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DIRECT - Ukraine : Vladimir Poutine reconnaît un conflit "long" en Ukraine et relativise le recours à l'arme nucléaire

Soldats ukrainiens effectuant des tirs avec un mortier français MO-120-RT-61 120 mm sur le front près de Bakhmout, dans la région de Donetsk, le 6 décembre 2022.
Soldats ukrainiens effectuant des tirs avec un mortier français MO-120-RT-61 120 mm sur le front près de Bakhmout, dans la région de Donetsk, le 6 décembre 2022.
© AP Photo/LIBKOS

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu que le conflit en Ukraine était "long" et a relativisé le risque d'un recours à l'arme nucléaire. "Nous ne sommes pas devenus fous, nous savons ce que sont les armes nucléaires" a-t-il déclaré lors d'une visio conférence. Sur le front, les bombardements se poursuivaient mercredi. Six civils ont été tués et cinq blessés dans une frappe russe sur la ville de Kourakhové, près de Donetsk, dans l'Est où se concentrent actuellement l'essentiel des combats.


20h14 TU - Norvège: le fils d'un ex-proche de Poutine acquitté

La justice norvégienne a acquitté le fils d'un ancien proche du président russe Vladimir Poutine, Andreï Iakounine, poursuivi pour avoir fait voler un drone au Svalbard malgré l'interdiction de survol faite aux Russes, a annoncé son avocat.

Andreï Iakounine, 47 ans, a été arrêté en octobre, accusé d'avoir utilisé l'été dernier des drones lors d'un voyage à bord de son voilier de luxe Firebird autour de cet archipel de l'Arctique, région hautement stratégique.

Il est le fils de l'ex-président de la Compagnie des chemins de fer russes, Vladimir Iakounine, parfois décrit comme un confident de Vladimir Poutine.
 

L'ancien chef des chemins de fer russes Vladimir Iakounine en septembre 2015. 
L'ancien chef des chemins de fer russes Vladimir Iakounine en septembre 2015. 
© AP Photo/Ivan Sekretarev

À l'instar de l'Union européenne dont elle n'est pas membre, la Norvège a interdit le survol de son territoire aux citoyens et entités russes à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, une disposition qu'elle applique également à l'emploi de drones.

Mais "le tribunal (régional, ndlr) de Nord-Troms og Senja a conclu dans son jugement qu'Andreï Iakounine n'avait pas commis d'acte pénalement répréhensible", a indiqué son équipe d'avocats dans un communiqué. "Le tribunal justifie cette décision par le fait que faire voler un drone de loisir n'est pas couvert par le cadre des sanctions", a-t-elle ajouté.

Selon les médias norvégiens, le parquet va faire appel.

Sur la base des motivations invoquées par les avocats, le verdict tranche avec les condamnations à plusieurs mois de prison déjà prononcées à l'encontre d'autres citoyens russes accusés de faits similaires dans le pays scandinave.

Devenu le principal fournisseur de gaz naturel de l'Europe, la Norvège est particulièrement soucieuse de la protection de ses sites stratégiques, en particulier de ses installations énergétiques.

S'il a reconnu qu'Andreï Iakounine a fait voler des drones à des fins purement récréatives et non pas d'espionnage ou de sabotage, le parquet a estimé que les poursuites étaient justifiées pour que l'interdiction de survol conserve sa fonction dissuasive.

La procureure avait requis une peine de 120 jours de prison.

La défense avait plaidé l'acquittement, faisant notamment valoir que Iakounine, né en Russie, avait depuis 2014 la double nationalité britannique, ce qui aurait dû selon elle lui éviter les sanctions imposées aux Russes dans le sillage de la guerre en Ukraine.

Ayant quitté Saint-Pétersbourg en 2008 et vivant aujourd'hui en Italie, il n'aurait plus que des liens "marginaux" avec la Russie. Il assure avoir condamné l'offensive lancée par la Russie en Ukraine.

20h02 TU. Poutine se montre "irresponsable" en parlant de l'arme nucléaire "à la légère", selon Washington

Les États-Unis ont qualifié d'"irresponsables" les propos "à la légère" du président russe Vladimir Poutine, qui a relativisé le risque d'un recours à l'arme nucléaire dans le conflit en Ukraine.

