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DIRECT-Ukraine : pour Washington, le rythme réduit des combats devrait durer plusieurs mois

Avril Haines, directrice du renseignement national, prend la parole alors que le secrétaire d'État Antony Blinken visite le bureau du directeur du renseignement national à McLean, en Virginie, le lundi 18 juillet 2022.
Avril Haines, directrice du renseignement national, prend la parole alors que le secrétaire d'État Antony Blinken visite le bureau du directeur du renseignement national à McLean, en Virginie, le lundi 18 juillet 2022.
(Saul Loeb/Pool via AP)

Le rythme des combats en Ukraine aurait ralenti ces derniers jours. C'est en tout cas ce que semble penser la cheffe du renseignement américain, Avril Haines. Pour elle, ce rythme risque d'ailleurs de durer plusieurs mois. Un ralentissement qui pourrait mettre Vladimir Poutine dans l'embarras, alors que la population russe désapprouve de plus en plus la poursuite du conflit. 

19h26 TU. Seulement 25% des Russes encore en faveur de la guerre. 

Selon le ministère de la Défense britannique, le soutien à l'offensive en Ukraine est en chute libre en Russie. 
 

Un sondage des services de protection fédérale consulté par un média indépendant russe indiquerait que "55% des Russes sont en faveur de négociations de paix avec l'Ukraine" et que seulement 25% de la population soutiendrait encore "l'opération spéciale" déclenchée par Vladimir Poutine en février dernier. 

En avril 2022, près de 80% des Russes soutenaient leur président selon la Défense britannique, qui estime que la mobilisation partielle imposée par Vladimir Poutine en septembre dernier est en partie responsable du revirement de l'opinion russe. 

(Re)voir : en Russie, la mobilisation est un fiasco​
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16h00 TU. L'OPEP+ maintient son quota de production.

À la veille de l'entrée en vigueur de nouvelles sanctions visant le brut russe, les représentants des treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) conduits par Ryad, et leurs dix alliés emmenés par Moscou, ont convenu de garder le cap décidé en octobre d'une réduction de deux millions de barils par jour jusqu'à fin 2023

(Re)lire : pétrole : l'Opep+ choisit le statu quo dans un contexte instable

La décision, largement anticipée, a été rendue après une rapide réunion par visioconférence. Ce statu quo se justifie notamment par "l'incertitude quant à l'impact sur la production de brut russe" du nouveau train de sanctions, a commenté pour l'AFP Giovanni Stauvono, analyste d'UBS. La Russie est vent debout contre le plafonnement du prix de son pétrole que l'Union européenne, le G7 et l'Australie ont prévu de mettre en place lundi "ou très peu de temps après".
 

11H16 TU. Plus de 500 localités toujours sans électricité en Ukraine.

Plus de 500 localités ukrainiennes se trouvent toujours sans électricité, à la suite de frappes russes ces dernières semaines qui ont largement endommagé le réseau électrique national, a indiqué un représentant du ministère de l'Intérieur. 

"L'ennemi continue d'attaquer les infrastructures essentielles du pays. Actuellement, 507 localités dans huit régions de notre pays sont coupées de l'alimentation électrique", a déclaré à la télévision ukrainienne Yevgueniï Yénine, premier vice-ministre de l'Intérieur.

(Re)voir : Ukraine : pas d'électricité à l'entrée de l'hiver

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Dans le détail, "la région de Kharkiv est la plus touchée, où 112 villages sont isolés; dans les régions de Donetsk et de Kherson: plus de 90; la région de Mykolaïv: 82; la région de Zaporijjia: 76; la région de Lougansk: 43", a-t-il précisé.

Samedi, les autorités ukrainiennes avaient de nouveau exhorté les civils à tenir bon malgré des conditions de vie qui se détériorent. La perspective de nouvelles frappes russes sur le réseau énergétique ukrainien fait craindre un hiver particulièrement compliqué pour la population civile et une nouvelle vague de réfugiés hors du pays.

10H45 TU. Pour Nicolas Dupont-Aignan, il faut "calmer Zelensky".

L'ancien candidat souverainiste à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan estime qu'il est temps de "faire la paix" entre l'Ukraine et la Russie et de "calmer Zelensky", le président ukrainien, dont l'objectif serait "d'être l'instrument de la destruction de la Russie".

"Je pense qu'aujourd'hui le combat dérive", a déclaré le président du parti Debout la France sur le plateau du Grand rendez-vous (Europe 1/Les Echos/Cnews). "La France gaullienne devrait prendre ses distances et avoir une position d'arbitre. Car l'objectif de Volodymyr Zelensky, ce n'est plus de défendre l'Ukraine, c'est, en sacrifiant son peuple, d'être l'instrument de la destruction de la Russie. Et c'est une très grave erreur", a plaidé Nicolas Dupont-Aignan.

