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Grand débat national : quelles réponses d'Emmanuel Macron ?

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Trois mois après le lancement du grand débat issu du mouvement des "gilets jaunes", le président français a pris la parole, ce jeudi 25 avril, pour tenter de défendre ses mesures. Voici ses principales déclarations.

Moment de vérité pour Emmanuel Macron. Si l'incendie de Notre-Dame le 15 avril a entraîné le report de son allocution, le chef de l'Etat a pris place ce jeudi soir face à la presse française et étrangère dans la salle des fêtes de l'Elysée. Attendu depuis plusieurs mois, l'événement était destiné à dévoiler les enseignements que le président a tiré du grand débat lancé le 15 janvier pour tenter d'éteindre la crise des "gilets jaunes".

Au programme, qui a en partie fuité dans les médias la semaine dernière : pouvoir d'achat, retraites, démocratie, décentralisation, environnement avec la création d'un "Conseil de défense écologique", santé, ruralité, frontières, Europe... De multiples dossiers, parfois très sensibles, comme l'allongement de temps de travail pour financer la baisse d'impôts. Voici un récapitulatif de ses principales déclarations :
  • "Les transformations en cours ne doivent pas être arrêtées"

  • "Donner plus de place à la voie référendaire"

  • "Une profonde réorganisation de l'administration"

  • "Des maisons de services publics qui ressemblent un peu à ce que les Canadiens ont fait"

  • "L'Europe forte tient ses frontières"

  • "Etre intraitable" avec "l'islam politique qui fait sécession avec la République"



Emmanuel Macron, en présence des membres du gouvernement, a débuté son allocution par une déclaration d'une vingtaine de minutes pour livrer son plan d'action. Il a ensuite précisé ses mesures en répondant en direct aux questions des journalistes. 
 

Un tournant du quinquennat ?


Si le président français espère relancer son quinquennat, les Français attendaient ces annonces avec scepticisme. Tout en approuvant les principales mesures qu'a confirmé le chef de l'Etat, plus de trois quart d'entre eux (76%) estiment que le grand débat ne permettra pas d'améliorer la situation politique, économique et sociale du pays, selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour Le Monde, le Cevipof et la Fondation Jean-Jaurès.

Les réactions politiques aux annonces d'Emmanuel Macron donneront peut-être un coup de fouet à la campagne des européennes du 26 mai, qui peine jusqu'à présent à décoller.