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DIRECT-Ukraine : Poutine va formaliser l'annexion de quatre régions ukrainiennes, une annexion qui n'a "pas de place dans le monde moderne" déclare Antonio Guterres

Devant la cathédrale Saint Basile et le mausolée de Lénine un grand panneau lumineux affiche les noms des territoires annexés <em>"Donetsk, Lugansk, Zaporijia, Kherson, Russie" </em>. Demain, le président Poutine et les leaders des quatre régions d'Ukraine qui ont voté pour le référendum d'annexion vont signer les documents d'incorporation. Moscou, le 29 septembre 2022
Devant la cathédrale Saint Basile et le mausolée de Lénine un grand panneau lumineux affiche les noms des territoires annexés "Donetsk, Lugansk, Zaporijia, Kherson, Russie" . Demain, le président Poutine et les leaders des quatre régions d'Ukraine qui ont voté pour le référendum d'annexion vont signer les documents d'incorporation. Moscou, le 29 septembre 2022
© AP Photo/Alexander Zemlianichenko

Vladimir Poutine va formaliser l'annexion de quatre régions ukrainiennes demain. Il a assuré que l'offensive qu'il a lancée contre l'Ukraine le 24 février était l'un des résultats de l'"effondrement de l'Union soviétique". Une annexion qui n'a "pas de place dans le monde moderne" déclare ce soir le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

19h36 TU. Biden n'acceptera "jamais, jamais, jamais" les revendications russes en Ukraine

"Je veux être très clair à ce sujet: les États-Unis ne reconnaîtront jamais, jamais, jamais les revendications de la Russie sur le territoire souverain de l'Ukraine", a affirmé le président américain lors d'un sommet à Washington réunissant des dirigeants d'îles du Pacifique.

"Les soi-disant référendums ont été une parodie, une absolue parodie. Les résultats ont été orchestrés à Moscou", a ajouté le président Biden, saluant au passage le "sacrifice" des Ukrainiens pour "sauver leur peuple et maintenir l'indépendance de leur pays".
Faisant référence au président russe Vladimir Poutine, il a encore estimé que "l'agression de la Russie en Ukraine, dans le but de poursuivre les ambitions impériales de Poutine, est en violation flagrante de la charte des Nations unies et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine".

Les propos du président américain interviennent au moment où le président russe doit formaliser demain à Moscou l'annexion par la Russie de quatre régions ukrainiennes, largement dénoncée par Kiev et ses alliés occidentaux.

19h17 TU. Le Monténégro lance une chasse aux espions

Le Monténégro a lancé une enquête sur un nombre non spécifié de personnes soupçonnées d'espionnage, ont déclaré les procureurs de l'État.
La police a perquisitionné les appartements et autres locaux de plusieurs citoyens pour "création d'une organisation criminelle et espionnage", mais a souligné qu'aucun individu n'a été arrêté, a déclaré à l'AFP Vukas Radonjic, porte-parole du bureau du procureur de l'État du Monténégro.

De son côté, le Premier ministre sortant du pays baigné par l'Adriatique, Dritan Abazovic, a déclaré que cette action était menée aux côtés des partenaires internationaux du Monténégro afin de "préserver les intérêts nationaux".
"J'espère que cela permettra de réduire l'influence malveillante au Monténégro", a déclaré Dritan Abazovic aux journalistes.

Dritan Abazovic, Premier ministre du Monténégro, lors de l'assemblée générale de l'ONU le 22 septembre 2022.
Dritan Abazovic, Premier ministre du Monténégro, lors de l'assemblée générale de l'ONU le 22 septembre 2022.
© AP Photo/Jason DeCrow


Les médias locaux ont rapporté que la police avait arrêté six diplomates russes et jusqu'à 30 citoyens russes titulaires d'un permis de séjour temporaire, ainsi que deux citoyens monténégrins, car ils sont soupçonnés de travailler pour les services de renseignement russes. L'un d'entre eux est un diplomate expérimenté et ancien porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Monténégro, a rapporté le portail d'information Vijesti, citant ses sources.