(Re)lire : portrait : Nicolas Dupont-Aignan, souverainisme, gaullisme et mise en scène

Assurant que dans ce conflit, débuté en février, "les torts sont beaucoup plus partagés qu'on ne le dit", le député de l'Essonne a affirmé que c'était "le moment d'éviter le suicide de l'Europe". "C'est le moment de faire la paix, de trouver un compromis entre les deux, et de calmer Zelensky", a-t-il insisté.

"Je ne légitime en rien l'agression russe", a-t-il encore nuancé. "Je dis simplement qu'aujourd'hui les deux forces sont en train de s'épuiser et l'Europe est en train de sombrer avec", a-t-il poursuivi. Pour  Nicolas Dupont-Aignan, il faut désormais "absolument arrêter les sanctions économiques, arrêter les livraisons d'armes en échange d'un cessez-le-feu et il faut se mettre à la table des négociations".

07H20 TU. Les États-Unis s'attendent à ce que le rythme réduit des combats se poursuive au cours des prochains mois.

La cheffe du renseignement américain, Avril Haines a déclaré que malgré les attaques contre le réseau électrique ukrainien et d'autres infrastructures hivernales critiques, elle ne voit aucune preuve d'un affaiblissement de la volonté ukrainienne de résister et s'attend à ce que le rythme réduit des combats se poursuive au cours des prochains mois.

"Nous constatons déjà une sorte de ralentissement du conflit … et nous nous attendons à cela dans les mois à venir", a déclaré Avril Haines au Reagan National Defence Forum en Californie. Elle a rajouté que les militaires ukrainiens et russes chercheraient à se rééquiper et à se réapprovisionner pour se préparer à une contre-offensive après l'hiver.

(Re)lire : Ukraine : le risque de la guerre en hiver
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Sur ce à quoi cela ressemblerait, elle a ajouté : "Nous sommes en fait assez sceptiques quant à savoir si les Russes seront ou non prêts à le faire. Je pense de manière plus optimiste pour les Ukrainiens dans ce laps de temps". Interrogée sur les effets des attaques russes sur le réseau électrique ukrainien et d'autres infrastructures civiles, Avril Haines a déclaré que l'objectif de Moscou était en partie de saper la volonté des Ukrainiens de résister.

06H00 TU.  Les producteurs de pétrole de l'Opep+ devraient opter dimanche pour la prudence et maintenir les coupes actuelles.

Les producteurs de pétrole de l'Opep+ devraient opter dimanche pour la prudence et maintenir les coupes actuelles à la veille de l'entrée en vigueur de nouvelles sanctions contre Moscou, pilier avec Ryad de l'alliance.
 

Les représentants des treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), conduits par Ryad, et leurs dix alliés emmenés par Moscou, se retrouvent à 11H00 GMT dans un climat électrique.

(Re)voir : Europe : que va changer le plafonnement des prix du pétrole russe ?

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La Russie est vent debout contre le plafonnement du prix de son pétrole que l'Union européenne, le G7 et l'Australie ont prévu de mettre en place lundi "ou très peu de temps après". C'est aussi ce jour-là que débute l'embargo de l'UE sur le brut russe acheminé par voie maritime, qui va supprimer les deux tiers de ses achats à Moscou. Objectif de ces mesures: priver Moscou des moyens de financer sa guerre en Ukraine.

05H56 TU. Emmanuel Macron dit que l'Occident devrait envisager une garantie russe.

L'Occident devrait réfléchir à la manière de répondre au besoin de garanties de sécurité de la Russie si le président Vladimir Poutine accepte les négociations sur la fin de la guerre en Ukraine, a déclaré le président français Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron a déclaré que l'Europe devait répondre à la crainte de Poutine que "l'OTAN vienne jusqu'à ses portes" et au déploiement d'armes qui pourraient menacer la Russie, alors que l'Europe prépare sa future architecture de sécurité.

(Re)lire : Macron et Biden veulent chercher ensemble une issue en Ukraine​

02H27 TU. Le secrétaire américain à la Défense accuse la Russie de "cruauté délibérée" en Ukraine.

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, accuse la Russie de "cruauté délibérée" dans sa guerre en Ukraine, affirmant que Moscou ciblait intentionnellement des civils.

"Avec une cruauté délibérée, la Russie met des civils et des cibles civiles dans son viseur", a déclaré Lloyd Austin au Reagan National Defence Forum à Simi Valley, en Californie. "Les attaques russes ont fait des morts d'enfants, détruit des écoles et détruit des hôpitaux", a-t-il déclaré.