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DIRECT-Ukraine : Volodymyr Zelensky promet "la victoire sur les Russes"

Le président Zelensky entouré de gardes du corps armés, s'est rendu à Izioum, la ville récemment reprise aux Russes. Habillé en kaki, il portait à l'épaule un écusson "l'Ukraine ou la mort".
Le président Zelensky entouré de gardes du corps armés, s'est rendu à Izioum, la ville récemment reprise aux Russes. Habillé en kaki, il portait à l'épaule un écusson "l'Ukraine ou la mort".
© AP Photo/Leo Correa
Le président Zelensky entouré de gardes du corps armés, s'est rendu à Izioum, la ville récemment reprise aux Russes. Habillé en kaki, il portait à l'épaule un écusson "l'Ukraine ou la mort".
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen s'exprime sur l'Ukraine au Parlement européen à Strasbourg, en France, le mercredi 14 septembre 2022.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu à Izioum, ville stratégique reconquise dans la région de Kharkiv dans l'est du pays. "Nous n'avançons que dans une direction, en avant, vers la victoire" a-t-il déclaré. Le secrétaire général de l'ONU très pessimiste après avoir parlé au téléphone avec Vladimir Poutine déclare ce soir qui il a "le sentiment que nous sommes très loin de la paix. Je mentirais si je disais que cela pourrait arriver bientôt."

19H38 TU. La ville de Kryvyï Rig menacée d'inondations après une frappe russe.

La ville de Kryvyï Rig, dans le centre de l'Ukraine, est menacée d'inondations après une frappe russe ayant endommagé des infrastructures hydrauliques et provoqué la crue d'une rivière, affirme la présidence ukrainienne.
"Au point d'impact, on observe un débit d'eau de 100 m3 par seconde, ce qui représente un grand volume. Le niveau de l'eau de l'Ingoulets (la rivière) change toutes les heures", a déclaré le chef adjoint de l'administration présidentielle Kyrylo Tymochenko.
 
 

Selon lui, le centre et un autre quartier de cette cité de 600.000 habitants sont "sous le risque d'inondations".
"C'est un défi pour nous tous, mais la situation est sous contrôle. Tous les services sont impliqués pour éliminer la menace le plus rapidement possible", a-t-il ajouté sur Telegram.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, originaire de Kryvyï Rig, avait précédemment annoncé une frappe russe y ayant visé des "infrastructures hydrauliques", sans faire de victimes. Une "tentative d'inonder Kryvyï Rig", selon lui.

Le gouverneur de la région, Valentin Reznitchenko, a de son côté évoqué sept missiles russes Kh-22 tirés d'un avion, qui ont "gravement endommagé" ces infrastructures.

17H43 TU. Les chances de paix "minimales", dit le chef de l'ONU après une conversation avec Poutine.

Les chances de paix en Ukraine sont "minimales à ce stade", a déclaré le secrétaire général de l'ONU après une conversation téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine, avec qui il a également discuté des exportations russes de nourriture et d'engrais.
 
Le secrétaire général de l'ONU quand il se trouvait au près des victimes des inondations à Jaffarabad au Pakistan, le 10 septembre dernier.
Le secrétaire général de l'ONU quand il se trouvait au près des victimes des inondations à Jaffarabad au Pakistan, le 10 septembre dernier.
© Pakistan Prime Minister Office via AP

"J'ai le sentiment que nous sommes très loin de la paix. Je mentirais si je disais que cela pourrait arriver bientôt", a déclaré Antonio Guterres lors d'une conférence de presse.
"Je n'ai aucune illusion, à ce stade les chances d'un accord de paix sont minimales", a-t-il insisté, notant que même un cessez-le-feu "n'est pas en vue".
"Je poursuis mes contacts avec les deux parties et j'espère qu'un jour il sera possible d'aller vers une discussion de plus haut niveau".

En attendant, le secrétaire général poursuit notamment les discussions concernant les exportations de produits alimentaires et d'engrais russes.

17H26 TU. Les céréales ukrainiennes doivent aller "en priorité" aux pays pauvres, dit Poutine à Guterres.