Abazovic s'est récemment rendu aux États-Unis, où il a parlé de l'influence "économique et politique" de la Russie et de la Chine dans son pays.
Bien que nourrissant des liens historiques avec Moscou, les relations entre le Monténégro et la Russie se sont refroidies après que la nation balkanique a rejoint l'OTAN en 2017, et s'est jointe aux sanctions occidentales contre le Kremlin après l'invasion de l'Ukraine par Vladimir Poutine.

18h51 TU. Le Sénat américain adopte une rallonge au budget américain avec 12 milliards pour l'Ukraine

Le Sénat américain a voté une nouvelle enveloppe de plus de 12 milliards de dollars pour l'Ukraine lors de l'adoption d'une rallonge au budget fédéral des États-Unis jusqu'en décembre.

Le texte, approuvé dans l'après-midi par des sénateurs des deux camps, comprend un large volet militaire pour Kiev, à l'heure où le président russe Vladimir Poutine s'apprête à formaliser l'annexion par la Russie de quatre régions ukrainiennes.
Quelque 3 milliards de dollars ont ainsi été débloqués par les États-Unis pour former, équiper et rémunérer les troupes ukrainiennes.

Le paquet comprend également plus de 4,5 milliards de dollars afin d'assurer "la continuité du gouvernement" ukrainien et de répondre aux besoins macroéconomiques de Kiev.

Plusieurs milliards de dollars seront par ailleurs alloués à l'armée américaine, qui s'en servira notamment pour financer le déploiement de troupes dans les pays avoisinants et reconstituer ses stocks d'armement.
"Sept mois après le début du conflit, il est clair que l'aide américaine a beaucoup aidé le peuple ukrainien à résister à l'agression vicieuse de Poutine", a déclaré le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer.

Chuck Schumer lors d'un point presse à Washington le 28 septembre 2022.
Chuck Schumer lors d'un point presse à Washington le 28 septembre 2022.
© AP Photo/J. Scott Applewhite, File


"Mais le combat est loin d'être terminé, et nous devons continuer à aider le courageux et vaillant peuple ukrainien", a-t-il plaidé depuis l'hémicycle.

Cette nouvelle enveloppe porterait à plus de 65 milliards de dollars l'aide fournie par les États-Unis à l'Ukraine depuis le début de l'année. Elle doit désormais être soumise au vote des élus de la Chambre des représentants, avant d'être promulguée par le président américain Joe Biden.

18h06 TU. Nord Stream: Poutine dénonce auprès d'Erdogan un "acte de terrorisme international"

Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé auprès de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan les attaques présumées ayant visé les gazoducs Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique, qui représentent selon lui un "acte de terrorisme international".

Lors d'un entretien téléphonique avec Recep Erdogan , Vlaidmir Poutine "a donné son point de vue sur cet acte de sabotage sans précédent, en réalité un acte de terrorisme international, contre Nord Stream 1 et Nord Stream 2", a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

La Russie, qui a pointé avec insistance hier l'hostilité affichée des Etats-Unis à Nord Stream, a observé que le sabotage supposait "l'implication d'un État", et affirmé vouloir une "enquête urgente".


18H01 TU. Vladimir Poutine demande de "corriger" les erreurs dans la mobilisation pour l'Ukraine

Des recrues russes embarquent dans un train à la gare de Proudboï, près de Volgograd, Russie ce 29 septembre 2022. 
Des recrues russes embarquent dans un train à la gare de Proudboï, près de Volgograd, Russie ce 29 septembre 2022. 
© AP

Les médias et les Russes sur les réseaux sociaux ont rapporté des cas de mobilisation de personnes âgées, d'étudiants, de malades ou d'appelés sans expérience militaire. La mobilisation a aussi déclenché des manifestations et une fuite de milliers d'hommes à l'étranger.

