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Etats-Unis : nouvelle révélation dans l'enquête sur l'ingérence présumée de la Russie

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© TV5MONDE/L. Fachaux © AP Photo/Jacquelyn Martin

L'équipe de campagne de Donald Trump s'était vu offrir dès 2015 une coopération politique avec Moscou avant même qu'il ne soit investi candidat.

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Michael Cohen, l'ancien avocat de Donald Trump, risque entre 51 et 63 mois de prison, soit quatre ou cinq ans derrière les barreaux. C'est ce que l'on apprend dans le document de 7 pages rendu public ce vendredi 7 décembre par Robert Mueller, l'une des bêtes noires de Donald Trump, et procureur spécial qui enquête sur l'ingérence russe lors de la dernière campagne électorale aux États-Unis.

Après les révélations de Michael Cohen, ce document montre qu'il y a bien eu une coopération politique entre l'équipe de Trump et Moscou dès novembre 2015. Michael Cohen avait déjà reconnu, il y a 10 jours, avoir menti sur ses contacts avec la Russie. Sa peine de prison devrait être connue mercredi prochain.

Ces derniers événements irritent Donald Trump qui n'a cessé de tweeter ce vendredi et de dénoncer une chasse aux sorcières :
 

Nous ferons un contre-rapport important au rapport Mueller. On ne devrait plus jamais permettre que cela arrive à un futur président des États-Unis !

Donald Trump, sur son compte Twitter

Dans ce document, le procureur Mueller détaille aussi tous les faits reprochés à Paul Manafort. L'ancien directeur de campagne de Donald Trump, actuellement derrière les barreaux, est accusé, lui aussi, d'avoir menti sur ses contacts avec un Russe soupçonné de travailler pour les services de renseignements du Kremlin.

Les Républicains contre-attaquent eux aussi : ce vendredi les membres du Congrès ont convoqué pendant six heures James Comey. L'ancien directeur du FBI ne mâche pas ses mots : "Je pense que les attaques du président Trump contre le ministère de la Justice et le FBI sont des choses que l'on devrait trouver profondément préoccupantes, quel que soit notre parti. Nous devons continuer à les dénoncer, et ne pas devenir insensibles aux atteintes aux règles de droit."

Le 17 décembre, James Comey devrait de nouveau répondre aux questions des Républicains au Congrès.