Refusant de répondre directement à Vladimir Poutine, le porte-parole du département d'Etat américain, Ned Price, a souligné que "tout discours à la légère sur les armes nucléaires est absolument irresponsable", après que le président russe a laissé entendre que la Russie n'utiliserait pas l'arme nucléaire en premier, mais uniquement "en réponse" à une éventuelle frappe ennemie de ce type sur son territoire.

19h40 TU. Pour sa soirée d'ouverture, la Scala de Milan choisit "Boris Godounov" de Moussorgski

Le choix était osé et a provoqué la controverse avant même la première représentation : la Scala de Milan a ouvert mercredi sa nouvelle saison avec l'opéra "Boris Godounov", œuvre emblématique de la culture russe.

L'idée de cette "Prima" (Première) avait germé il y a trois ans, bien avant la guerre. Après l'invasion russe en février, des doutes ont surgi, mais la Scala a maintenu son programme, malgré les protestations du consul ukrainien à Milan, Andrii Kartysh.

Si le diplomate craignait un coup de propagande pour Vladimir Poutine, le théâtre mythique est formel: "nous ne faisons l'apologie de personne, nous jouons un opéra qui est un chef-d'oeuvre de l'histoire de l'art", a déclaré à l'AFP son directeur Dominique Meyer.

Temps fort de la vie culturelle italienne, la "Prima" sera suivie depuis le palco reale, la prestigieuse "loge royale", par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, la Première ministre Giorgia Meloni et le président Sergio Mattarella.
 


Des militants écologistes du mouvement Ultima Generazione ("Dernière génération") ont aspergé ce matin à l'aube de peinture rose, bleue et turquoise l'entrée de la Scala pour alerter les personnalités politiques attendues à la soirée sur le changement climatique, avant d'être interpellés par la police.

Un petit groupe d'Ukrainiens a manifesté cet après-midi devant le théâtre pour demander à la Scala de "ne pas favoriser la propagande russe" et brandi des pancartes dénonçant "l'État terroriste russe".
 



L'opéra de Moussorgski (1839-1881), inspiré du drame éponyme d'Alexandre Pouchkine, raconte la rupture entre un dirigeant autocrate et son peuple et a été censuré à plusieurs reprises sous l'Empire russe, puis l'Union soviétique.

La première version datant de 1869, jugée trop avant-gardiste, avait été recalée par la commission artistique des théâtres impériaux de Saint-Pétersbourg. Une version amendée jouée en 1874 fut un flop, critiquée pour son "mauvais goût et ignorance musicale".

C'est la version originale ("Ur-Boris") chantée en russe qu'a choisie le directeur musical de la Scala, Riccardo Chailly, pour rester fidèle à l'esprit de Moussorgski, même si elle est "plus âpre et plus dure", selon le directeur Dominique Meyer.

"Boris Godounov est un chef-d'oeuvre absolu, dont la modernité surprend" et qui réserve des "moments de grande poésie du timbre et de beauté musicale", estime Riccardo Chailly.

Dans le rôle-titre, la célèbre basse russe Ildar Abdrazakov évoque un "Boris avec une âme et un coeur, mais rongé par le remords d'avoir tué un enfant".
"Cette pensée est constante, il y a toujours une angoisse qui grandit doucement et devient de plus en plus pesante, jusqu'à ce qu'il devienne fou et finisse par mourir", raconte-t-il.

Le moine Pimène est incarné par l'Estonien Ain Anger, considéré comme l'une des meilleures basses wagnériennes du monde.

Les rôles féminins sont rares, attribués à la soprano russe Anna Denisova en tant que fille du tsar, Xenia, et à la mezzo-soprano Lilly Jørstad, qui interprète son jeune fils, Fédor.

17h53 TU. Bruxelles veut ajouter l'armée russe et trois banques à sa liste de sanctions

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé d'ajouter près de 200 individus et entités à la liste des sanctions de l'UE contre Moscou, dont les forces armées de Russie et trois banques du pays.
"Les huit paquets de sanctions adoptés jusqu'ici font déjà mal (à la Russie). Mais aujourd'hui, nous augmentons la pression" en réponse à la guerre en Ukraine, a déclaré Ursula von der Leyen.
Ce neuvième paquet de mesures doit encore être approuvé à l'unanimité des 27 pays membres de l'UE.

