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Grippe aviaire: la flambée épidémique continue, 4,6 millions de volailles abattues depuis août

Un élevage de canes confiné pour prévenir les risques de contamination par la grippe aviaire, à Sarrant dans le sud-ouest de la France, le 28 novembre 2022
Un élevage de canes confiné pour prévenir les risques de contamination par la grippe aviaire, à Sarrant dans le sud-ouest de la France, le 28 novembre 2022
afp.com - Lionel BONAVENTURE

La grippe aviaire continue de progresser en France, avec plus d'un million de volailles euthanasiées en un mois, portant le bilan à 4,6 millions depuis l'été, a appris l'AFP mardi auprès du ministère de l'Agriculture.

Le précédent bilan de cette épizootie faisait état au 22 décembre de l'abattage de 3,3 millions de volailles.

Comme au printemps dernier, le virus a frappé fort dans la région Pays de la Loire, deuxième territoire de production des volailles françaises après la Bretagne. La découverte de nouveaux cas ralentit dans cette région mais des foyers sont en train d'émerger dans le Sud-Ouest, en particulier dans les Landes et le Gers, bastions historiques du foie gras.

Au total, 286 foyers en élevage, dont 120 en Vendée, ont été recensés par les autorités depuis le 1er août qui marque le début de l'épizootie 2022-2023.

La vague 2021-2022, entre fin novembre 2021 et mi-mai 2022, avait entraîné l'euthanasie de plus de 20 millions de volailles en France, la pire crise jamais enregistrée dans ce secteur.

En Europe, 29 pays ont détectés la grippe aviaire sur leur sol depuis le 1er août, relève la plateforme française d'épidémiosurveillance en santé animale (ESA).

D'octobre 2021 à septembre 2022, plus de 50 millions de volailles ont été euthanasiées dans les élevages européens infectés, selon les autorités sanitaires européennes. Un bilan qui n'inclut pas les abattages préventifs d'animaux sains autour des foyers.

La France est aujourd'hui le pays qui compte le plus de foyers en élevage, devant le Royaume-Uni et la Hongrie. Pour limiter l'hécatombe, l'Etat a demandé de réduire le nombre de volailles présentes simultanément dans des zones de l'ouest de la France.

Des animaux ont été envoyés à l'abattoir de manière anticipée pour éviter qu'ils ne soient infectés et donc perdus pour la consommation humaine. Les éleveurs doivent aussi attendre avant d'accueillir de nouveaux poussins et canetons.

En Vendée, "il reste très peu de canards, poulets et dindes", a déclaré à l'AFP Christian Drouin, un éleveur qui ne produit plus aucun poulet depuis fin septembre.