Lors d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général des Nations Unis, Vladimir Poutine a jugé que les céréales ukrainiennes devaient aller "en priorité" aux pays qui en ont le plus besoin.
Le 19 août, le chef du PAM David Beasley était dans le nord du Kenya, dans le village de Wagalla, menacé comme d'autres pays d'Afrique par la famine. Les États-Unis ont annoncé acheter 150 000 tonnes de grain depuis l'Ukraine a annoncé le Programme Alimentaire Mondial.
Le 19 août, le chef du PAM David Beasley était dans le nord du Kenya, dans le village de Wagalla, menacé comme d'autres pays d'Afrique par la famine. Les États-Unis ont annoncé acheter 150 000 tonnes de grain depuis l'Ukraine a annoncé le Programme Alimentaire Mondial.
© AP Photo/Brian Inganga

Au cours de ces discussions, "l'attention a principalement porté sur la mise en oeuvre des accords d'Istanbul sur l'exportation des céréales ukrainiennes (...). Les deux parties ont souligné l'importance d'accorder la priorité à ceux, en Afrique, au Proche-Orient et en Amérique latine, qui ont besoin de nourriture", a déclaré le Kremlin dans un communiqué.

De son côté, Antonio Guterres a "fourni des informations détaillées sur les efforts fournis (...) pour lever tous les obstacles" aux exportations russes, se disant "pleinement engagé à résoudre ce problème", selon le Kremlin.

Les critiques russes sur les accords d'Istanbul ont suscité la crainte de voir les exportations ukrainiennes être de nouveau entravées, alors que le conflit suscite des préoccupations pour la sécurité alimentaire mondiale.

Dans ce contexte, le Kremlin a indiqué la semaine dernière que Vladimir Poutine comptait parler des accords d'Istanbul avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Les deux dirigeants doivent se voir vendredi16 septembre en Ouzbékistan.

Lors de son entretien téléphonique, le président russe a aussi salué la "coopération constructive" avec l'Agence internationale de l'énergie atomique au sujet de la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, selon le Kremlin.


16H41 TU. Vladimir Poutine ne considère pas la guerre en Ukraine comme une "erreur", affirme le chancelier allemand Olaf Scholz.
Olaf Scholz à Berlin ce 14 septembre, lors d'une réunion de son cabinet.
Olaf Scholz à Berlin ce 14 septembre, lors d'une réunion de son cabinet.
© AP Photo/Michael Sohn
Vladimir Poutine ne considère pas la guerre en Ukraine comme une "erreur", a affirmé le chancelier allemand Olaf Scholz, lors d'une conférence de presse où il était questionné sur son entretien la veille avec le président russe.

"Malheureusement, je ne peux pas vous dire qu'il y a maintenant une prise de conscience croissante que c'était une erreur de commencer cette guerre", a-t-il rajouté. Et selon lui, l'opinion de Poutine n'est pas près de changer: "Rien ne laisse à penser qu'une nouvelle position est en train d'émerger là-bas", a affirmé le chancelier allemand qui a eu une conversation téléphonique de 90 minutes avec le président russe mardi.

Olaf Scholz a estimé qu'il était "juste" de se parler et de dire ce que l'on avait à se dire. "Car je suis fermement convaincu que la Russie doit se retirer, que ses troupes doivent se retirer, afin que la paix ait une chance dans cette région", a-t-il martelé.
"Et chaque jour, il devient de plus en plus clair que c'est la seule perspective" possible, a-t-il poursuivi. Et d'ajouter: "Il faut en parler".


15H52 TU. Le président bélarusse Loukachenko se filme fendant des bûches pour aider l'Europe qui "meurt de froid".

Le dirigeant bélarusse Alexandre Loukachenko, principal allié de la Russie, a publié une vidéo dans laquelle il apparaît, moqueur, en train de fendre du bois pour aider l'Europe à ne pas "mourir de froid" cet hiver.
 

Cette pique intervient au moment où les pays européens, confrontés à une explosion des prix du gaz et de l'électricité à cause du conflit en Ukraine, redoutent des pénuries et appellent leurs habitants à la "sobriété" énergétique.

Dans cette vidéo diffusée par la télévision nationale, on voit le président Loukachenko muni d'une hache devant une pile de bûches fraîchement coupées.
"On ne les laissera pas mourir de froid en Europe", lance le dirigeant bélarusse, hilare. "On aidera nos frères. Peut-être qu'eux nous aideront un jour aussi", ajoute-t-il, avant de fendre une bûche d'un grand coup de hache.