Les nouvelles sanctions s'ajouteront notamment à l'embargo total sur les importations de pétrole russe transporté par voie maritime, entré en vigueur cette semaine, et au plafonnement mondial du prix du pétrole russe décidé avec le G7 et l'Australie.

Ursula von der Leyen a proposé d'ajouter à la liste des individus et entités sanctionnés par l'UE "les forces armées russes, ainsi que des officiers, des entreprises de l'industrie de la défense" russes. S'y ajouteraient "des membres de la Douma et du conseil de la Fédération, des ministres, des gouverneurs et des partis politiques". Il s'agit, selon Mme von der Leyen, de personnes jouant un rôle clé dans les "frappes de missiles russes" contre les civils, "l'enlèvement d'enfants Ukrainiens emmenés en Russie" ou "les vols de produits agricoles ukrainiens".

L'inscription sur cette liste noire entraîne un gel des avoirs et une interdiction d'entrée sur le territoire de l'UE. Entamée en 2014 après l'annexion de la Crimée, cette liste comprend déjà 1.241 individus et 118 entités.

17h00 TU - Tennis: les tournois britanniques ATP et WTA menacés de suspension

L'ATP et la WTA menacent la Fédération britannique de tennis (LTA) de suspendre tous ses tournois des circuits masculin et féminin si les joueurs russes et bélarusses, interdits de participation en 2022, ne sont pas autorisés à les jouer en 2023, a indiqué la LTA mercredi.
 

Daniil Medvedev après avoir remporté l'U.S. Open le 12 septembre 2021.
Daniil Medvedev après avoir remporté l'U.S. Open le 12 septembre 2021.
© AP Photo/John Minchillo, File

En outre, l'ATP a infligé une amende d'un million de dollars (953.000 euros) à la LTA pour l'exclusion l'été dernier des joueurs et joueuses russes et bélarusses en représailles à la guerre en Ukraine. Cette amende correspond à une répartition par tranches de 200.000 dollars aux cinq tournois concernés (Queen's, Eastbourne, ainsi que les Challengers de Surbiton, Nottingham, et Ilkley).

De son côté, la WTA a infligé une amende de 750.000 dollars à la LTA (pour ses tournois de Nottingham, Birmingham et Eastbourne), et une de 250.000 dollars au All England Lawn Tennis Club qui organise Wimbledon.

La LTA, "profondément déçue", reproche à l'ATP son "étonnant manque d'empathie pour la situation en Ukraine et un manque de compréhension évident des circonstances uniques auxquelles" elle fait face.

"Nous allons préparer notre réponse et nous attendons le résultat de notre appel contre la décision et la sanction de la WTA", conclut le communiqué de la LTA.

Wimbledon, qui est indépendant de l'ATP comme de la WTA, avait également refusé les joueurs russes et bélarusses. En réponse, l'ATP et la WTA avaient décidé de n'accorder aucun point de classement au Majeur sur gazon qui n'est pas concerné par les sanctions et amendes visant la LTA.

Contactée par l'AFP, l'ATP n'a pas immédiatement réagi.

16h12 TU - Le CIO veut "explorer des moyens" de réintégrer Russes et Bélarusses (Bach)

Le Comité international olympique veut "explorer des moyens" de réintégrer les sportifs russes et bélarusses, bannis des compétitions internationales depuis la fin février en raison de l'invasion russe de l'Ukraine, annonce ce 7 décembre son président Thomas Bach.

La patineuse Sofia Akateva lors du programme libre du Grand prix de Russie à la Megasport Arena de Moscou le 23 octobre. Toutes ses équipes étant interdites de compétition, la Russie a instauré ses propres compétitions dans plusieurs villes de Russie en leur donnant le nom de grand prix.
La patineuse Sofia Akateva lors du programme libre du Grand prix de Russie à la Megasport Arena de Moscou le 23 octobre. Toutes ses équipes étant interdites de compétition, la Russie a instauré ses propres compétitions dans plusieurs villes de Russie en leur donnant le nom de grand prix.
© AP Photo/Alexander Zemlianichenko

"Nous devons explorer des moyens de surmonter ce dilemme, au sujet de la participation des athlètes, pour revenir aux mérites sportifs et non aux interférences politiques", déclare-t-il le dirigeant à la presse.

