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Il y a 50 ans, l'entrée des chars soviétiques à Prague marque la fin du "Printemps"

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Commentaire: L.SANCHEZ / Montage: O.MOYSAN

C’était il y a 50 ans. L’arrivée au pouvoir du réformateur Alexandre Dubček ouvre une période d’espoir : se libérer du régime totalitaire qui gouverne le peuple tchèque depuis 1948.  Mais en août 1968, Moscou arrête tout.  L'élan d’émancipation qui finira dans un bain de sang, réprimé par l’URSS et ses alliés du Pacte de Varsovie.

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Des chars à Prague. C'était dans la nuit du 20 au 21 août 1968.
A l'époque, la Tchécoslovaquie sous l'impulsion de son dirigeant, Alexander Dubček, voulait entamer de nombreuses réformes pour mettre en place un « socialisme à visage humain ». Un projet qui n'a pas plu au Kremlin et qui a donc décidé de l'écraser. 50 ans après, Prague se souvient, et n'oublie rien.

La photographe tchèque Dana Kyndrová a documenté l’exposition retraçant l’invasion de son pays par les troupes des armées du Pacte de Varsovie, au centre tchèque à Paris. Elle se souvient :
« Nous sommes allés à Prague vers 6 heures du matin, ma mère avec son appareil photo et j'ai suivi mon père qui m'a fait faire le tour du château et il disait que je devais me souvenir de ce moment ».
 

"Nous n'oublierons jamais"


Même climat de ressentiment, ce lundi devant l'ambassade russe à Prague.
300 personnes se sont rassemblées pour protester contre la Russie de Vladimir Poutine, et leurs pancartes parlent d'elles-mêmes :

"Nous n'oublierons jamais" ou encore "Halte à l'impérialisme russe".

L'organisateur du mouvement, Tomas Peszynski, explique leur présence :
 « Nous voulions dénoncer que l'agressivité en provenance de Moscou, du Kremlin, même si l'Union Soviétique n'existe plus mais que c'est la Russie, perdure et met en danger d'autres pays dont la République Tchèque ».

Si la République Tchèque n'a pas subi d'attaques frontales de la Russie depuis la fin de l'URSS, le bilan des 400 morts est toujours présent dans les mémoires, ainsi que l'annexion de la Crimée et la guerre du Donbass en Ukraine qui alimentent la peur d'une répétition de l'histoire.