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France : attaque à Paris à l'arme blanche près des anciens locaux de Charlie Hebdo

Des policiers sont arrivés près des anciens locaux du journal satirique Charlie Hebdo après une attaque à l'arme blanche ce 25 septembre 2020. Paris, France.
Des policiers sont arrivés près des anciens locaux du journal satirique Charlie Hebdo après une attaque à l'arme blanche ce 25 septembre 2020. Paris, France.
(AP Photo/Thibault Camus)

Une attaque à l'arme blanche à Paris a eu lieu à Paris ce vendredi 25 septembre dans des circonstances encore indéterminées, près des anciens locaux du journal Charlie Hebdo. Cette attaque a lieu en plein procès des attentats meurtriers de janvier 2015.  Deux personnes de l'agence de presse Premières Lignes sont blessées. Deux suspects ont été interpellés.
 

Deux suspects sont en garde à vue. L'un d'eux a été interpellé à proximité de la place de la Bastille à Paris. Âgé de 18 ans, il s'agit de l'"auteur principal des faits", a déclaré Jean-François Ricard, le chef du parquet national antiterroriste (Pnat), en charge de l'enquête. Selon les premiers éléments, il serait né au Pakistan.

Une deuxième personne, âgée de 33 ans, a ensuite été placée en garde à vue "afin de procéder à un certain nombre de vérifications" sur "ses relations avec l'auteur principal", a dit M. Ricard.

L'information judiciaire ouverte par le Pnat pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle" a été confiée à la police judiciaire parisienne et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
 
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Deux personnes blessées

Peu avant midi, un homme muni d'une arme blanche a blessé deux personnes, un homme et une femme, près des anciens locaux de l'hebdomadaire satirique, rue Nicolas Appert, dans le 11e arrondissement de Paris.

"Leurs vies ne sont pas en danger, dieu merci", a déclaré le Premier ministre Jean Castex lors d'un déplacement sur les lieux.

Les deux victimes sont employées par l'agence Premières Lignes, installée dans la rue. Ils étaient en "pause cigarette" lorsque l'agresseur a surgi.

Le témoignage de Luc Hermann co-directeur de Premières Lignes :
 

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L'homme portait une machette sur lui selon le témoignage d'une employée de Premières Lignes.  "Deux collègues fumaient une cigarette en bas de l'immeuble, dans la rue. J'ai entendu des hurlements. Je suis allée à la fenêtre et j'ai vu un de mes collègues, taché de sang, être poursuivi par un homme avec une machette dans la rue", rapporte la témoin. Un autre témoin, un cafetier s'est exprimé au micro de notre journaliste Sophie Golstein.
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Des milliers d'élèves confinés

Des "milliers d'élèves", de la crèche au lycée, ont été confinés par précaution dans trois arrondissements du centre de Paris, a indiqué à l'AFP le maire de Paris Centre Ariel Weil. "Cinq écoles du XIe arrondissement et toutes les écoles des 3e et 4e arrondissements ont été confinées. Cela représente des milliers d'élèves, de la crèche au lycée. On se met en sécurité. On est en train de fermer les équipements municipaux et les gymnases aussi", a ajouté M. Weil.
 
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Caricatures republiées, DRH de Charlie Hebdo exfiltrée


L'attaque survient alors que la rédaction de Charlie Hebdo fait l'objet de nouvelles menaces depuis que l'hebdomadaire a republié des caricatures de Mahomet le 2 septembre, à l'occasion de l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015, prévu jusqu'au 10 novembre.

L'organisation jihadiste Al-Qaïda a menacé d'attaquer de nouveau Charlie Hebdo, affirmant que le raid meurtrier de janvier 2015 contre le journal "n'était pas un incident ponctuel".

La directrice des ressources humaines de Charlie Hebdo a été exfiltrée de son domicile en raison de menaces jugées sérieuses, en plein procès des attentats de janvier 2015, a-t-elle expliqué lundi 22 septembre dans une interview à l'hebdomadaire Le Point.

A la suite de "menaces précises et circonstanciées" reçues le 14 septembre par les officiers de sécurité qui la protègent depuis bientôt 5 ans, la DRH de Charlie Hebdo, Marika Bret, a été contrainte de partir de chez elle.

"J'ai eu dix minutes pour faire mes affaires et quitter mon domicile. Dix minutes pour abandonner une partie de son existence, c'est un peu court, et c'est très violent. Je ne reviendrai pas chez moi", a-t-elle confié au Point. 

Une exfiltration qui "traduit le niveau de tension inédit auquel nous sommes confrontés", note-t-elle, en soulignant "un niveau de haine hallucinant autour de Charlie Hebdo".

"Depuis le début du procès et avec la republication des caricatures, nous avons reçu toutes sortes d'horreurs, notamment des menaces de la part d'Al-Qaïda et des appels à finir le travail des frères Kouachi", témoigne Mme Bret.

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