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DIRECT-Ukraine : Vladimir Poutine annonce la mobilisation de 300 000 réservistes, Biden accuse Poutine de vouloir "anéantir" l'Ukraine

Joe Biden prend la parole le mercredi 21 septembre 2022 à la tribune des Nations unies.
Joe Biden prend la parole le mercredi 21 septembre 2022 à la tribune des Nations unies.
AP Photo/Mary Altaffer
Joe Biden prend la parole le mercredi 21 septembre 2022 à la tribune des Nations unies.
Une femme avec un enfant de Marioupol dit au revoir à son ami avant le départ de son train pour Lviv depuis la gare de Zaporijia, en Ukraine, le lundi 21 mars 2022.
Le président russe Vladimir Poutine s'adresse à la nation à Moscou, en Russie, le 21 septembre 2022. 

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mercredi une "mobilisation partielle" des Russes en âge de combattre, soit 300.000 réservistes, ouvrant la voie à une escalade majeure dans le conflit en Ukraine. Par ailleurs, l'opérateur nucléaire ukrainien Energoatom accuse la Russie d'avoir à nouveau bombardé le site de la centrale de Zaporijjia (sud), la plus grande d'Europe.

21h30 TU. L'Ukraine promet de "détruire" les mobilisés russes qui viendraient dans le pays
Le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Valery Zaloujny, a promis  de "détruire" les Russes qui se rendront en Ukraine pour combattre, y compris ceux qui seront mobilisés après le décret du président russe Vladimir Poutine.

"Nous détruirons tous ceux qui viennent sur notre territoire avec des armes à la main que ce soit volontairement ou par mobilisation", a écrit V. Zaloujny.

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21h10 TU. Plus de 1000 personnes arrêtées dans des manifestations contre la mobilisation en Ukraine

Au moins 1054 personnes ont été arrêtées mercredi 21 septembre en Russie lors de manifestations improvisées contre la mobilisation partielle pour l'offensive en Ukraine, annoncée dans la matinée par le président Vladimir Poutine, selon une ONG.

Il s'agit des plus importantes protestations en Russie depuis celles ayant suivi l'annonce de l'offensive de Moscou en Ukraine fin février.

20h20 TU. La Turquie condamne les referendums russes en Ukraine

La Turquie condamne les référendums d'annexion "illégitimes" de la Russie dans quatre régions sous son contrôle en Ukraine.

"De tels faits accomplis illégitimes ne seront pas reconnus par la communauté internationale", affirme le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

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19h15 TU. La Première ministre britannique se réjouit de la libération de 5 de ses ressortissants retenus en Russie

La Première ministre britannique Liz Truss salue l'annonce "extrêmement bienvenue" de la libération de cinq Britanniques retenus prisonniers par la Russie.

"Une nouvelle extrêmement bienvenue: cinq ressortissants britanniques détenus par des pro-Russes dans l'est de l'Ukraine ont été rapatriés sains et saufs", a indiqué Liz Truss, remerciant à la fois le président ukrainien et l'Arabie saoudite, qui a facilité ces libérations dans le cadre d'un échange entre Moscou et l'Ukraine.

18h50 TU. Emmanuel Macron appelle les Etats à mettre un "maximum de pression" sur la Russie

Emmanuel Macron appelle la communauté internationale à "mettre le maximum de pression" sur le président russe Vladimir Poutine, qui s'est dit prêt à utiliser contre l'Occident "tous les moyens" de son arsenal.

"Je regrette profondément le choix du président Poutine d'entraîner son pays, en particulier la jeunesse, dans la guerre" en annonçant la mobilisation de réservistes, a ajouté le président français devant la presse en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York.

18h10 TU. Plus de 300 arrestations en Russie dans des manifestations contre la mobilisation des hommes en Ukraine.

Au moins 364 personnes ont été arrêtées en Russie lors de manifestations improvisées contre la mobilisation partielle pour l'offensive en Ukraine selon une ONG.

(Re)Voir aussi : Ukraine : l'armée russe recrute des civils pour aller combattre

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17h40 TU. Zelensky ne croit pas à l'utilisation d'armes nucléaires par Moscou

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit "ne pas croire" à l'utilisation d'armes nucléaires par Moscou dans la guerre en Ukraine, après que Vladimir Poutine a agité cette menace dans un discours.