Cette position du CIO n'est pas nouvelle mais Thomas Bach s'y est attardé longuement, sans esquisser de pistes ni d'échéances: "cela requiert d'autres consultations et elles sont en cours, donc il n'y a pas de date fixée", a-t-il éludé.
Depuis l'invasion de l'Ukraine en pleine trêve olympique, pendant les Jeux d'hiver de Pékin, le CIO distingue les "sanctions" infligées aux Etats russe et bélarusse des "mesures de protection" concernant les sportifs, qui ne sont en rien considérés comme responsables des actes de leurs gouvernements.

Andreï Rublev lors du match contre le norvégien Casper Ruud lors de la finale du tournois de l'ATP au Pala Alpitour de Turin, Italie. 19 novembre 2022.
Andreï Rublev lors du match contre le norvégien Casper Ruud lors de la finale du tournois de l'ATP au Pala Alpitour de Turin, Italie. 19 novembre 2022.
© AP Photo/Antonio Calanni


"Il n'y a pas de changement dans notre position. Les sanctions doivent demeurer en place", soit l'interdiction des drapeaux des deux pays et des compétitions sur leur sol en raison de la "violation de la Charte olympique", a rappelé le patron de l'olympisme.
Mais la mise au ban des sportifs russes et bélarusses, "recommandée" par le CIO aux fédérations internationales fin février, a toujours été présentée par l'instance olympique comme une mesure visant à protéger l'intégrité des compétitions et la sécurité des athlètes, prise "le coeur lourd" et susceptible d'être réévaluée régulièrement.

"Nous avons dû agir contre nos propres valeurs", en faisant "ce que nous n'avions jamais fait et n'avons jamais voulu faire, c'est-à-dire empêcher des athlètes de participer à des compétitions uniquement à cause de leurs passeports", a rappelé Thomas Bach.



Après un débat au sein de la Commission exécutive du CIO qui a duré "quatre heures" mercredi matin, le sujet sera également au menu du 11e Sommet olympique vendredi à Lausanne, à huis clos, avec des représentants des fédérations internationales et de trois comités nationaux olympiques: ceux de Chine, des États-Unis et de Russie.

16h00 TU - BP détient toujours 19,75% de Rosneft, évoque une cession "complexe"

Le géant pétrolier BP détient toujours sa part de 19,75% de Rosneft neuf mois après s'être engagé à sortir du groupe russe d'hydrocarbures dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine par Moscou et plaide que cette cession est "complexe".

Un logo de BP dans une station d'essence à Londres. Les profits de BP ont plus que doublé au cours du 3ème trimestre, le géant de l'énergie basé à Londres a profité de la hausse des prix du pétrole et du gaz naturel depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février.
Un logo de BP dans une station d'essence à Londres. Les profits de BP ont plus que doublé au cours du 3ème trimestre, le géant de l'énergie basé à Londres a profité de la hausse des prix du pétrole et du gaz naturel depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février.
© AP Photo/Kin Cheung

Le géant de l'énergie britannique a nié avoir reçu un dividende de Rosneft, après que le site d'informations sur la corruption et l'environnement Global Witness l'a accusé d'avoir touché 580 millions de livres. "Depuis notre décision de sortir de Russie nous n'avons reçu aucun dividende", a déclaré David Nicholas, porte-parole de BP, à l'AFP.

Une parlementaire travailliste, Margaret Hodge, a également dénoncé au Parlement britannique ce qu'elle appelle "l'argent du sang".
"Malgré sa promesse, BP reste l'un des plus importants actionnaires" de Rosneft, a déploré la députée Hodge, appelant Downing Street à "persuader BP de donner la totalité de ses dividendes russes à la reconstruction de l'Ukraine".
BP dit "étudier ses options" mais qualifie de "complexe" la cession de ses 19,75% dans Rosneft, promise le 27 février, quelques jours après le début de l'offensive russe en Ukraine. Le groupe britannique met en avant les "sanctions internationales" et des "restrictions du gouvernement russe".