"L'Europe ne peut pas faire la fine bouche en ce moment. Du sapin ou du bouleau, l'important c'est qu'ils aient chaud", poursuit Alexandre Loukachenko (le meilleur bois de chauffage étant le chêne, le hêtre et le frêne n.d.l.r).

Cette mise en scène du dirigeant bélarusse, habitué aux apparitions publiques décalées, intervient alors que les relations entre les pays européens et Minsk, allié de Moscou, sont fortement tendues.


13H03 TU. L'Ukraine au menu des entretiens de la ministre française des Affaires étrangères en Inde.

Catherine Colonna, dont c'est la première visite en Inde et première visite bilatérale en Asie depuis son entrée en fonctions, a rencontré Subrahmanyam Jaishankar, ministre indien des Affaires étrangères en début d'après-midi.
 

Ils ont évoqué l'ensemble du partenariat stratégique bilatéral, les sujets régionaux et mondiaux d'intérêt commun et la coordination des questions examinées au Conseil de sécurité des Nations unies, que la France préside actuellement.

La ministre a déclaré "la guerre d'agression déclenchée par la Russie" avait été discutée avec son homologue indien. "Ce que nous avons vu et ce que nous devons empêcher de se poursuivre, c'est qu'un membre important de la société internationale, membre permanent du Conseil de sécurité, a choisi de fouler au pied, en déclenchant une guerre d'agression, et continue de le faire en ce moment même, tous les principes sur lesquels l'ordre international est fondé", a ajouté la ministre.
"La France et l'Inde refusent un monde où la force fait le droit", a-t-elle ajouté.

S'approvisionnant en armes auprès de la Russie, l'Inde, comme la Chine, a refusé de condamner l'invasion de l'Ukraine et a augmenté ses achats de pétrole russe.
En juin, elle a néanmoins cosigné une déclaration du G7 s'engageant à "respecter l'intégrité territoriale et la souveraineté des autres États".
"Concernant l'Ukraine, nous en avons discuté aujourd'hui, je pense que ce qui est important, c'est qu'il y ait un retour au dialogue et à la diplomatie", a répété le ministre indien.
"Parmi les grands pays du monde, deux dirigeants ont des contacts réguliers avec les deux parties en conflit, ce sont le Premier ministre Modi et le Président Macron", a-t-il également rappelé,"je pense que nous partageons l'idée que l'objectif final est le retour à la table des négociations".


12H40 TU. GRTgaz annonce que des exportations de gaz pourront commencer "mi-octobre" de la France vers l'Allemagne.

Une capacité nouvelle d'exportation de gaz de la France vers l'Allemagne sera disponible "mi-octobre", a annoncé le directeur général du gestionnaire du réseau de gaz en France, GRTgaz Thierry Trouvé, lors d'une conférence de presse aujourd'hui.

"Sous l'effet de la guerre en Ukraine, les flux de gaz historiquement en provenance de l'Est se sont inversés. Un tarissement professif des transits de gaz provenant d'Allemagne (avec du gaz russe, NDLR) s'est opéré depuis l'été 2022: GRTgaz travaille à adapter son réseau pour développer une capacité nouvelle d'export de la France vers l'Allemagne qui sera disponible mi-octobre", précise un communiqué de GRTgaz diffusé dans la foulée.

La France, dont les réserves sont bien remplies, devra toutefois faire un effort et économiser "dès maintenant" pour le cas d'un hiver très froid.

Auparavant, dans la matinée ce mercredi, le gestionnaire du réseau français de transport d'électricité RTE avait lui aussi sonné la "mobilisation" en appelant les Français à faire un effort de sobriété, face à une situation qualifiée d'"exceptionnelle".
Selon RTE, un "risque de coupure ne peut pas être totalement exclu", mais "il pourrait être évité en baissant la consommation nationale de 1 à 5% dans la majorité des cas, et jusqu'à 15% dans les situations météorologiques les plus extrêmes".