"Je ne crois pas que ces armes seront utilisées. Je ne crois pas que le monde laissera faire", a affirmé le chef de l'Etat ukrainien selon la presse allemande.

17h20 TU. Poutine veut "anéantir l'Ukraine" selon Biden

Le président américain s'est exprimé à la tribune des Nations Unies. Selon le dirigeant de la première puissance mondiale, Vladimir Poutine veut "anéantir le droit de l'Ukraine à exister".

Joe Biden a accusé la Russie d'avoir "violé de manière éhontée" les principes fondateurs de la Charte des Nations unies.

16h45 TU. Poutine "met en danger" la paix mondiale selon le chef de la diplomatie européenne

La paix dans le monde est mise "en danger" par les décisions du président russe Vladimir Poutine de mobiliser les réservistes et par ses menaces d'utiliser des armes nucléaires, a averti le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

"L'annonce par Poutine de référendums fictifs, d'une mobilisation militaire partielle et d'un chantage nucléaire constituent une grave escalade", a-t-il tweeté.


16h10 TU. Les déclarations de Poutine sont "un acte de désespoir" pour le chancellier allemand

Le chancelier allemand Olaf Scholz a qualifié d'"acte de désespoir" les récentes décisions de Vladimir Poutine qui a annoncé une mobilisation partielle des réservistes russes pour combattre en Ukraine et des référendums dans des territoires de l'est et du sud de ce pays.

15h40 TU. Le chef de l'Otan dénonce les propos "dangereux" de Poutine

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a dénoncé mercredi la "rhétorique nucléaire dangereuse" du président russe Vladimir Poutine qui s'est dit prêt à utiliser contre l'Occident "tous les moyens" de son arsenal.

"Ce n'est pas nouveau, il l'a déjà fait à de nombreuses reprises", a-t-il ajouté. "Nous resterons calmes et continuerons à soutenir l'Ukraine", a indiqué Jens Stoltenberg.

15h27 TU.  Nucléaire : Washington indique "prendre au sérieux" la menace de Poutine

Les Etats-Unis "prennent au sérieux" la menace de Vladimir Poutine de recourir à l'arme nucléaire dans la guerre en Ukraine, a dit mercredi un porte-parole de la Maison Blanche, annonçant de "sévères conséquences" si le président russe passait à l'acte.

11H32 TU. Ruée sur les billets d'avion pour quitter la Russie

L'annonce par Vladimir Poutine d'une mobilisation partielle pour renforcer ses troupes en Ukraine a entraîné une ruée sur les sites Internet des compagnies aériennes pour tenter de quitter la Russie au plus vite.

Les billets pour des vols directs vers les destinations les plus proches de la Russie : l'Arménie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan ou encore le Kazakhstan, sont tous épuisés pour la journée de mercredi, selon le site Aviasales

11H13 TU. La Chine appelle à un "cessez-le-feu à travers le dialogue" dans le conflit en Ukraine

"Nous appelons les parties concernées à mettre en place un cessez-le-feu à travers le dialogue et la consultation, et à trouver une solution qui règle les préoccupations sécuritaires légitimes de toutes les parties dès que possible", a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, après l'allocution du président russe Vladimir Poutine.

10H40 TU. La mobilisation des réservistes russes montre le "désarroi" de Poutine (UE)

Selon le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell "La mobilisation partielle des réservistes russes démontre la volonté du président Vladimir Poutine de poursuivre dans "l'escalade" de la guerre contre l'Ukraine et est "un nouveau signe de son désarroi". 

09H21 TU. La mobilisation en Russie mènera à "une énorme tragédie", selon l'opposant Alexeï Navalny 


Tout cela mènera à une énorme tragédie et une énorme quantité de morts. Il est clair que la guerre criminelle qui se déroule actuellement s'aggrave et s'amplifie, et Poutine essaie d'y impliquer le plus de monde possible.