"Cette mobilisation suscite beaucoup d'interrogations. Il faut corriger toutes les erreurs et faire en sorte qu'elles ne se reproduisent plus", a réprimandé Vladimir Poutine lors d'une réunion par visioconférence avec son Conseil de sécurité, diffusée à la télévision russe.

Le président a évoqué la convocation de pères de familles nombreuses, de personnes souffrant des maladies graves ou encore de personnes très âgées, autant de cas qui devraient être exemptés en vertu de la loi. "Si une erreur a été commise, il faut la corriger et faire revenir à la maison ceux qui ont été convoqués sans raison appropriée", a-t-il souligné.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov avait déjà admis le 26 septembre des "erreurs" dans cette mobilisation, censée concerner 300.000 réservistes ayant une expérience militaire ou des compétences utiles, tels que les chauffeurs de poids lourds.

Plus de 2.400 personnes ont été interpellées lors de manifestations contre la mobilisation en Russie depuis son annonce le 21 septembre, selon l'organisation spécialisée OVD-Info.

De nombreux Russes ont aussi choisi de fuir le pays, provoquant d'importantes files d'attente aux frontières de la Géorgie, du Kazakhstan, de la Mongolie et de la Finlande. Les vols aériens ont aussi été pris d'assaut.

17h10 TU. Les forces ukrainiennes s'emparent de Koupiansk, dans le nord-est

Les forces ukrainiennes ont repris le contrôle de la totalité de la ville de Koupiansk, dans le nord-est, chassant les troupes russes de leurs positions sur la rive Est de la rivière Oskil, ont constaté aujourd'hui des journalistes de l'AFP.

Soldat ukrainien devant le poteau de signalisation de Koupiansk le 14 septembre. La ville a été complètement reprise aux Russes ce 25 septembre.
Soldat ukrainien devant le poteau de signalisation de Koupiansk le 14 septembre. La ville a été complètement reprise aux Russes ce 25 septembre.
© AP Photo/Kostiantyn Liberov


Une bonne partie de ce nœud ferroviaire avait été repris aux Russes début septembre à la faveur de la contre-offensive ukrainienne dans la région de Kharkiv. Mais les troupes de Moscou tenaient encore bon de l'autre côté de la rive, prenant part à des duels d'artillerie tandis que des civils fuyait les combats en tentant de passer du côté ukrainien.

Aujourd'hui, des pompiers ukrainiens et bénévoles y ont acheminé un premier lot d'aide humanitaire en traversant un passage piéton intact reliant les deux rives de la rivière Oskil. "Ce sera la première distribution d'aide humanitaire sur l'autre rive", a déclaré l'administrateur militaire de Koupiansk, Andriï Kanachevitch, alors que 2.000 lots de nourriture fournis par les Britanniques étaient distribués.

Des tirs de mortier retentissaient par intermittence, mais sur la rive Est, des chars et véhicules blindés ukrainiens étaient visibles passant devant des camions détruits portant la lettre "Z", signe de reconnaissance des forces russes.

Les journalistes de l'AFP ont vu cinq cadavres en treillis militaire, possiblement des soldats de Moscou, gisant près de véhicules en panne portant des marquages russes.
Dans la banlieue industrielle de Koupiansk-Vouzloviï, sur la rive Est de l'Oskil, à cinq kilomètres plus au sud, les habitants affirment que les Russes sont partis dès mardi.

16h17 TU. Les annexions n'ont "pas de place dans le monde moderne", pour le chef de l'ONU

L'annexion de régions ukrainiennes par la Russie, qui devrait être finalisée demain, n'a "pas de place dans le monde moderne", a déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres devant la presse.

"Toute décision de procéder à l'annexion des régions ukrainiennes de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia n'aurait aucune valeur légale et mérite d'être condamnée", a-t-il dit.
"Cela s'oppose à tout ce que la communauté internationale est supposée représenter. Cela bafoue les buts et les principes des Nations unies. C'est une dangereuse escalade. Cela n'a pas de place dans le monde moderne. Cela ne doit pas être accepté", a martelé le secrétaire général.