Concrètement, pour les entreprises, collectivités et particuliers, il s'agit de baisser ou reporter la consommation de chauffage, d'éclairage ou de cuisson, notamment lors des pics de consommation, le matin entre 8H00 et 13H00 et le soir entre 18H00 et 20H00.

12H35 TU. La Finlande adopte un plan de soutien au secteur de l'électricité

Le Parlement finlandais a adopté aujourd'hui un plan de soutien de 10 milliards d'euros au secteur de l'électricité pour le protéger des turbulences dans ce domaine en Europe, provoquées par l'invasion russe de l'Ukraine.

Ce plan, composé de prêts et de garanties financières, vise notamment à aider les entreprises à disposer de fonds suffisants pour payer les garanties de plus en plus importantes nécessaires pour pouvoir vendre des contrats à terme sur le marché de l'électricité.

La Suède voisine, ainsi que le Danemark, ont pris des mesures similaires à la Finlande depuis le début du mois.

Helsinki a également apporté une aide spécifique à son principal groupe énergétique public, Fortum, sous la forme d'une ligne de crédit de 2,35 milliards d'euros. L'entreprise a dit vouloir s'en servir "en dernier recours".
A lépoque où la Russie et la Finlande inauguraient la centrale thermique au gaz Nyagan dans la région sibérienne de Khanty-Mansiisk à 2000 km de Moscou le 24 septembre 2013. Derrière le président finlandais Sauli Niinisto se trouve le vice-président de Fortum, Alexander Chuvayev.
A lépoque où la Russie et la Finlande inauguraient la centrale thermique au gaz Nyagan dans la région sibérienne de Khanty-Mansiisk à 2000 km de Moscou le 24 septembre 2013. Derrière le président finlandais Sauli Niinisto se trouve le vice-président de Fortum, Alexander Chuvayev.
© AP Photo/RIA-Novosti, Alexei Druzhinin, Presidential Press Service
11H59 TU.  La Russie n'a pas été en mesure d'anticiper la contre-offensive ukrainienne.

En l'espace de quelques jours, les forces de Kiev ont repris l'initiative dans une guerre qui semblait engluée sur une ligne de front quasiment immobile depuis le début de l'été. Elles ont aujourd'hui repris plusieurs villes et des milliers de kilomètres carrés.
 
La Russie n'a pas su anticiper.
Pierre Grasser, historien des relations internationales et chercheur au laboratoire Sirice à Paris
Que Moscou ne l'ait pas vu venir "est un échec colossal du renseignement militaire", estime Michael Kofman, de l'institut américain CNA. Ils "ont complètement raté ça".

La "Russie n'a pas su anticiper", selon Pierre Grasser, historien des relations internationales et chercheur au laboratoire Sirice à Paris. Comme bien d'autres, il évoque la manipulation des Ukrainiens, qui ont annoncé une contre-attaque dans le sud avant d'en lancer une plus massive encore dans le nord-est. "Des signaux faibles auraient cependant pu alerter" Moscou, estime-t-il, d'autant que l'Ukraine "semble avoir sondé cette ligne de front tout au long du mois d'août" par des opérations de petite envergure.

L'effet de surprise est d'autant plus inattendu que ce conflit fait l'objet d'une profusion sans précédent d'images satellites et d'informations disponibles à tous - ce que les espions appellent les "sources ouvertes". Aucun mouvement majeur de troupes ou d'artillerie ne peut en principe échapper à l'ennemi.

Rob Lee, chercheur à l'Institut de recherche des relations internationales (FPRI) de Philadelphie, relève même que certaines chaines russes sur Telegram évoquaient une concentration ukrainienne près de Kharkiv depuis un mois. "Une des plus grandes faiblesses de l'armée russe est qu'elle est lente à répondre aux évolutions du champ de bataille", fait valoir l'expert.

Encore prisonnière de la culture soviétique, l'armée russe "est très centralisée mais prend aussi de mauvaises décisions - voire n'en prend aucune".

(RE)voir : Russie : l’Ukraine a-t-elle commencé la contre-attaque ?
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L'échec cuisant de la tentative de Moscou de conquérir Kiev, en mars, avait déjà mis en lumière les faiblesses insoupçonnées de celle qui fut considérée comme une des armées les plus puissantes du monde.