Alexeï Navalny.
Le chef de l'opposition russe Alexei Navalny dans une salle d'audience à Kovrov, au nord-est de Moscou, Russie, le 2 septembre 2022. 
Le chef de l'opposition russe Alexei Navalny dans une salle d'audience à Kovrov, au nord-est de Moscou, Russie, le 2 septembre 2022. 
AP Photo)


08H57 TU. Le pape François dénonce "les monstruosités, les cadavres torturés" en Ukraine 

"Je voudrais parler de la terrible situation de l'Ukraine martyrisée. Le cardinal Krajewski y est allé pour la quatrième fois, il aide dans la zone d'Odessa (sud) et ses environs. Il m'a raconté la douleur de ce peuple, la sauvagerie, les monstruosités, les cadavres torturés qu'ils trouvent".

Kiev a annoncé la semaine dernière la découverte de centaines de tombes dans une forêt près de la ville d'Izioum.

A re(voir) : que s'est-il passé à Izioum ?

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08H15 TU. Le discours de Poutine, un "aveu d'échec de son invasion", selon le ministre britannique de la Défense

Selon Ben Wallace, "le fait que le président russe Vladimir Poutine ait rompu sa propre promesse de ne pas mobiliser une partie de sa population constitue un aveu de l'échec de son invasion. Aucune menace ni propagande ne peut cacher le fait que l'Ukraine est en train de gagner cette guerre (...) et que la Russie est en train de devenir un paria mondial".

Le secrétaire d'État britannique à la Défense, Ben Wallace à Londres, le 14 septembre 2022. 
Le secrétaire d'État britannique à la Défense, Ben Wallace à Londres, le 14 septembre 2022. 
Tristan Fewings/Pool Photo via AP.


07H49 TU. Mobilisation en Russie, "signe de faiblesse" de Moscou (ambassadrice américaine)

L'annonce par Moscou de la mobilisation partielle en Russie et de "référendums" d'annexion de territoires ukrainiens est un "signe de faiblesse, de l'échec russe", selon l'ambassadrice américaine en Ukraine Bridget Brink.

"Des référendums simulacres et une mobilisation sont des signes de faiblesse, de l'échec russe", a écrit Bridget Brink tout en assurant que son pays allait continuer à "soutenir l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra".

A re(voir) : Faut-il continuer de tenter de parler avec Vladimir Poutine ?

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07H01 TU. La Russie reconnaît 5.937 soldats tués en Ukraine (ministre de la Défense)

La Russie a reconnu un bilan de 5.937 soldats tués depuis le début de son offensive en Ukraine fin février. "Nos pertes à ce jour sont de 5.937 morts", a déclaré le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou dans un entretien à la chaîne de télévision Russie-24.

06H46 TU. La Russie va mobiliser 300.000 réservistes (ministre de la Défense)

La Russie va mobiliser 300.000 réservistes pour renforcer ses troupes en Ukraine, a annoncé le ministre de la défense Sergueï Choïgou, prévenant que cela ne représentait qu'une partie infime du nombre de personnes mobilisables dans le pays.

06H30 TU. La Russie prête à utiliser "tous ses moyens" pour se "protéger"

"Nous utiliserons certainement tous les moyens à notre disposition pour protéger la Russie et notre peuple", a affirmé le président russe dans une allocution télévisée enregistrée. "Ce n'est pas du bluff", a-t-il mis en garde, après avoir accusé l'Occident de vouloir "détruire" la Russie.

A re(voir) Ukraine : les experts de l'AIEA sont arrivés à la centrale de Zaporijjia

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06H14 TU. L'Ukraine accuse la Russie d'avoir à nouveau bombardé sa centrale de Zaporijjia

L'opérateur nucléaire ukrainien Energoatom accuse la Russie d'avoir à nouveau bombardé le site de la centrale de Zaporijjia (sud), la plus grande d'Europe.
"Les terroristes russes ont bombardé à nouveau la centrale nucléaire de Zaporijjia pendant la nuit".
Le bombardement a endommagé une ligne électrique provoquant le arrêt de plusieurs transformateurs du réacteur numéro 6 de la centrale et une brève mise en marche de groupes électrogènes de secours, a précisé Energoatom.

"Même la présence d'inspecteurs de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) n'arrête pas les Russes", a-t-il encore ajouté en appelant l'AEIA à des "actes plus résolus" contre Moscou.

