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France : la communauté LGBTI+ en marche pour dénoncer l'homophobie

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Rendez-vous annuel, la Marche des Fiertés de la communauté LGBTI+ (lesbiennes, gays, bi, trans et intersexes) défilait ce samedi 30 juin à Paris. Alors que les "Gay Games" se tiendront dans la capitale française en août, il s'agit pour les participants de dénoncer l'homophobie prégnante dans la société.

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Plumes, paillettes, drapeaux multicolores : ce samedi 30 juin, des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Paris pour la Marche des Fiertés. Une gay pride placée sous l'égide du sport, mais qui n'a pas oublié de parler de PMA ouverte à toutes ou encore du sida et du sort des exilés gay et lesbiennes.
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Les "discriminations au tapis"

"Les discriminations au tapis, dans le sport comme dans nos vies". C'était le mot d'ordre officiel de la Marche des Fiertés. Judokas, handballeuses, cyclistes, rugbyman, ont défilé en tête de cortège, pour militer pour plus d'inclusion, et rappeler que le milieu sportif n'est pas épargné par les discriminations et l'homophobie.
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Qu'importe si la France était en train de jouer les huitièmes de finale de la coupe du Monde contre l'Argentine et si des clameurs échappaient des bars alentours : les sportifs voulaient être là. 
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La marche des fiertés était comme un avant-goût des "Gay Games", organisés pour la première fois à Paris du 4 au 12 août prochain. Des "mondiaux de la diversité" ouverts à tous, sans sélection.
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Un  mot d'ordre "dépolitisé", qui fait débat

Pourtant, placer la marche sous l'angle du sport a fait débat. Une partie de la communauté LGBTI a critiqué le "politiquement correct" de la marche. Aides et Act Up ont dénoncé une "relégation des séropos et des précaires" en fin de cortège.

L'association féministe FièrEs, portée par des lesbiennes, des biEs et/ou trans, a carrément refusé de s'associer au mot d'ordre sportif. "Il y avait plein de sujets dont on voulait parler mais l'inter-lgbt a choisi le mot d'ordre le plus plat, le plus dépolitisé" estime Delphine Aslan, co-fondatrice de FièrEs. Elle dénonce aussi la présence dans le cortège de chars commerciaux, de sponsors comme Tinder et MasterCard, et un pink-washing, soit l'utilisation par des entreprises ou des politiques de la cause LGBTI comme "caution" ou moyen de communication pour une image censée être "cool" ou progressiste.
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"Nous ne serons plus vos cautions, nos fiertés sont en luttes". "Poing levé, poignet cassé". "Vous n'avez pas le monopole de la famille". Au delà du sport, parsemés dans le cortège, les slogans de cette marche restaient politiques, histoire de rappeler qu'en 2018, en France, les luttes de la communauté LGBTI continuent.