"Nous avons vu des informations de presse selon lesquelles Rosneft dit nous avoir fait un paiement. Nous n'en avons aucune confirmation formelle et selon les réglementations russes, les entreprises (du pays) ne peuvent pas faire de paiements à des entreprises ou actionnaires provenant d'un pays 'inamical'", à l'instar du Royaume-Uni, a détaillé le porte-parole. Selon lui, "si un paiement avait été fait par Rosneft, nous supposons qu'il aurait été déposé sur un compte bancaire spécial dont nous ne pourrions faire de transferts sans la permission expresse du gouvernement russe".

Dans ses résultats du troisième trimestre parus début novembre, BP expliquait aussi "ne pas être en mesure de vendre ses actions de Rosneft à la Bourse de Moscou".

Le secrétaire au Trésor britannique James Cartlidge a quant à lui indiqué que vendre des actifs russes, depuis le début de la guerre en Ukraine, n'est pas "un processus simple".

15h50 TU - Vladimir Poutine assure qu'il n'utilisera l'arme nucléaire qu'en réplique à une frappe ennemie

"Nous considérons les armes de destruction massive, l'arme nucléaire, comme un moyen de défense. (Y recourir) est construit autour de ce qu'on appelle la 'frappe en représailles' : si on nous frappe, on frappe en réponse", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une réunion télévisée.


15h11 TU - Vladimir Poutine reconnait un conflit  "long" en Ukraine

Vladimir Poutine à Moscou le 6 décembre.
Vladimir Poutine à Moscou le 6 décembre.
© Mikhail Metzel, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu ce mercredi que le conflit en Ukraine était "long" et a relativisé le risque d'un recours à l'arme nucléaire.
"Nous ne sommes pas devenus fous, nous savons ce que sont les armes nucléaires", a-t-il déclaré, s'exprimant en visio-conférence devant son Conseil des droits humains, une organisation entièrement soumise au Kremlin.

Le président russe, qui a toujours nié vouloir conquérir de nouveaux territoires en Ukraine, a une nouvelle fois justifié l'offensive qu'il a lancée il y a plus de neuf mois.
"En ce qui concerne le long processus des résultats de l'opération militaire spéciale, bien sûr, c'est un long processus", poursuit le président russe.

L'offensive lancée le 24 février était censée se solder par une victoire russe éclair, mais l'armée ukrainienne, galvanisée par les armes occidentales, a forcé la Russie à renoncer au printemps à Kiev, puis à l'automne à se replier dans plusieurs autres régions.

Répondant à l'un de ses interlocuteurs mercredi, Vladimir Poutine a néanmoins noté que "l'apparition de nouveaux territoires" était un "résultat significatif pour la Russie".
"La mer d'Azov est devenue une mer intérieure, c'est une chose sérieuse", a-t-il proclamé, en référence à cette mer bordant la Russie et le sud-est de l'Ukraine dont Moscou contrôle désormais tout le rivage.

14h39 TU - La Russie a déployé 150.000 réservistes mobilisés en Ukraine

Lors d'une réunion télévisée, Vladimir Poutine a déclaré que la Russie a déployé en Ukraine près de la moitié des hommes recrutés lors de la mobilisation partielle des réservistes, soit environ 150.000 soldats.

"Sur 300.000 de nos combattants mobilisés, nos hommes, nos défenseurs de la Patrie, 150.000 se trouvent dans la zone d'opération", a-t-il déclaré lors d'une réunion télévisée, précisant que 77.000 sont déployés directement au combat. Le chef de l'État a également ajouté que le conflit est "long".

Les 150.000 autres sont toujours en formation en Russie.
Après une série de revers, le Kremlin était revenu sur ses promesses initiales et a décrété le 21 septembre la mobilisation de ces réservistes pour les envoyer au front.


13h44 TU - Des milliers de dauphins morts en mer Noire du fait de l'invasion russe, accuse Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dénonce un "écocide" après la mort répertoriée de milliers de dauphins en mer Noire, directement liée selon lui aux effets de l'invasion russe en Ukraine sur l'environnement marin.

"Des milliers de dauphins morts se sont échoués sur les rives de la mer Noire", a-t-il affirmé sur les réseaux sociaux, relayant un reportage diffusé par United24, une plate-forme de financement participatif en ligne qu'il a lancée début mai.

