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"Gilets jaunes": le gouvernement doit faire des "propositions plus convaincantes" avant samedi, pour la mairie de Paris

Emmanuel Grégoire, le 27 août 2017 à Paris
Emmanuel Grégoire, le 27 août 2017 à Paris
afp.com - PATRICK KOVARIK
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Le premier adjoint PS à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire a appelé jeudi Emmanuel Macron à s'exprimer et le gouvernement à faire des "propositions plus convaincantes" pour tenter d'éviter une explosion de violence samedi dans la crise des "gilets jaunes".

M. Grégoire a exprimé sur RTL son "inquiétude car on voit bien que la crise n'est pas dénouée, les annonces du Premier ministre n'ont pas suffi". "Il nous paraît urgentissime que le gouvernement accompagne mieux, dans le dialogue, avec des propositions plus convaincantes auprès des +gilets jaunes+", pour "désamorcer cette crise d'ici samedi".

Avant cette mobilisation à hauts risques dans la capitale, la maire Anne Hidalgo sera reçue avec les maires d'arrondissement par le préfet de police ce jeudi "en fin de journée" pour faire le point sur le dispositif de sécurité, a indiqué M. Grégoire. Selon lui, la préfecture de police a "tiré l'enseignement de l'échec de la semaine dernière, avec un périmètre sécurisé qui a consommé beaucoup de forces sans beaucoup d'efficacité, et (la nécessité) de s'adapter à la mobilité des groupes d'activistes et de casseurs".

"Mais notre sentiment c'est que ce n'est pas par l'ordre public que nous pouvons répondre à cette crise, politique, sociale, de demande de pouvoir d'achat. Il faut que le gouvernement y réponde, les annonces ne suffisent pas, il faut aller au-delà et le président de la République à mon sens doit être amené à se prononcer lui-même car c'est lui qui est interpellé, il est le seul qui peut répondre aux aspirations de ce mouvement social", a ajouté le premier adjoint.

Il a par ailleurs dit sa crainte de voir la marche pour le climat, une manifestation "militante et très familiale", également prévue pour samedi à Paris, être "infiltrée par des casseurs", et a ainsi appelé ses organisateurs à la "vigilance et à réétudier leur position si la tension sociale ne diminue pas d'ici samedi".

Mme Hidalgo avait pour sa part mercredi dit ne pas vouloir "que l'on interdise les manifestations", invitant le ministre de l'Intérieur à "mettre en place des dispositifs de sécurité en conséquence".