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Haïti : la Première dame Martine Moïse de retour sur l'île pour les funérailles de son mari assassiné

De retour au pays pour assister aux funérailles de son défunt époux, la Première dame, Martine Moïse, porte un gilet pare-balles, à son arrivée à l'aéroport de Port-au-Prince, le 17 juillet 2021. 
De retour au pays pour assister aux funérailles de son défunt époux, la Première dame, Martine Moïse, porte un gilet pare-balles, à son arrivée à l'aéroport de Port-au-Prince, le 17 juillet 2021. 
Ministère haïtien de la Communication

Martine Moïse, l'épouse du président haïtien assassiné, Jovenel Moïse, a fait son retour, samedi 17 juillet, à Port-au-Prince, afin d'assister aux funérailles de son mari prévues le 23 juillet, a informé le gouvernement.

Blessée dans l'attaque nocturne qui a coûté la vie à son mari le 7 juillet, Martine Moïse avait été évacuée vers un hôpital de Miami, en Floride.

"La 1ère dame Martine Moïse vient tout juste d'arriver en Haïti dans le cadre des préparatifs liés aux funérailles nationales" de son époux, prévues le 23 juillet, a tweeté, le même jour, le secrétaire d'Etat à la communication, Frantz Exantus.

Arrivée à bord d'un avion privé, elle est descendue de l'appareil entourée de gardes du corps, sous un ciel gris et des bourrasques de vent, selon une vidéo mise en ligne sur internet.

Le bras en écharpe, gilet par balles sur ses vêtements noirs, la Première dame de 47 ans a été accueillie par le Premier ministre par intérim, Claude Joseph.

Celui-ci a promis de rendre justice à son époux, dont la mort a aggravé le chaos dans ce pays des Antilles, gangrené par la violence et la misère.

Enquêtes conjointes pour lever les zones d’ombre

Dix jours après le drame, l'enquête progresse bien que subsistent de nombreuses zones d'ombre.

La police du pays a arrêté une vingtaine de personnes, dont plusieurs anciens militaires colombiens accusés d'avoir fait partie du commando venu tuer Jovenel Moïse.

L'apparente facilité avec laquelle les assaillants sont parvenus à l’approcher ayant éveillé des soupçons, quatre responsables de son équipe de sécurité ont également été incarcérés et 24 agents frappés de mesures conservatoires.

Le directeur général de la police nationale d'Haïti, Léon Charles, a assuré vendredi travailler avec des enquêteurs internationaux, dont des agents de la police fédérale américaine, pour identifier les commanditaires de l'assassinat.

(Re)voir : Haïti : les zones d'ombre de l'enquête sur l'assassinat du président Jovenel Moïse

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La police haïtienne a déjà arrêté un médecin haïtien de 63 ans, longtemps établi en Floride, Christian Emmanuel Sanon, qu'elle soupçonne d'être un des cerveaux du crime.

La police colombienne, qui mène aussi une enquête, a pour sa part affirmé qu'un ancien fonctionnaire haïtien du ministère de la Justice, Joseph Felix Badio, avait donné l'ordre aux mercenaires colombiens d'assassiner le président.

Les autorités de l’île ont lancé un avis de recherche à son encontre, ainsi que contre l'ancien sénateur John Joel Joseph. Tous deux sont décrits comme des individus "dangereux et armés".

(Re)voir : Haïti : qui sont les 17 suspects détenus au surlendemain de l'assassinat du président ?

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"On est là pour la Première Dame"

Dans un message audio diffusé le 10 juillet, Martine Moïse avait promis de poursuivre "la bataille" de son époux, dont la dérive autoritaire avait pourtant été critiquée.

Plus récemment, elle avait posté des images d'elle sur son lit d'hôpital, et remercié les "anges gardiens" qui l'ont aidée "à tenir bon" après l'assassinat.

La veille de son retour, une quarantaine de personnes, surtout des femmes vêtues de bleu, l'une des couleurs du drapeau haïtien, s'étaient réunies devant son hôpital, à Miami, avec des pancartes "Soignons Haïti".

"On est là pour prier pour la Première Dame et pour Haïti", avait expliqué l'une d'elles, Regina Martin Archat.

Le pays est le plus pauvre d'Amérique et la pandémie a encore aggravé la crise. Des gangs armés multiplient les prises d'otages et contrôlent de facto certaines zones.

(Re)voir : Assassinat de Jovenel Moïse : "Haïti est une sorte de trou noir"

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