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Grève à la SNCF : Jean-Paul Farandou demande aux cheminots de "faire une pause" pendant les fêtes

<div class="tw-ta-container tw-nfl" id="tw-target-text-container">Les cheminots tiennent une banderole sur laquelle est écrit "Gare d'Austerlitz en grève" lors d'une manifestation jeudi 12 décembre 2019 à Paris.</div>

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Les cheminots tiennent une banderole sur laquelle est écrit "Gare d'Austerlitz en grève" lors d'une manifestation jeudi 12 décembre 2019 à Paris.
 
© AP Photo/Francois Mori

Le patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou a appelé vendredi, les cheminots en grève contre la réforme des retraites à "faire une pause" pendant les fêtes. Les responsables syndicaux ont aussitôt renvoyé la balle dans le camp du gouvernement.
La SNCF, a toutefois, par la voix de la responsable des TGV, promis à ce stade qu'"au moins" la moitié des voyageurs pourront partir pour Noël.

 

"La période des fêtes est un important moment de retrouvailles pour les familles", a déclaré M. Farandou dans son message vidéo. "Vendredi prochain (début des vacances de Noël, ndlr), un grand nombre de nos concitoyens voudront voyager pour retrouver leurs parents, leurs enfants, leurs amis. Comme tous les ans, ils seront des millions à vouloir prendre le train pour assurer leurs déplacements".

"Les familles --y compris d'ailleurs celles des cheminots-- comprendraient difficilement que nos trains ne roulent pas, alors qu'ils comptent sur nous pour voyager", a-t-il ajouté dans une vidéo envoyée aux cheminots et postée sur le réseau d'informations interne de la SNCF.

"C'est pourquoi je m'adresse à tous les cheminots et aux organisations syndicales pour nous retrouver ensemble au service des Français pendant cette période. Je demande à ceux qui sont dans le mouvement de réfléchir à faire une pause durant les fêtes", a-t-il déclaré, l'air grave.

"J'ai su faire preuve de pragmatisme et d'écoute", a-t-il noté, faisant référence à sa décision de "faire une pause" dans les réorganisations lancées par son prédécesseur Guillaume Pepy. "Je vous propose d'en faire de même." "Dans cette période si particulière, je suis persuadé que notre devoir de grande entreprise de service public est d'être au rendez-vous des attentes des Français", a-t-il souligné.

Mais pour Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT-Cheminots, "le meilleur moyen pour qu'il y ait des trains à Noël, c'est qu'il y ait des réponses à nos revendications d'ici au 17 décembre", journée d'action nationale, a-t-il dit à l'AFP.
"Le 25 (décembre) est une date très éloignée dans ce type de conflit. À chaque jour suffit sa peine ! Nous espérons bien que d'ici là, des annonces gouvernementales aillent dans le sens de nos revendications," a également réagi Didier Mathis, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire.  

Dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France, Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF, a indiqué pour sa part qu'"au moins plus de la moitié des voyageurs partiront". "Nous allons essayer d'accomplir des miracles", a-t-elle ajouté.

"Mardi matin, tous les passagers qui ont réservé un billet de train pour les départs des vacances de Noël (...) sauront si leur train part ou pas", a-t-elle expliqué, relevant que la SNCF allait, dans la mesure du possible, "proposer une alternative sur un autre train pour les voyageurs dont le train serait annulé".

Très suivie, la grève contre la disparition des régimes spéciaux de retraite de la SNCF et de la RATP perturbe fortement le trafic ferroviaire depuis le 5 décembre. Elle devrait perturber les départs de Noël si elle se poursuit ces prochains jours, d'autant qu'il faut plusieurs jours après la fin d'un mouvement pour revenir à un service normal.