"La guerre russe a un impact énorme sur la faune de notre pays", a-t-il fustigé, regrettant ses "conséquences dévastatrices" sur les écosystèmes.
Le président ukrainien a affirmé que les autorités compétentes en matière de protection environnementale "recueillent les preuves de ces crimes et ont l'intention de tenir la Russie responsable de cet écocide en Ukraine".

Selon le directeur scientifique du parc national des Lagunes de Touzly (sud-ouest), interrogé dans ce reportage, l'hécatombe des dauphins en mer Noire est due notamment à "la présence de sous-marins et de bateaux de guerre" dans les eaux depuis fin février, ce qui "a mis une pression énorme sur l'environnement marin".


"Nous estimons que 50.000 dauphins sont morts à cause de la guerre", déclare Ivan Roussev, dont 2.500 "ont été retrouvés (sur les plages) dans la région d'Odessa, en Crimée annexée, mais aussi en Bulgarie, en Turquie et en Roumanie". Cela représente 20% de la population de ce cétacé en mer Noire, recensée à 250.000 en 2020 et qui était déjà soumise aux pressions de la pêche et de la pollution, selon les autorités ukrainiennes.

Le directeur du parc national déplore quotidiennement ce qu'il qualifie "d'écocides" sur sa page Facebook :


Selon Ivan Roussev, qui tient un journal de bord très suivi sur Facebook sur les effets de la guerre sur la faune et la flore, certaines espèces d'oiseaux ont aussi été forcés à "migrer" plus tôt dans l'année, poussée par les conséquences des "missiles qui s'abattaient dans la partie est du parc national".

L'ONU alerte sur l'impact dévastateur de la guerre pour l'environnement en Ukraine et a publié un rapport en octobre.

13h03 TU - Volodymyr Zelensky personnalité de l'année 2022 pour Time magazine​

Le président de l'Ukraine Volodymyr Zelensky, qui a incarné la résistance de son pays face à l'invasion de la Russie, a été désigné personnalité de l'année 2022 par le magazine américain Time, qui a aussi rendu hommage à l'"esprit de l'Ukraine".

"Que la bataille pour l'Ukraine suscite de l'espoir ou de la peur, Volodymyr Zelensky a galvanisé le monde d'une manière que nous n'avions pas vue depuis des décennies", a écrit le rédacteur en chef du Time, Edward Felsenthal.

12h45 Des gouverneurs russes inspectent leurs fortifications à la frontière avec l'Ukraine

Les gouverneurs de deux régions russes frontalières de l'Ukraine ont inspectent les fortifications bâties ces dernières semaines, la Russie se présentant comme la cible d'un Occident et d'une Ukraine bellicistes.

Le gouverneur de la région de Koursk, Roman Starovoït, est allé, selon son compte Telegram, inspecter l'installation de dizaines de blocs pyramidaux en béton anti-char, tout comme son homologue de la région de Belgorod, Viatcheslav Gladkov.

"C'est un gros travail, particulièrement important pour assurer la sécurité de tous les habitants", a indiqué ce dernier sur Telegram.

Depuis l'automne et une série de défaites militaires, les autorités russes ont accéléré la construction de fortifications dans les régions frontalières, laissant entendre que l'Ukraine, appuyée par l'Otan, puisse vouloir envahir la Russie.

12h11 TU - Colis menaçant l'Ukraine: l'adresse d'expédition est un concessionnaire allemand de Tesla

L'Ukraine affirme que ses ambassades ont reçu 31 colis en une semaine, et que chacun avait pour adresse d'expédition celle d'un concessionnaire automobile de l'américain Tesla en Allemagne.

"Au cours des deux derniers jours, des colis suspects sont arrivés aux ambassades en Italie, en Pologne, au Portugal, en Roumanie et au Danemark, ainsi qu'au consulat de Gdansk" en Pologne, portant leur nombre à "31 dans 15 pays", a affirmé sur Facebook le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.

"Les menaces contre nos diplomates continuent d'affluer", a-t-il déploré, une semaine jour pour jour après qu'une lettre piégée eut explosé et blessé légèrement un employé de l'ambassade d'Ukraine à Madrid (Espagne).