"Toute décision russe de poursuivre en ce sens mettra encore un peu plus en danger les perspectives de paix. Cela prolongera les impacts dramatiques sur l'économie mondiale, en particulier sur les pays en développement, et entravera nos capacités à livrer de l'aide d'urgence à l'Ukraine et au delà", a-t-il ajouté. "Il est grand temps de s'éloigner du gouffre".

Les États-Unis et l'Albanie préparent une résolution condamnant les "référendums" en Ukraine que l'Occident a dénoncé comme une "parodie".

Le texte sera d'abord présenté au Conseil de sécurité de l'ONU, où il sera sans aucun doute bloqué par un veto russe, avant d'être présenté ultérieurement à l'Assemblée générale où aucun des 193 États membres n'a de veto.

16h08 TU. L'ancien Premier ministre italien Mario Draghi sera décoré par Volodymyr Zelensky

Le Premier ministre italien sortant Mario Draghi recevra du président Volodymyr Zelensky "l'une des plus prestigieuses décorations d'Ukraine", annoncent ses services.
Au cours d'un entretien téléphonique, le président "Zelensky a annoncé au Premier ministre Mario Draghi qu'il lui conférait la première classe dans l'ordre du prince Yaroslav le Sage", ont-ils précisé dans un communiqué.

"Je serai heureux de pouvoir la recevoir de tes mains à Kiev lorsque je serai libéré de mes engagements institutionnels", a répondu à cette annonce Mario Draghi, cité par le communiqué, et qui s'est dit "également honoré et ému" par cette décoration.

Dans un communiqué, la présidence ukrainienne a cité Volodymyr Zelensky, qui a salué le rôle de Mario Draghi "parmi les dirigeants politiques ayant soutenu l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe" en février.

Le président ukrainien a décerné la même décoration à Ursula von der Leyen le 15 septembre.


Mario Draghi devra quitter son poste après l'entrée en fonctions du gouvernement issu des législatives de dimanche, remportées par la coalition dominée par l'extrême droite de Giorgia Meloni.

L'Ordre du Prince Iaroslav le Sage, institué en 1995 par le président Leonid Koutchma, est décerné pour des services rendus à l'État et au peuple de la nation ukrainienne. La médaille de l'ordre comporte un ruban bleu avec une bande jaune sur chaque bord.
 

Donald Tusk, alors président du Conseil de l'Europe, recevant l'ordre de Iaroslav le Sage de 1ère classe des mains du président ukrainien Porochenko à Bruxelles, le 13 mai 2019.
Donald Tusk, alors président du Conseil de l'Europe, recevant l'ordre de Iaroslav le Sage de 1ère classe des mains du président ukrainien Porochenko à Bruxelles, le 13 mai 2019.
© AP Photo/Francisco Seco, Pool


16h00 TU. Vladimir Poutine devant les quatre dirigeants des régoins séparatistes russes accuse les Occidentaux de vouloir fomenter des attaques terroristes. Selon lui le conflit en Ukraine est l'un des résultats "de l'effondrement de l'Union soviétique."

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15h25 TU L'Otan a déclaré qu'elle riposterai à toute attaque contre des infrastructures vitales d'un de ses 30 membres.

L'OTAN estime que les dommages aux deux gazoducs sont dûs à un sabotage. Les ambassadeurs de l'OTAN ont déclaré "qu'une attaque délibérée contre des infrastructures vitales d'un de nos Alliés entraînerait une réponse déterminée." Ils estiment que les dommages causés aux gazoducs entre l'Allemagne et la Russie "sont très préocuppants".

L'Organisation a ajouté que "les informations à leur disposition pour le moment indiquent qu'ils sont le résultat d'actes de sabotage délibérés, téméraires et irresponsables et que ces fuites présentent des risques à la navigation et "des dommages substantiels à l'environnement."