Le renseignement russe avait été stigmatisé, y compris par Poutine lui même, comme la faible capacité d'adaptation des unités de combat, déconnectées de leur état-major. L'armée russe s'est ensuite réorganisée, progressant dans le Donbass au printemps et infligeant de lourdes pertes à son adversaire.

11H23 TU. L'Allemagne envisage la nationalisation du groupe gazier Uniper terrassé par les baisses de livraisons de gaz russe.
 
Vue du réservoir de gaz appelé "Bierwang" d'Uniper à Unterreit près de Munich le 6 juillet 2022.
Vue du réservoir de gaz appelé "Bierwang" d'Uniper à Unterreit près de Munich le 6 juillet 2022.
© AP Photo/Matthias Schrader
Le gouvernement allemand envisage la nationalisation de son géant gazier Uniper, terrassé par les baisses de livraisons de gaz russe, dont il détient déjà 30% depuis un premier plan d'aide en juillet, indique l'entreprise aujourd'hui.
"Les parties envisagent (...) une augmentation directe du capital qui se traduirait par une participation majoritaire significative du gouvernement allemand dans Uniper", a déclaré le groupe dans un communiqué.
"Aucune décision n'est prise" pour le moment, a-t-il toutefois ajouté.

Uniper, premier importateur et stockeur de gaz en Allemagne, est frappé de plein fouet par la réduction drastique des livraisons de gaz russe depuis la guerre en Ukraine.

L'entreprise était le principal client du groupe russe Gazprom en Allemagne. Elle doit désormais, pour honorer ses contrats, se procurer du gaz sur le marché au comptant où les prix ont explosé.

Le gouvernement allemand a débloqué en juillet un plan de sauvetage massif pour aider le groupe, avec des facilités de crédit de 9 milliards d'euros auprès de la banque publique KfW.

L'État allemand est actuellement en discussions avec le groupe suédois Fortum, principal actionnaire privé d'Uniper, pour trouver une "solution de long terme" face à la crise actuelle. "Depuis la signature de l'accord, la crise énergétique européenne s'est encore aggravée car aucun volume de gaz russe n'est actuellement fourni par Nord Stream 1", fait valoir Uniper. Résultat: "depuis juillet, les pertes financières d'Uniper dues à l'augmentation des coûts d'approvisionnement en gaz ont considérablement augmenté", précise le groupe.

A la mi-août, les pertes engendrées étaient évaluées à 5 milliards d'euros par l'entreprise.

10H16 TU. Zelensky se rend à Izioum, ville clé de l'Est reprise aux Russes.
 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky se rend à Izioum, ville stratégique reconquise dans la région de Kharkiv (est), une première visite dans les territoires repris aux Russes ce mois-ci au cours d'une contre-offensive fulgurante. 

Volodymyr Zelensky a "participé" à la cérémonie de la levée du drapeau ukrainien, a indiqué sur Facebook la 25 brigade aéroportée en publiant des photos du chef de l'Etat sur place. "Notre drapeau bleu et jaune flotte déjà au-dessus d'Izioum", a dit le président ukrainien sur son compte Telegram, un message accompagné de photo de lui avec des militaires dans cette ville.

 

09H38 TU. L’Eglise orthodoxe russe prête à une nouvelle rencontre avec le pape.

L'Eglise orthodoxe russe se dit prête à une nouvelle rencontre entre le patriarche Kirill, proche soutien du président russe Vladimir Poutine, et le pape François en dépit des tensions diplomatiques en raison de la guerre en Ukraine.

Le souverain pontife argentin a ouvert mercredi 14 septembre, au deuxième jour de sa visite au Kazakhstan, un sommet inter-religieux marqué par l'absence de Kirill qui soutient l'offensive russe en Ukraine tandis que François a condamné une "agression cruelle" et "barbare" tout en tentant de maintenir ouvert le dialogue avec Moscou.

Le haut responsable orthodoxe a précisé que le pape jugeait lui-même cette rencontre "nécessaire" mais a regretté qu'il ait "annulé" une rencontre prévue en juin à Jérusalem.

"Nous étions prêts pour cette rencontre mais elle a été annulée par le Saint Siège", a déploré le métropolite Antoine en citant une interview accordée en mai par le pape au quotidien italien Corriere della Sera, dans laquelle il avait confié avoir renoncé à cette rencontre.