Kiev avait alors ordonné une "sécurité renforcée" pour toutes ambassades puis dénoncé, deux jours plus tard, une "campagne planifiée de terreur" de Moscou, sans avancer pour autant de preuves.

11h05 TU - Moscou tente de "geler" les combats avant une offensive au printemps selon l'OTAN

La Russie cherche à geler les combats en Ukraine pendant l'hiver afin de renforcer ses forces en vue d'un nouvel assaut au printemps, a déclaré le chef de l'Otan, Jens Stoltenberg.

"Ce que nous voyons maintenant, c'est que la Russie tente d'imposer une sorte de gel de cette guerre, au moins pour une courte période, afin qu'elle puisse se regrouper, réparer, récupérer et ensuite essayer de lancer une plus grande offensive au printemps prochain", a déclaré Jens Stoltenberg.

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg.
Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg.
© AP Photo/Michael Sohn, Pool

Le secrétaire général de l'Alliance atlantique a déclaré que les membres de l'Otan poursuivaient leur fourniture "sans précédent" d'armes et de soutien à l'Ukraine, malgré les inquiétudes sur un éventuel épuisement des stocks occidentaux. 

"Il est tout aussi important d'ajouter de nouveaux systèmes que de s'assurer que les systèmes ou les armes que nous avons déjà livrés sont effectivement opérationnels ou fonctionnent de manière efficace", a déclaré le chef de l'Otan. 

10h47 TU - 16 morts dans un accident impliquant un camion de l'armée russe

Un camion de l'armée russe et un mini-bus civil sont entrés en collision dans une zone de l'Est de l'Ukraine sous contrôle de Moscou, faisant au moins 16 morts et quatre blessés, ont indiqué les autorités locales.

Dans un communiqué, le chef des séparatistes prorusses de Donetsk, Denis Pouchiline, a annoncé ce bilan et précisé que l'accident a eu lieu sur une route entre les localités de Torez et Chakhtiorsk.

"Cette tragédie a coûté la vie à 16 personnes, dont certains de nos défenseurs", a indiqué de Denis Pouchiline, sans préciser le nombre de militaires tués.

Des images du lieu de l'accident, publiées par des médias locaux, montrent les deux véhicules très gravement endommagés: un mini-bus et un camion kaki de transport de troupes marqué d'un V, l'un des signes d'identification de l'armée russe en Ukraine.

09h30 TU - Dans le froid, sous les bombes, la périlleuse traversée du Dniepr à Kherson

Le moteur de son frêle esquif à plein régime, Oleksiï Kovbassiouk file sur le fleuve Dniepr depuis la ville de Kherson, dans le sud de l'Ukraine.

Le trajet est périlleux : il va chercher des habitants qui veulent quitter leurs datchas (maisons de campagne) installées sur la rive gauche du Dniepr, celle où l'armée russe s'est repliée il y a un mois après avoir abandonné l'autre rivage et la ville de Kherson aux forces de Kiev. Le long fleuve est désormais la ligne de front.

Des habitants de Kherson récupèrent de l'eau du fleuve Dniepr, le 21 novembre 2022.
Des habitants de Kherson récupèrent de l'eau du fleuve Dniepr, le 21 novembre 2022.
AP/Bernat Armangue

Les Russes ne sont pas visibles depuis les berges de Kherson, mais les militaires ukrainiens interrogés préviennent qu'il peut y avoir des tireurs embusqués. Les Ukrainiens, eux, font des reconnaissances avec des drones au-dessus de la zone aux mains de l'ennemi.

Sur la rive orientale occupée, en aval de Kherson, l'île Potemkine, longue d'environ huit kilomètres sur quatre de large, abrite plusieurs centaines de maisons de campagne bâties sur les bords de la rivière Prohnii, qui coupe en partie le sud de l'île. La plupart sont désormais inoccupées.

06h45 TU - L'ONU s'inquiète des "nouveaux besoins" humanitaires liés aux attaques des installations énergétiques en Ukraine

Les attaques contre les installations énergétiques de l'Ukraine provoquent "un nouveau niveau de besoins" humanitaires pour la population, s'est alarmé le chef de l'agence humanitaire de l'ONU, craignant de nouveaux déplacements d'habitants privés de chauffage en plein hiver.