14h13 TU. Nord Stream: des mesures de sécurité prises en Finlande et en Suède

La Finlande, voisine de la Russie, a ordonné le renforcement de la sécurité autour de ses infrastructures stratégiques à la suite du sabotage présumé des gazoducs Nord Stream en mer Baltique. Des centrales nucléaires suédoises ont relevé leur niveau de vigilance.
"Nous avons demandé à toutes les branches du gouvernement d'assurer la vigilance et le renforcement des mesures de sécurités pour plusieurs infrastructures critiques", a annoncé la ministre des Finances Annika Saarikko lors d'une conférence de presse.
Une attention particulière a été portée au réseau électrique, a-t-elle précisé.

En Suède, les deux principales centrales nucléaires du pays, situées à Forsmark (centre-est) et Ringhals (sud-ouest) ont indiqué à l'AFP être passées en "vigilance accrue" du fait des évènements en mer Baltique.

Plusieurs pays ont déjà annoncé le renforcement des mesures de sécurité autour d'infrastructures énergétiques ou stratégiques, comme l'Allemagne, le Danemark ou la Norvège, désormais première exportatrice de gaz vers l'Europe.

13h00 TU. Les Ukrainiens commémorent le massacre de Babi Yar, près de Kiev

Commémoration du massacre de Babi Yar, Kiev 29 septembre 2022.
Commémoration du massacre de Babi Yar, Kiev 29 septembre 2022.
© AP Photo/Efrem Lukatsky


Ce 29 septembre marque le 81ème anniversaire du massacre de dizaines de milliers de juifs ukrainiens par les Nazis en 1941. La population s'est rassemblée près du monument construit près du ravin de Babi Yar. En mars, des frappes russes à proximité de ce lieu de mémoire avaient provoqué l'indignation.

RE(lire) : Guerre en Ukraine : sur le site du massacre de Babi Yar, une frappe russe qui remue les symboles

12h54 TU. Berlin annonce débloquer 200 milliards d'euros pour plafonner les prix de l'énergie

Le chancelier allemand Olaf Scholz a annoncé le déblocage de 200 milliards d'euros pour plafonner les prix de l'énergie et soulager les consommateurs face à l'inflation qui ne cesse d'augmenter depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

"Les prix doivent baisser (...), le gouvernement allemand va tout faire pour les faire baisser" aussi bien pour les ménages que pour les entreprises, a-t-il dit, lors d'une conférence de presse à Berlin, au terme de négociations gouvernementales sur la mise en place d'un nouveau plan de soutien au pouvoir d'achat.

Le gouvernement devait détailler dans la foulée les détails de ce nouveau dispositif qui s'ajoute à de précédentes mesures de soutien totalisant déjà environ 100 milliards d'euros. L'inflation en Allemagne a bondi à 10,0% sur un an en septembre, la valeur la plus élevée enregistrée depuis décembre 1951.

"Nous nous trouvons dans une guerre de l'énergie pour la prospérité et la liberté", a ajouté le ministre des Finances, Christian Lindner, soulignant que la situation s'était aggravée "après le sabotage par des auteurs inconnus" des gazoducs Nord Stream en mer Baltique.

"Cette guerre de l'énergie a pour but de détruire une grande partie de ce que les gens ont personnellement construit pendant des décennies, de ce qui a été construit pendant des décennies dans la classe moyenne, l'artisanat et l'industrie", a déclaré le ministre. "Nous ne pouvons pas accepter cela et nous nous défendons", a-t-il ajouté, présentant les nouvelles mesures d'aide comme "une réponse claire à Poutine".



11h30 TU. Le Kremlin dit suspecter l’implication d’un État étranger dans les fuites des gazoducs Nord Stream

Le Kremlin a dit suspecter "l’implication" d’un État étranger dans les quatre fuites détectées sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique, sans toutefois nommer un pays en particulier.

"Il est très difficile d’imaginer qu’un tel acte terroriste puisse avoir lieu sans l’implication d’un État", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.


