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Faure critique les "professionnels de la déstabilisation" au PS

Le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure à Ivry-sur-Seine le 23 janvier 2023
Le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure à Ivry-sur-Seine le 23 janvier 2023
afp.com - Emmanuel DUNAND

Le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure a critiqué mardi les "professionnels de la déstabilisation" à l'œuvre selon lui dans l'entourage de Nicolas Mayer-Rossignol, son concurrent pour diriger le parti et qui continue de contester les résultats.

M. Faure a annoncé sur le plateau de Public Sénat qu'il avait proposé des postes de "premiers secrétaires adjoints" au maire de Rouen, ainsi qu'à Hélène Geoffroy qui avait rejoint M. Mayer-Rossignol au second tour du vote pour la tête du parti, le 19 janvier, après son échec au premier. Il a assuré qu'il attendait leur réponse et que tous trois devaient se revoir avant le congrès qui commence vendredi à Marseille.

Un nouveau décompte dimanche du scrutin qui s'est tenu jeudi a donné 51,09% des voix au sortant contre 48,91% à son rival. Mais Nicolas Mayer-Rossignol réclame la poursuite du recomptage et dénonce des "fraudes dignes d'un autre temps", ce que dément Olivier Faure.

Ce dernier a dénoncé l'entourage de Nicolas Mayer Rossignol composé selon lui de "professionnels de la déstabilisation, qui l'ont fait congrès après congrès, ils étaient déjà là au fameux congrès de Reims, c'était déjà les mêmes qui organisaient les choses pour donner le sentiment d'un immense bazar et empêcher l'élection de Martine Aubry" contre Ségolène Royal en 2008 dans un scrutin également très contesté.

"A un moment, il faut que ça s'arrête, il faut qu'on respecte les militants (...) et ne pas jeter l'opprobre sur l'ensemble d'un mouvement alors même que nous avons d'autres sujets à mettre sur la table dans un moment de grand mouvement social dans lequel nous devons nous inscrire parfaitement", s'est-il agacé, assurant vouloir "comprendre quelles sont les raisons qui motiveraient (...) qu'on fracture artificiellement un parti qui n'en a pas besoin".

Il a notamment cité le sénateur PS David Assouline mais aussi l'ancien président François Hollande, qui a réclamé lundi l'organisation d'une nouvelle élection.

"Et on revotera combien de fois ? On revotera jusqu'à ce que le résultat corresponde à ce que souhaite François Hollande?", a-t-il ironisé.