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DIRECT - Ukraine : Moscou et Kiev s'accusent mutuellement d'avoir à nouveau frappé la centrale nucléaire de Zaporijjia

La centrale nucléaire de Zaporijjia vue depuis la région de Dnipropetrovsk, à une vingtaine de kilomètres au loin., le 17 octobre 2022.
La centrale nucléaire de Zaporijjia vue depuis la région de Dnipropetrovsk, à une vingtaine de kilomètres au loin., le 17 octobre 2022.
© AP Photo/Leo Correa, File
La centrale nucléaire de Zaporijjia vue depuis la région de Dnipropetrovsk, à une vingtaine de kilomètres au loin., le 17 octobre 2022.
Un soldat ukrainien tire un mortier sur des positions russes à Bakhmut, dans la région de Donetsk, le 10 novembre 2022.

Le conseiller à la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, juge "bizarres" les propositions occidentales invitant l'Ukraine à négocier avec la Russie, au moment où Kiev a "l'initiative sur le champ de bataille." Ce 20 novembre, les deux pays s'accusent mutuellement d'avoir bombardé la centrale nucléaire de Zaporijjia.

16h44 TU . L'Ukraine nie l'exécution de prisonniers russes par ses forces.

Le chargé des droits de l'Homme au Parlement ukrainien nie ce dimanche que les forces de Kiev aient tué des prisonniers de guerre russes, arguant que les soldats ukrainiens se défendaient contre des Russes qui feignaient de se rendre.

Le médiateur Dmytro Loubynets a déclaré que des "extraits de la vidéo" - présentée par Moscou comme la preuve que Kiev a exécuté des soldats russes qui s'étaient rendus - montraient en fait que les Russes "utilisant une reddition feinte... ont commis un crime de guerre en ouvrant le feu sur les forces armées ukrainiennes" et que les soldats russes tués "ne peuvent donc pas être considérés comme des prisonniers de guerre".

13h16 TU. Emmanuel Macron s'entretient avec le patron de l'AIEA de la centrale de Zaporijjia.

Emmanuel Macron s'est entretenu ce 20 novembre avec le directeur-général de l'AIEA, Rafael Grossi, sur la situation de la centrale nucléaire de Zaporijjia.

Après cet entretien, le président français "parlera probablement cet après-midi" au président ukrainien Volodymyr Zelensky, a précisé la présidence.

La Russie et l'Ukraine se sont accusées mutuellement d'avoir bombardé la centrale, située dans le sud ukrainien et occupée militairement par l'armée russe.
Selon le ministère russe de la Défense, les forces ukrainiennes ont tiré samedi et dimanche plus d'une vingtaine d'"obus de grand calibre" sur la centrale.
Pour sa part, l'agence nucléaire ukrainienne a accusé la Russie d'avoir bombardé le site.
 

Rafael Grossi, qui dirige l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a fait lui état de "puissantes explosions" qui se sont produites dans ce secteur. "L'information est extrêmement perturbante. Des explosions sont survenues sur le site de cette grande centrale nucléaire, ce qui est totalement inacceptable", a-t-il déclaré dans un communiqué.

11h49 TU. La Russie accuse l'Ukraine d'avoir bombardé de nouveau la centrale de Zaporijjia (armée russe).

La Russie a accusé les forces ukrainiennes d'avoir procédé à de nouveaux bombardements contre la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, tout en assurant que le niveau de radiation y restait "conforme à la norme".

"Le régime de Kiev ne cesse pas les provocations afin de créer la menace d'une catastrophe à la centrale nucléaire de Zaporijjia", la plus grande d'Europe et occupée militairement par la Russie, a affirmé l'armée russe dans un communiqué.
 
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© Associated Press

Samedi et dimanche, les forces ukrainiennes ont tiré plus d'une vingtaine d'"obus de grand calibre" sur la centrale, selon le communiqué.
Ceux-ci ont notamment explosé entre les blocs énergétiques numéro 4 et 5 et visé le toit d'un "bâtiment spécial" situé à proximité de ces blocs, selon la même source.
 
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Video extaite de la chaine Telegram de Ramzan Kadyrov, le leader tchétchène allié de Moscou via Associated Presse

Malgré ces bombardements, "le niveau de radiation dans la zone de la centrale reste conforme à la norme", souligne le communiqué.

La Russie, qui mène une offensive en Ukraine depuis le 24 février, occupe militairement le territoire de la centrale et le président russe Vladimir Poutine en a revendiqué l'annexion, tout comme celle de quatre régions ukrainiennes.

Depuis plusieurs mois, Moscou et Kiev s'accusent mutuellement de bombardements sur le site, sous contrôle russe mais située non loin de la ligne de front.

10h44 TU. De "puissantes explosions" près de la centrale de Zaporijjia.
 

De "puissantes explosions" se sont produites dans le secteur de la centrale ukrainienne de Zaporijjia, a averti Rafael Grossi, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dans un communiqué.

"L'information est extrêmement perturbante. Des explosions sont survenues sur le site de cette grande centrale nucléaire, ce qui est totalement inacceptable." La sûreté et la sécurité nucléaires ne sont jusqu'à présent pas menacées précise le document.

