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"Gilets jaunes" : Le déroulé d'une journée ultra-violente

(AP Photo/Kamil Zihnioglu)

Moins nombreux mais plus pugnaces. Déterminés à maintenir la pression sur le gouvernement, les "Gilets jaunes" ont organisé leur troisième samedi de mobilisation en France, notamment sur les Champs-Élysées où des incidents ont éclaté dès le début de matinée. Selon le Ministre de l'Intérieur, 75 000 manifestants ont été recensés en France dont 5 500 à Paris. En baisse par rapport à samedi dernier. Mais  avec des violences en nette hausse. 

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Le mouvement des "Gilets jaunes" ne faiblit pas. Malgré le discours du président de la République Emmanuel Macron le 27 novembre et la rencontre de représentants du mouvement avec le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, les "Gilets jaunes" entament un troisième week-end de manifestation depuis le 17 novembre.

De nombreux rassemblements sont attendus en peu partout en France, notamment à Paris où la vigilance des autorités est particulièrement de mise. La situation avait dégénéré la semaine dernière sur les Champs-Elysées avec 24 blessés, dont 5 du côté des forces de l’ordre. Le bilan de ce samedi 1er décembre est de 20 blessés pour le moment dont trois parmi les forces de l'ordre.

Une cinquantaine d’unités de forces mobiles, soit environ 5 000 hommes, ont été mobilisés à Paris, soit 2 000 de plus que la semaine dernière.
  Le déroulement de la manifestation sur les Champs-Elysées :

>>Vers 19h00 :
224 interpellations et 92 blessés recensés. dont 14 parmi les forces de l'ordre. Le Ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'exprimera ce samedi au journal télévisé de 20H00, au soir d'une nouvelle journée de manifestations des "Gilets jaunes" dans toute la France, émaillées de violences à Paris, a annoncé la première chaîne.

>>Vers 18h00 : Des scènes de guérilla urbaine autour des Champs Elysées et ensuite dans d'autres quartiers de Paris rappellent les heures sombres de Mai 68. Outre des magasins détruits, d'autres évacués, des immeubles et des voitures en feu, l'un des symboles de la République a été saccagé : une statue de Marianne dans l'Arc de Triomphe.
(AP Photo/Kamil Zihnioglu)

Le Premier ministre Edouard Philippe a fait état à la mi-journée d'une "violence rarement atteinte" en haut de la "plus belle avenue du monde", transformée pour le deuxième samedi de suite en champ de bataille. Cela alors que plusieurs figures de l'opposition ont accusé le gouvernement de mettre en scène ces violences pour discréditer le mouvement des "Gilets jaunes".
 
>>Vers 17h30 : Marine Le Pen, la patronne du Rassemblement national (RN) demande à être reçue par le président Macron. 
 

>>Vers 17h00 : La maire de Paris Anne Hidalgo a fait part de sa "profonde indignation" et de sa "grande tristesse" face aux violences dans la capitale en marge de la mobilisation des "Gilets jaunes". Après des échauffourées près des Champs-Elysées, des heurts se sont étendus samedi après-midi à plusieurs autres quartiers parisiens dans une grande confusion : Place de la Concorde puis Jardin des Tuileries. 
 
Des scènes de chaos et de casse se déroulent dans plusieurs endroits de la capitale. Les grands magasins du Printemps Haussmann et Les Galeries Lafayette ont été évacués. Des boutiques de luxe ont été saccagées. 

Sur les Champs-Elysées, une douzaine de véhicules ont été brûlés alors que des heurts violents opposaient forces de l'ordre et "Gilets jaunes" encagoulés. 

>>Vers 16h00 : 65 personnes dont 11 membres des forces de l'ordre ont été blessées ce samedi à Paris lors de violences survenues lors de la journée de mobilisation des "Gilets jaunes", selon un bilan établi par la préfecture de police de Paris. La préfecture a fait également état de 158 interpellations en milieu d'après-midi, soit davantage que pendant l'ensemble du précédent rassemblement parisien le 24 novembre, où 103 personnes avaient été arrêtées

>>Vers 14h00 : On dénombre 122 interpellations et 20 blessés dont 6 parmi les forces de l'ordre. Le Ministre de l'Intérieur rappelle les chiffres des mobilisations passées.
 
>>Vers 13h45 : Au moins 115 personnes interpellées.
 

>>Vers 13h00 : Edouard Philippe annonce qu'il y aurait moins de 36 000  "Gilets jaunes" en France dont 5 500 à Paris.  Soit deux fois moins que la semaine dernière en France. Quant à l' "acte 1" le 17 novembre, il avait rassemblé 113 000 personnes selon l'Intérieur. Les violences restent importantes avec 107 personnes interpellées sur les Champs-Elysées et un bilan qui fait état de 10 blessés dont 3 parmi les forces de l’ordre. Jean-Luc Mélenchon réagit sur Twitter : "le pouvoir veut un grave incident pour jouer la peur".
 
 

>>Vers 12h40 : L’Arc de Triomphe tagé par des "Gilets jaunes". Sous l’arc de Triomphe, on entend La Marseillaise et on lit : "les gilets jaunes triompheront". Des heurts se sont déroulés. 

>>Vers 12h30 : Le Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur évoque des "individus extrêmement violents".

>>Vers 12h20 : Le nombre d'interpellations à Paris monte à 81. 

>>Vers 12h00 : 
Dix personnes blessées à Paris dont 3 parmi les forces de l'ordre.

>>Vers 11h45 : Matignon annonce que le Premier ministre, Edouard Philippe, se rendra à la préfecture de police à midi à la suite des incidents sur les Champs-Élysées.
 
>>Vers 11h30 : Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a prôné le dialogue avec les "Gilets jaunes" qui ont entamé leur troisième samedi de mobilisation, tout en rappelant que l'exécutif allait "maintenir le cap" pour "réparer le pays", sur LCI. Alors que la Ministre de la Santé Agnès Buzyn déclarait sur la même chaîne que les nouveaux incidents entre "gilets jaunes" et forces de l'ordre à Paris samedi matin montrent que "certains sont vraiment venus pour en découdre" et cela "discrédite un combat légitime", le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a tweeté : "200 manifestants pacifiques sur les Champs-Élysées. 1500 perturbateurs à l'extérieur du périmètre venus pour en découdre." 
 


>>Vers 11h15 : Quarante-quatre personnes ont été interpellées à Paris. 1 500 à 1 700 personnes à l’extérieur des Champs-Elysées selon le ministère de l’Intérieur. 

>>Vers 11h00 : Les interpellations se montent à 39.


>>Vers 10h30  : 700 "Gilets jaunes" remontent la rue de Rivoli. Les Champs-Elysées restent accessibles au public.
 

 
 

>>Vers 10h20 : Vingt-quatre personnes ont été interpellées à Paris, selon la préfecture de police. Les forces de l’ordre visées par des bombes de peinture jaune à 
 

>>Vers 10H00 : Les échauffourées ont repris au pied de l'Arc de triomphe, plongé dans un nuage de gaz lacrymogène, où les forces de l'ordre faisaient usage de canons à eau.
 
(AP Photo/Thibault Camus)


>>Vers 8H45 : Des manifestants ont tenté de forcer un point de contrôle sur le haut de l'avenue, près de la place de l'Étoile, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre à coups de gaz lacrymogènes. Les manifestants, pour certains encagoulés et masqués, se sont alors rabattus sur les avenues adjacentes, a constaté une journaliste de l'AFP. Sur l'une d'elles, avenue Mac-Mahon, des poubelles ont été renversées et incendiées.
 
>>Vers 8h30 : Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est venu saluer les forces de l'ordre.