11h27 TU. Le pape dit avoir intercédé pour libérer des prisonniers

Le Pape François au Vatican le 26 septembre 2022.
Le Pape François au Vatican le 26 septembre 2022.
© AP Photo/Alessandra Tarantino

Le pape François affirme avoir joué un rôle de médiateur avec la Russie pour accélérer la libération de quelque 300 prisonniers ukrainiens, dans un entretien publié aujourd'hui dans une revue jésuite. Dans cet entretien réalisé le 15 septembre avec une vingtaine de jésuites au cours de sa visite au Kazakhstan, le souverain pontife confie avoir reçu des "émissaires ukrainiens" au Vatican.

"Un chef militaire chargé de l'échange de prisonniers est également venu, toujours avec le conseiller religieux du président (Volodymyr) Zelensky. Cette fois, ils m'ont apporté une liste de plus de 300 prisonniers", déclare le pape, selon une retranscription publiée par la revue jésuite italienne Civiltà Cattolica.

"Ils m'ont demandé de faire quelque chose pour qu'on procède à un échange. J'ai immédiatement appelé l'ambassadeur russe pour voir si quelque chose pouvait être fait, si un échange de prisonniers pouvait être accéléré", ajoute-t-il sans plus de précisions.

La publication de ces déclarations à des religieux travaillant notamment en Russie et en Biélorussie intervient une semaine après l'annonce du plus important échange de prisonniers militaires entre l'Ukraine et la Russie depuis le début de la guerre.

Kiev avait annoncé le 22 septembre la libération de 215 personnes, dont 188 ayant ayant défendu l'aciérie Azovstal à Marioupol, symbole de la résistance à l'invasion russe, contre 55 prisonniers restitués à Moscou.

Le pape est également revenu sur sa visite à l'ambassade russe au Vatican au lendemain du début de l'offensive lancée le 24 février. "J'ai dit à l'ambassadeur que j'aurais voulu parler avec le président (russe Vladimir) Poutine, à condition qu'il me laisse une petite fenêtre pour dialoguer", confie François, qui prend soin de ne jamais citer le nom du président russe lors de ses discours en public.

Le Saint-Siège tente depuis le 24 février de maintenir un délicat équilibre diplomatique avec les deux pays, le pape condamnant une guerre "cruelle et insensée" tout en essayant de maintenir une voie de dialogue avec Moscou.

10h55 TU. Les Russes avec un visa de tourisme européen seront interdits d’entrée en Finlande à partir de ce vendredi 

Le ministre des affaires étrangères finlandais, Pekka Haavisto, a annoncé que son pays allait drastiquement limiter le flux d’entrée de citoyens russes en Finlande. 
Les détenteurs de visas européens arrivant de Russie seront interdits de passer la frontière dès la nuit de jeudi à vendredi, à minuit.

Cette décision inquiète de nombreux Russes qui fuient la mobilisation et tentent le passage par le poste-forntière de Vaalimaa.
 



"Je viens de passer, je ne sais pas comment les autres vont faire. C'est triste, triste", a confié à l'AFP Andreï Stepanov, un Russe de 49 ans, à propos des nouvelles restrictions finlandaises. "J'ai de la peine pour les autres, ils sont déjà presque en prison là-bas (en Russie) . Maintenant ça va être encore pire", a déploré l'homme originaire de Samara, près de la frontière kazakhe.

"Nous sommes déjà derrière un rideau de fer, maintenant le rideau va être encore plus épais. C'est horriblement désagréable", soupire Aleksander Veselov, un sexagénaire de Saint-Pétersbourg.

Interrogée sur le cas des nombreux Russes fuyant la mobilisation, la ministre finlandaise de l'Intérieur Krista Mikkonen a évoqué aujourd'hui des demandes d'asile évaluées au cas par cas.

Depuis une semaine et l'annonce de la mobilisation "partielle" par Vladimir Poutine, le nombre d'entrées sur la frontière terrestre de 1.300 kilomètres a pratiquement doublé, même si la journée de hier a été marquée par un coup de frein.

