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Internet spatial: lancement de 34 nouveaux satellites britanniques

Une fusée Soyouz-2.1b avec 34 satellites britanniques OneWeb décolle du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan le 14 septembre 2021
Une fusée Soyouz-2.1b avec 34 satellites britanniques OneWeb décolle du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan le 14 septembre 2021
afp.com - Handout

Une fusée russe Soyouz, opérée par l'européen Arianespace, a lancé mardi 34 nouveaux satellites de l'opérateur britannique Oneweb, qui déploie une constellation pour fournir un internet haut débit partout dans le monde.

La fusée a décollé à 18H07 GMT du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, selon des images diffusées en direct par l'agence spatiale russe Roscosmos. "Le lancement s'est déroulé normalement", a commenté son directeur, Dmitri Rogozine, sur la messagerie Telegram.

Il s'agit du sixième lancement de satellites OneWeb cette année, trois semaines après celui du 23 août. Au total, 322 satellites seront désormais en orbite pour cette constellation.

OneWeb, détenu par le gouvernement britannique avec l'indien Bharti, prévoit un internet mondial opérationnel fin 2022 grâce à un réseau de 650 satellites. En vertu d'un contrat avec l'européen Arianespace confirmé en septembre 2020, 16 tirs de Soyouz sont prévus entre décembre 2020 et fin 2022 pour achever le réseau.

Plusieurs projets en vue de mettre en place des constellations fournissant, de l'espace, un internet global sont en cours de réalisation.

Le milliardaire américain Elon Musk, patron de la société spatiale SpaceX, a déjà mis en orbite à cette fin plus de 1.500 satellites pour créer le réseau Starlink.

Le fondateur d'Amazon, l'Américain Jeff Bezos, a de son côté un projet similaire baptisé Kuiper.

La Russie souhaite, elle, rester dans la course spatiale. Jeudi, Roscosmos s'est félicité du "cinquième lancement entièrement commercial depuis le cosmodrome de Vostotchny", inauguré en 2016, dont la construction a été émaillée d'innombrables scandales de corruption et de retards.

Situé en Extrême-Orient, près de la frontière chinoise, ce cosmodrome est appelé, à terme, à remplacer celui de Baïkonour, que Moscou loue au Kazakhstan depuis la chute de l'URSS en 1991.