"Depuis octobre, les attaques prolongées contre les infrastructures énergétiques de l'Ukraine ont créé un nouveau niveau de besoins qui touche tout le pays et aggrave les besoins provoqués par la guerre", a déclaré Martin Griffiths devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

<p>Des attaques de missiles ont provoqué des coupures d'eau et d'électricité dans des centaines de milliers de maisons d'Ukrainiens. Ici, Catherine, 70 ans, regarde par la fenêtre, une bougie à la main, depuis sa maison à Borodyanka, dans la région de Kiev, le 20 octobre 2022. </p>

Des attaques de missiles ont provoqué des coupures d'eau et d'électricité dans des centaines de milliers de maisons d'Ukrainiens. Ici, Catherine, 70 ans, regarde par la fenêtre, une bougie à la main, depuis sa maison à Borodyanka, dans la région de Kiev, le 20 octobre 2022. 

AP/Emilio Morenatti

"L'ampleur des destructions des infrastructures électriques et de chauffage nécessite un soutien renforcé envers le gouvernement ukrainien, au-delà de ce que les humanitaires peuvent fournir", a-t-il ajouté, soulignant les "millions de personnes" privées de chauffage, d'électricité ou d'eau alors que les températures pourraient descendre sous -20°C. "En Ukraine aujourd'hui, la capacité des civils à survivre est menacée".

05h32 TU - Guerre oblige, les touristes russes débarquent sur les plages paradisiaques du Venezuela​

Dimitri Bobkov esquisse quelques pas de danse sur un rythme de merengue dans une station-service de Margarita, une île du Venezuela qu'il visite pour la première fois et attire des milliers de Russes qui y trouvent un décor paradisiaque loin de la guerre.

"J'ai de la chance de fêter mon anniversaire ici au Venezuela. C'était très inattendu et agréable", raconte ce professeur d'université de 31 ans, arrivé il y a 10 jours. "Ici, j'aime les gens, la nourriture, la nature, le climat. Je pense que dans une autre vie, je devais vivre ici!!" rigole-t-il.

Une pancarte indique "Menu" en russe dans un restaurant de la plage d'El Yaque sur l'île de Margarita au Venezuela, le 30 août 2022.
Une pancarte indique "Menu" en russe dans un restaurant de la plage d'El Yaque sur l'île de Margarita au Venezuela, le 30 août 2022.
AP Photo/Matias Delacroix

Dimitri a profité de la connexion directe de la compagnie aérienne russe Norwind qui opère entre Moscou et Margarita. La ligne a été réactivée le 2 octobre après une interruption de sept mois due au conflit en Ukraine. Elle évite le survol de certains espaces aériens interdits aux Russes en raison des sanctions.  

Margarita était jadis une station balnéaire prisée des touristes européens et nord-américains, mais la crise économique et politique a fait disparaitre le pays des destinations privilégiées des tour-opérateurs. Aujourd'hui, les Russes sont le principal contingent étranger.

04h05 TU - Les Américains mitigés après une nouvelle attaque sur une base russe

Washington a déclaré "ne pas encourager" les attaques ukrainiennes de drones en Russie, alors que Moscou a signalé qu'un de ces engins avait touché mardi 6 décembre un aérodrome près de la frontière, sans faire de victime.

Pendant la journée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu près du front, non loin de Bakhmout, le principal champ de bataille de l'est de l'Ukraine où l'armée ukrainienne résiste depuis des mois à une offensive russe.

Ce déplacement intervient au moment où la Russie accuse son voisin de multiplier les attaques de drones contre des aérodromes sur son territoire. Des frappes que Kiev ne revendique pas, mais qui illustrent les difficultés que rencontre l'invasion déclenchée le 24 février par le président russe Vladimir Poutine.

"Nous n'encourageons pas et nous n'aidons pas l'Ukraine à lancer des frappes en Russie", a déclaré à la presse le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. "Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que les Ukrainiens vivent chaque jour avec l'agression russe qui se poursuit", a-t-il ajouté, accusant Moscou de "faire de l'hiver une arme" en bombardant les infrastructures civiles de l'Ukraine.

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