06H12 TU. Vladimir Poutine annonce une "mobilisation partielle" en Russie

Le président russe Vladimir Poutine annonce une "mobilisation partielle" des Russes en âge de combattre, ouvrant la voie à une escalade majeure dans le conflit en Ukraine.

"J'estime nécessaire de soutenir la proposition (du ministère de la Défense) de mobilisation partielle des citoyens en réserve, ceux qui ont déjà servi (...) et qui ont une expérience pertinente", a déclaré Vladimir Poutine dans une allocution télévisée enregistrée.

06H02 TU. Début d'une allocution télévisée de Vladimir Poutine après l'annonce de référendums en Ukraine
 

Comment la contre-offensive ukrainienne a mené à la menace nucléaire russe ?


Après sept mois d'offensive, le président russe Vladimir Poutine mobilise des centaines de milliers d'hommes, en menaçant de recourir à l'arme nucléaire. 

Pourquoi maintenant ? 

Depuis que la Russie a lancé son assaut en Ukraine le 24 février, le Kremlin n'a cessé de répéter que tout "se passe selon le plan"
Début septembre, les choses ont changé, les forces ukrainiennes, armées par l'Occident, forçant les Russes à se retirer de la région de Kharkiv (Nord-Est) et à reculer dans le Donbass (Est) et à Kherson (Sud).
Par ailleurs, les grands pays émergents que Vladmir Poutine espère rallier à sa cause anti-occidentale commencent à montrer des signes d'impatience.
La semaine dernière, le Premier ministre indien Narendra Modi lui a ainsi dit que l'heure n'était "pas à la guerre". Le maître du Kremlin a aussi admis entendre "les inquiétudes" du président chinois Xi Jinping.

Annexion et bombe atomique 

Dans ce contexte, la Russie a voulu reprendre l'initiative en annonçant mardi dans l'urgence l'organisation du 23 au 27 septembre de votes d'annexion dans quatre régions ukrainiennes que Moscou contrôle au moins partiellement.
Or, la doctrine militaire russe prévoit le recours à l'arme nucléaire si son territoire est attaqué. En cas d'annexion, aux yeux du Kremlin ce serait le cas, même si aucun autre Etat au monde ne reconnaît de telles frontières.
Il s'agit donc pour la Russie de stopper la contre-offensive ukrainienne et les livraisons d'armes par ces votes.
Dès mardi, la cheffe de la chaîne télévisée d'Etat russe RT, Margarita Simonian, estimait donc sur Twitter que cette semaine serait soit "l'antichambre de notre victoire imminente", soit celle "de la guerre nucléaire".

Mobiliser qui et pourquoi ? 

La mobilisation partielle annoncée concerne 300.000 réservistes, en priorité des personnes ayant une expérience militaire.
Peu de détails ont été rendus publics sinon que ces personnes seront formées et équipées de manière appropriée. Aucun calendrier de déploiement n'a été annoncé, alors que beaucoup des troupes les plus expérimentées sont sur le terrain, subissant de nombreuses pertes.
Les étudiants et les appelés du contingent ne seront pas concernés par une mobilisation au front, ont promis les autorités russes.

Un pari de Vladimir Poutine ?

Depuis mardi et l'annonce des référendums d'annexion, le Kremlin semble vouloir jouer l'escalade pour obtenir la reddition de l'Ukraine en mettant l'option nucléaire sur la table.
"C'est un ultimatum de la Russie à l'Ukraine et à l'Occident: soit l'Ukraine recule, soit c'est la guerre nucléaire", commentait dès mardi l'analyste indépendante Tatiana Stanovaïa sur Telegram.
Mercredi, Vladimir Poutine a d'ailleurs martelé que "ce n'est pas du bluff".


À re(voir) : Ouverture de la 77e assemblée générale des Nations Unies

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00H50 TU. Washington fustige les "simulacres" de référendums prévus par la Russie (Maison Blanche)

"La Russie organise hâtivement des simulacres de référendums en Ukraine", selon le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche."Les Etats-Unis ne reconnaîtront jamais les prétentions de la Russie sur des parties prétendument annexées de l'Ukraine".

Les autorités installées par Moscou dans quatre régions d'Ukraine ont annoncé mardi la tenue dans l'urgence du 23 au 27 septembre de "référendums" d'annexion par la Russie, en pleine contre-offensive ukrainienne.