 

08H22 TU. Sur le départ pour Kiev, Ursula von der Leyen promet une « solidarité indéfectible » à l’Ukraine. 

Promettant une "solidarité indéfectible" de l'Europe avec l'Ukraine et la fermeté face à Moscou, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, assure que l'UE allait engager "une réforme en profondeur" du marché de l'électricité pour faire face à l'envolée des prix de l'énergie.

Lors de son discours "sur l'état de l'UE", exercice inspiré de la politique américaine, Ursula von der Leyen a mis à l'honneur la Première dame ukrainienne Olena Zelenska, à qui les eurodéputés ont réservé une ovation debout dans l'hémicycle.

"Chère Olena, il fallait un courage immense pour résister à la cruauté de Poutine. Vous avez trouvé ce courage",a-t-elle lancé, habillée aux couleurs de l'Ukraine, annonçant qu'elle partirait pour Kiev dès la fin du débat parlementaire sur son discours à Strasbourg afin de discuter "en détail" de la poursuite de l'aide européenne avec le président Volodymyr Zelensky .

"Je me tiens ici, devant vous, animée de la conviction que, grâce à notre courage et à notre solidarité, Poutine échouera et l’Europe vaincra", a déclaré la présidente de la Commission européenne, qui s'est exprimé successivement en anglais, français et allemand.

"La solidarité de l’Europe avec l’Ukraine demeurera indéfectible", a promis la dirigeante européenne, insistant sur le fait que l'heure n'était "pas à l'apaisement" et que les sanctions de l'UE à l'encontre de la Russie n'étaient pas près d’être levées.

 

07H27 TU. La première dame d'Ukraine ovationnée au Parlement européen.

La première dame d'Ukraine, Olena Zelenska, a été ovationnée par les eurodéputés dans l'hémicycle du Parlement européen à Strasbourg, en amont d'un discours de la présidente de la Commission européenne.

"C'est un immense honneur d'avoir Olena Zelenska avec nous en ce jour important", a déclaré la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola.

Les députés européens présents ont réservé  une ovation debout à la femme du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Pour la première fois de son histoire, ce Parlement débat de l’état de notre Union alors que la guerre fait rage sur le sol européen", a déclaré Ursula von der Leyen, habillée aux couleurs de l'Ukraine, en introduction de son "discours sur l'état de l'Union", son discours politique annuel majeur.

"Chère Olena, il fallait un courage immense pour résister à la cruauté de Poutine. Vous avez trouvé ce courage", a-t-elle lancé.

"Aujourd’hui, nous voulons vous remercier, vous et tous les Ukrainiens".

Scénariste de profession, Olena Zelenska a, depuis le début de la guerre dans son pays en février, fait de plus en plus entendre sa voix pour plaider en faveur de son peuple. Sa présence à Strasbourg, comme invitée d'honneur, avait été dévoilée mardi soir par Ursula von der Leyen sur Twitter.

 

07H21 TU. Ursula Von der Leyen défend les sanctions face à Moscou: l'heure n'est "pas à l'apaisement".

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, martelle que les sanctions imposées à la Russie en raison de la guerre en Ukraine devaient être maintenues et a jugé que le temps de l'apaisement n'était pas venu.

"Je veux que ce soit clair: les sanctions ne sont pas près d’être levées. L'heure est à la détermination, pas à l’apaisement", a-t-elle lancé devant le Parlement européen à Strasbourg.

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Ursula von der Leyen annonce également son déplacement à Kiev pour rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont la femme était présente au Parlement européen à Strasbourg.

"Je vais me rendre aujourd'hui à Kiev pour rencontrer le président Zelensky", afin de discuter "en détail" de la poursuite de l'aide européenne, a-t-elle annoncé dans son discours sur l'Etat de l'UE devant les eurodéputés.


06H39 TU.  Deux morts et six blessés lors d'un bombardement sur la région de Mykolaïv, selon le gouverneur.

Le gouverneur ukrainien de Mykolaïv, Vitaliy Kim, a déclaré sur Telegram  que lors du bombardement de sa région par la Russie au cours des dernières 24 heures, deux civils ont été tués et six blessés. Selon lui, plusieurs immeubles résidentiels et commerces ont été touchés dans la ville de Mylolaïv.


