La crise grecque

Manifestation contre l'austérité à Athènes le 20 mars 2015

Le 25 janvier 2015, la gauche radicale emmenée par le parti Syriza remportait une victoire électorale historique dans une Grèce minée par sa dette mais révoltée contre des politiques d'austérité imposée. Dirigé par Alexis Tsipras, son gouvernement s'efforce aujourd'hui d'imposer son orientation toujours soutenue par la population, face aux pressions internationales - particulièrement fortes à Bruxelles et Berlin - et aux réalités financières.

Soldats allemands devant l'Acropole en 1941
En exprimant au nom de la vertu une totale intransigeance envers la dette grecque, l'Allemagne occulte sa propre histoire. Elle a...
La Banque centrale européenne a annoncé ce mercredi 4 février qu'elle annulait la dérogation permettant le refinancement des...
A Athènes, le 25 janvier au soir
Vainqueur au delà de toutes les prévisions à un siège de la majorité absolue au parlement, le parti de gauche radicale grec...
Le ministre des finances Yanis Varoufakis le 28 janvier devant les banderoles des femmes de ménages licenciées l'an dernier par son ministère (AP)
Après les déclarations résolues des nouveaux dirigeants grecs et leurs premiers actes confirmant leurs promesses de campagne, les...
A Athènes, le 25 janvier au soir
Plus large que prévu, et lui permettant de gouverner sans alliances paralysantes, la victoire historique du parti...
Ulysse et les sirènes (fragment). Stamnos attique à figures rouges - v.480-470 avant JC, Londres - British Museum
Fruit des manœuvres hasardeuses du Premier ministre conservateur Antonis Samaras, les élections législatives anticipées annoncées...
Caryatides (Acropole, Athènes)
Le Parlement grec a échoué mercredi soir, comme prévu, à rassembler 200 voix sur 300 sur le nom du candidat à la présidence de la République proposé par le gouvernement, Stavros Dimas, en remplacement de Carolos Papoulias, 85 ans, arrivé au terme de son mandat. Une fonction honorifique, mais la faible majorité dont dispose la coalition au pouvoir, son choix de précipiter l'échéance et le risque que la procédure débouche sur des législatives anticipées plonge le pays dans une nouvelle crise politique et financière, où la peur est ouvertement instrumentalisée.
Littoral de Paros, dans les Cyclades, l'un de ceux menacé par les privatisations (photo AK)
« La mer a son pays : la Grèce », disait joliment naguère un slogan touristique. Aujourd'hui, les deux sont partiellement à...
Andrzej Krauze
Les Grecs ne voient pas le bout du tunnel, et en ce mois électoral, beaucoup vont exprimer leur désarroi à travers un vote...

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