Dans un communiqué, l'armée russe a accusé l'Ukraine de ces bombardements. "Le régime de Kiev ne cesse pas les provocations afin de créer la menace d'une catastrophe à la centrale nucléaire de Zaporijjia", indique-t-il. Ceux-ci ont notamment explosé entre les blocs énergétiques numéro 4 et 5 et visé le toit d'un "bâtiment spécial" situé à proximité de ces blocs, selon la même source.

"Le niveau de radiation dans la zone de la centrale reste conforme à la norme", souligne le communiqué.

(Re)voir : Ukraine : inquiétude autour de la centrale de Zaporijjia
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L'opérateur énergétique ukrainien, Energoatom, a quant à lui attribué ces bombardements à la Russie. "Ce matin du 20 novembre 2022, à la suite de nombreux bombardements russes, au moins 12 frappes ont été enregistrées sur le site de la centrale nucléaire de Zaporijjia", a dénoncé l'agence. Elle accuse les Russes d'"organiser une fois de plus un chantage nucléaire et mettre le monde entier en danger."

Une tranchée amenagée par les combattants ukrainiens sur le front.




06h30 TU. Zelensky envisage de nouvelles victoires dans le sud et l'est du pays.

Dans son allocution quotidienne, samedi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a fait savoir qu'il s'était entretenu avec son état-major. Ont notamment été discutés et jugés prioritaires "l'approvisionnement des troupes [...] et le fait que nous envisageons d'augmenter le nombre de drapeaux ukrainiens dans les villes du sud et de l'est du pays."

Le dirigeant a précisé que les échanges ont également porté sur la question énergétique. "Nous préparons d'importants événements internationaux - ils auront lieu bientôt", a-t-il ajouté. 
Un tramway circule dans le noir alors que la neige tombe dans le centre-ville de Kiev, le 18 novembre 2022.
Un tramway circule dans le noir alors que la neige tombe dans le centre-ville de Kiev, le 18 novembre 2022.
Andrew Kravchenko (AP)
03h30 TU. Pour Kiev, négocier maintenant avec Moscou signifierait "capituler".

Les tentatives de l'Occident de pousser l'Ukraine à négocier avec Moscou sont "bizarres", selon Mykhaïlo Podoliak, conseiller clé de la présidence ukrainienne.
 

"Quand tu as l'initiative sur le champs de la bataille, c'est un peu bizarre de recevoir des propositions du genre : vous ne pourrez pas de toute façon tout faire par la voie militaire, menez les négociations. Cela veut dire que le pays qui attaque, qui récupère ses territoires, doit capituler devant le pays qui est en train de perdre."

Ce dernier précise que la Russie n'a fait "aucune proposition directe" à l'Ukraine sur ces pourparlers. Elle préfère, toujours selon Mykhaïlo Podoliak,  les transmettre via des intermédiaires et a même évoqué la possibilité d'un cessez-le-feu.

Une idée qui n'a aucun sens pour Kiev qui n'y voit qu'une manoœvre du Kremlin pour obtenir un répit et préparer une nouvelle offensive. "La Russie ne veut pas de négociations. La Russie mène une campagne de communication appelée "négociations"", assure le conseiller. 

(Re)voir : Guerre en Ukraine : le retrait russe de Kherson est-il le signe d'un tournant dans le conflit ?

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Portée par un élan victorieux, l'Ukraine ne peut se "permettre aucune pause" dans sa contre-offensive, malgré l'arrivée du froid et de la neige qui aggravent la situation sur le terrain, poursuit Mykhaïlo Podiolak.
"Aujourd'hui chaque petite pause ne fait qu'alourdir les pertes subies par l'Ukraine", a martelé le responsable alors que Moscou pilonne depuis des semaines des infrastructures énergétiques du pays plongeant dans le noir des millions de foyers.

Les régions de Zaporijjia (sud) et Lougansk (est) sont désormais les "directions clé" pour l'armée, a estimé Podoliak, qui a toutefois refusé de spéculer sur la possibilité d'une opération militaire en vue de reprendre la péninsule de Crimée, annexée par Moscou en 2014.

Dans ce contexte, les autorités ukrainiennes espèrent une augmentation des livraisons d'armes occidentales. "Ce serait très important de le faire justement en hiver", a observé le conseiller du président.
Et d'énumérer: "il nous faut encore 150 à 200 chars, environ 300 blindés", une centaine de systèmes d'artillerie, 50 à 70 systèmes de lance-roquette multiples, notamment de redoutables HIMARS américains de l'Ukraine possède déjà plusieurs unités, ainsi que "dix à 15 systèmes de défense anti-aérienne pour fermer le ciel".

Il a également cité les missiles américains ATACMS, d'une portée de 300 kilomètres alors que celle des armes dont l'Ukraine dispose actuellement dépasse à peine 80 kilomètres.

Pour Mykhaïlo Podoliak, ces missiles vont "rapprocher la fin de la guerre" en permettant à l'Ukraine de "détruire de gros dépôts" militaires russes se trouvant profondément dans les zones occupées et qui sont pour le moment inaccessibles.
Kiev "n'a pas besoin" d'attaquer des cibles militaires à l'intérieur de la Russie, a assuré le conseiller. "La guerre finira quand nous reprendrons le contrôle de nos frontières et quand la Russie va avoir peur de l'Ukraine".