06H31 TU. Vladimir Poutine aurait rejeté une demande d'accord avec Kiev au début de la guerre, selon l'agence de presse Reuters.

Reuters annonce qu'un représentant de Vladimir Poutine en Ukraine aurait déclaré au président russe au début de la guerre qu'il avait conclu un accord provisoire avec Kyev. L'accord aurait pu satisfaire la Russie car il prévoyait que l'Ukraine reste bien en dehors de l'OTAN. Vladimir Poutine l'aurait rejeté et aurait poursuivi sa campagne militaire, selon trois personnes proches du dirigeant russe.

L'envoyé, d'origine ukrainienne, Dmitri Kozak, a déclaré à Poutine qu'il pensait que l'accord qu'il avait conclu pouvait alors éviter l'occupation à grande échelle de l'Ukraine, selon ces sources. La recommandation de Kozak à Poutine d'adopter l'accord est rapportée par Reuters pour la première fois.

Interrogé sur les conclusions de Reuters, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré: "Cela n'a absolument aucun rapport avec la réalité. Rien de tel ne s'est jamais produit. Ce sont des informations absolument incorrectes".

En novembre 2021, Dmitri Peskov décrivait les accusations selon lesquelles la Russie se préparait à envahir l'Ukraine comme une invention "creuse et sans fondement" des médias occidentaux.

05H53 TU. Les revenus pétroliers et gaziers russes sont tombés à leur plus bas depuis près d'un an, malgré une forte hausse des prix, selon un rapport.

Selon Bloomberg, les revenus du Kremlin provenant de ses ressources en combustibles fossiles, représentant plus d'un tiers du budget national, sont tombés à 671,9 milliards de roubles (11,1 milliards de dollars) en août, le plus bas depuis juin 2021, d'après sur les données du ministère russe des Finances.

Le chiffre est en baisse de 13 % par rapport à juillet et de 3,4 % par rapport à il y a 12 mois.

05H25 TU. La Russie a probablement utilisé des drones de fabrication iranienne pour la première fois, selon le Royaume-Uni.

La Russie a probablement utilisé pour la première fois des véhicules aériens sans équipage de fabrication iranienne en Ukraine, déclarent les services de renseignement de la défense britannique, après que Kyev a rapporté avoir abattu l'un des drones – un Shahed-136.

L'appareil est une arme "d'attaque à sens unique", a déclaré le Ministère de la Défense britannique, et a déjà été utilisé au Moyen-Orient. L'abattage du drone près de la ligne de front en Ukraine suggère que la Russie utilise les armes comme une arme tactique plutôt que comme une arme stratégique ciblant des installations militaires plus profondément sur le territoire ukrainien.

"La Russie s'approvisionne presque certainement de plus en plus en armes auprès d'autres États lourdement sanctionnés comme l'Iran et la Corée du Nord à mesure que ses propres stocks diminuent", a rajouté le Ministère.
 

05H10 TU. Des "mesures de stabilisation" étaient déployées sur un territoire reconquis lors d'une offensive", selon Volodymyr Zelensky (The Guardian).

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky déclare que des "mesures de stabilisation" étaient toujours en cours dans la région de Kharkiv afin de consolider les gains spectaculaires de ses forces armées au cours du week-end.

Dans une allocution mardi 13 septembre ay soir, le président ukrainien a déclaré qu'environ 8 000 km2 de territoire avaient été libérés jusqu'à présent, tous dans la région nord-est de Kharkiv.

"Des mesures de stabilisation" ont été achevées dans environ la moitié de ce territoire, a-t-il déclaré, "et dans une zone libérée d'environ la même taille, des mesures de stabilisation sont toujours en cours".

Il a également annoncé que des progrès avaient été accomplis pour renforcer le soutien international à la sécurité future de l'Ukraine.

"Nous travaillons pour que les garants de la sécurité de notre État deviennent les entités les plus fortes du monde libre. Nous avons déjà construit avec nos partenaires une puissante coalition anti-guerre qui comprend des dizaines de pays différents. Et maintenant, nous travaillons à transformer les États les plus puissants qui nous aident déjà en une coalition de paix qui durera pour toujours" a-t-il poursuivit.