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Faure (PS) plaide pour le "rassemblement" social-écologiste, "seule voie pour l'alternance"

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, le 21 janvier 2020 à Ivry-sur-Seine, près de Paris
Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, le 21 janvier 2020 à Ivry-sur-Seine, près de Paris
afp.com - THOMAS SAMSON

Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a plaidé pour "la gauche d'après", celle du "rassemblement" social-écologiste, "seule voie pour l'alternance" en 2022, lors d'un discours mardi soir devant le conseil national de son parti.

"Depuis dimanche soir", à l'issue du second tour des municipales marqué par une percée écologiste dans les grandes villes et le maintien du PS (réélection à Paris, Lille, Nantes, Rennes, gain de Nancy et Montpellier, perte de Strasbourg et Metz), "on ne nous regarde pas de la même façon. Pour la première fois depuis 3 ans", le bloc social-écologiste montre "à ceux qui pensaient avoir à revivre le match entre les libéraux et les fachos qu'il y a un autre chemin", a affirmé M. Faure.

Selon M. Faure, ce chemin est "celui de la République social-écologiste". Mais (...) ne croyons pas qu'un tapis rouge se déroule sous nos pieds. La droite non plus n'a pas disparu, elle aussi a son monde d'après", pour qui "l'écologie, ça suffit", a-t-il mis en garde.

Avec les Verts, "nous devons nous confronter pour aboutir à un chemin commun. L'écologie est-elle soluble dans le socialisme? Non. Le socialisme est-il soluble dans l'écologie? Non. Nos combats se complètent" mais "ca va frotter sur certains sujets", a-t-il prévenu.

Le patron du PS a ainsi demandé aux Verts de "clarifier" leurs "positions". "Il va aussi falloir clarifier nos positions", a-t-il insisté.

Le député de Seine-et Marne a aussi déploré que l'idée d'un "campus commun à la fin de l'été" avec EELV soit "en cale sèche". "Les écologistes auront leur journées, nous aussi. Fin août, nous organiserons les rencontres de +la gauche d'après+", celle du "rassemblement qui est la seule voie pour que ca change vraiment", a-t-il précisé.

Face à l'éparpillement de la gauche, M. Faure a souligné que "personne" n'était "capable de dominer seul".

"Après chaque scrutin, un parti de gauche pense qu'il a attrapé la queue du Mickey, qu'il a le Saint Graal de l'hégémonie. Jean-Luc Mélenchon le pensait après la présidentielle. Il a fait 6% aux européennes et était absent aux municipales", a-t-il fait valoir.

"Je plaide pour un candidat commun en 2022", a réitéré M. Faure.

"A lire certains articles, j'aurais déjà accepté que ce ne soit pas un socialiste. Rien ne nous est dû. Rien n'est dû à personne. Je ne sais qui sera candidat" mais "j'espère qu'il sera issu de nos rangs", a-t-il également réaffirmé.