"Maintenant je crois que votre statut importe peu. Si vous êtes en état de servir aujourd'hui, demain vous pouvez être dans l'armée", expliquait hier à l'AFP Viktor Zakharov, un scientifique de 35 ans, un des rares à accepter de donner son nom complet.

Venant de Saint-Pétersbourg, il quitte le pays avec sa femme et leurs trois enfants. Direction Israël, après une escale en Finlande chez des amis. "Le sentiment de liberté n'est pas encore là, à cause des nuits sans sommeil et du temps passé à faire les valises", raconte le jeune père de famille, les traits tirés.

Ces derniers jours, le nombre d'entrées quotidiennes en Finlande a avoisiné 7 à 8.000, la plupart à Vaalimaa, le poste le plus au sud. Ses portiques gris sont devenus un des lieux de transit de milliers de Russes vers l'exil, comme ailleurs en Géorgie, au Kazakhstan ou en Turquie.

09h05 TU. Les dirigeants séparatistes à Moscou pour entériner l’annexion

Après des scrutins qualifiés de "simulacres" par Kiev et les Occidentaux, les dirigeants des quatre régions séparatistes contrôlées par la Russie en Ukraine (Zaporijjia, Kherson, Louhansk et Donetsk) sont à Moscou pour finaliser l’annexion de ces territoires. Ils devraient être prochainement reçus par Vladimir Poutine.

07h55 TU. L’identité de l’auteur du "sabotage" de Nord Stream ne fait aucun doute, selon le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie

Le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a estimé que l’identité des responsables des fuites sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 ne faisait "aucun doute", sans toutefois nommer la Russie qui est pointée du doigt par certains experts.

06h05 TU. Une nouvelle fuite identifiée en mer Baltique

"Il y a deux fuites côté suédois et deux fuites côté danois", a déclaré un responsable de l'autorité suédoise, précisant que les deux fuites côté suédois se trouvent "à proximité l'une de l'autre". Jusqu'ici les autorités des deux pays avaient fait état d'une fuite côté suédois et de deux fuites côté danois.

La Suède avait jusqu'ici rapporté une fuite au-dessus de Nord Stream 1 au nord-est de l'île de Bornholm. Le Danemark a lui confirmé une fuite sur Nord Stream 2 au sud-est de l'île, et une autre au nord-est au-dessus de Nord Stream 1.

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Les vastes fuites provoquent d'importants bouillonnements marins de plusieurs centaines de mètres de large en surface qui rendent impossible dans l'immédiat des inspections des ouvrages, selon les autorités. 

(Re)lire : comment comprendre le sabotage probable des gazoducs ?​

04h50 TU. En Finlande, la fuite de Russes craignant une frontière fermée "pour toujours"

Inquiets d'une possible fermeture de la frontière "pour toujours" après l'ordre de mobilisation de Moscou pour la guerre en Ukraine, un nombre croissant de Russes en âge de combattre fuient, via la Finlande, au poste-frontière de Vaalimaa.

Ils sont désormais 7000 à 8000 à passer chaque jour la longue frontière terrestre d'environ 1300 kilomètres, la plupart au passage de Vaalima, le plus au sud.

04h30 TU. Deux lettres pour demander l'annexion

Deux lettres similaires ont été envoyées au président russe Vladimir Poutine par les deux chefs des administrations d'occupation de Kherson et Zaporijjia (sud de l'Ukraine), Vladimir Saldo et Evguéni Balitski. Le premier y invoque le droit d'autodétermination des peuples.

Ces demandes interviennent au lendemain de référendums sur le sujet organisés par la Russie dans l'urgence, sur cinq jours, dans ces quatre régions qu'elle contrôle totalement ou partiellement en Ukraine.

Les Occidentaux ont dénoncé cette escalade russe et promis de réagir. L'UE propose notamment de plafonner le prix du pétrole russe et d'ajouter de nouvelles restrictions aux échanges commerciaux avec Moscou.