Info

Guerre en Ukraine : la Suisse reprend "intégralement" les sanctions de l'Union européenne contre la Russie

Le président de la Confédération, Ignazio Cassis, ici le 21 janvier dernier à Washington, a annoncé que la Suisse reprennait intégralement les sanctions de l'Union européenne contre la Russie.
Le président de la Confédération, Ignazio Cassis, ici le 21 janvier dernier à Washington, a annoncé que la Suisse reprennait intégralement les sanctions de l'Union européenne contre la Russie.
AP Photo/Alex Brandon

La Suisse reprend "l'intégralité" des sanctions économiques de l'Union européenne contre la Russie. Selon le président de la Confédération helvétique Ignazio Cassis, la Suisse gèle également les avoirs des dirigeants russes et impose des sanctions contre la Russie de Vladimir Poutine. Cette annonce est inédite pour un pays longtemps jaloux de sa neutralité.

"Il s'agit d'une mesure de grande ampleur par la Suisse" insiste le président de la Confédération lors d'un point de presse. Le Conseil fédéral "fait ce pas avec conviction, de manière réfléchie et sans équivoque", selon Ignazio Cassis.

Ueli Maurer, le ministre des Finances, a souligné que les avoirs des personnalités qui se trouvent sur la liste noire de l'UE "étaient gelés avec effet immédiat".

Pour sa part, la ministre de la Justice, Karin Keller-Sutter a indiqué que cinq oligarques russes ou ukrainiens "très proches de Vladimir Poutine" et avec des liens économiques forts avec la Suisse "étaient immédiatement interdits d'entrer en Suisse".
 

Ces personnes visées - dont la Suisse ne veut pas rendre les noms publics- n'ont pas de permis de résidence en Suisse mais d'importants "liens économiques surtout dans la finance et le négoce de matières premières", a-t-elle ajouté.

Les autorités suisses, qui semblaient hésiter à appliquer des sanctions à la hauteur de la transgression que représente l'invasion de l'Ukraine par la Russie, étaient sous forte pression depuis plusieurs jours pour s'aligner sur l'Union Européenne et les États-Unis.

La plupart des partis politiques à l'exception du parti de droite radicale UDC -auquel appartient le ministre des Finance Ueli Maurer- réclamaient un geste plus fort.

Samedi 26 juillet entre 10 et 20.000 personnes ont défilé pour soutenir le peuple ukrainien et réclamé, très vocalement, des sanctions plus dures.