dans la région de Kharkiv, le Parquet régional a lui fait état de l'exhumation de trois cadavres de civils tués le 27 mars dans le village de Stepanki, alors occupé par les forces de Moscou et depuis revenu sous contrôle de Kiev.

<p>La police et des volontaires exhument les corps de civils tués par les bombardements russes dans le village de Stepaky, près de Kharkiv, en Ukraine, le mercredi 11 mai 2022.</p>

La police et des volontaires exhument les corps de civils tués par les bombardements russes dans le village de Stepaky, près de Kharkiv, en Ukraine, le mercredi 11 mai 2022.

(AP Photo/Andrii Marienko)



"Les militaires (russes) ont bombardé une maison d'habitation avec un char. Deux hommes et une femme ont été tués", a-t-il indiqué dans un communiqué, précisant que leurs corps, enterrés par les voisins dans la cour de leur maison, ont été exhumés mercredi 11 mai.

La police a elle évoqué quatre morts, dont trois ont été exhumés mercredi. Elle a publié des photographies d'une maison carbonisée et de tombes surmontées de simples croix faites avec des branches de bois.