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Iran : après l'attentat d'Ahvaz, le gouvernement met en cause des séparatistes arabes

Une femme et ses enfants cherchent à s'abriter pendant l'attaque à la parade militaire d'Ahvaz, samedi 22 septembre. (Fatemeh Rahimavian/Fars News Agency via AP)
Une femme et ses enfants cherchent à s'abriter pendant l'attaque à la parade militaire d'Ahvaz, samedi 22 septembre. (Fatemeh Rahimavian/Fars News Agency via AP)

Le président iranien Hassan Rohani a accusé dimanche, sans les nommer, des séparatistes arabes d'être derrière l'attentat ayant coûté la vie à au moins 29 personnes à Ahvaz, dans le sud-ouest de l'Iran. La diplomatie iranienne a convoqué trois diplomates européens pour protester "contre le fait que leurs pays respectifs abritent certains membres du groupe terroriste ayant perpétré l'attaque terroriste"

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"Nous n'avons aucun doute sur l'identité de ceux qui ont fait ça, sur leur groupe et leur affiliation", a déclaré M. Rohani évoquant l'attentat à Ahvaz la veille, avant de décoller pour New York, où il doit participer à l'Assemblée générale annuelle des Nations unies.
Pendant la guerre entre l'Irak et l'Iran (1980-1988), "ceux qui ont causé cette catastrophe (de samedi, ndlr) (...) ont soutenu les agresseurs et commis des crimes", a ajouté M. Rohani. "Tant que (le dictateur irakien) Saddam (Hussein) était en vie, ils étaient ses mercenaires. Ensuite, ils ont changé de maître et un des pays de la rive sud du golfe Persique" s'est chargé de les soutenir. "Tous ces petits pays mercenaires que nous voyons dans la région sont soutenus par les États-Unis. Ils sont encouragés par les Américains", a ajouté M. Rohani.

Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué l'attentat d'Ahvaz, mais les autorités iraniennes ne semblent pas prendre cette revendication au sérieux.
Samedi, dans cette ville du sud-ouest du pays,  à l'occasion d'une parade militaire, un commando de quatre hommes a ouvert le feu sur la foule. Ils ont provoqué la mort d'au moins 29 personnes, civils et militaires. Des dizaines de blessés ont été recensés. Il s'agit d'une attaque parmi les plus meurtrières dans le pays depuis huit ans. 
 
Tous ces petits pays mercenaires que nous voyons dans la région sont soutenus par les États-Unis. Ils sont encouragés par les Américains
Hassan Rohani, président de la république islamique d'Iran


De son coté, le ministère des Affaires étrangères iranien a annoncé avoir convoqué samedi les diplomates représentant le Danemark, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas à Téhéran pour leur faire part des "fortes protestations de l'Iran contre le fait que leurs pays respectifs abritent certains membres du groupe terroriste ayant perpétré l'attaque".
Faisant référence à une revendication de l'attentat sur la chaîne satellitaire, Iran International, par le Front populaire et démocratique des Arabes d'Ahvaz, les Affaires étrangères iraniennes disent avoir insisté auprès du chargé d'affaires britannique sur le fait qu'il était "inacceptable que le porte-parole (de ce groupe séparatiste) soit autorisé à revendiquer cet acte terroriste à l'antenne d'une télévision basée à Londres".
Téhéran a aussi reproché à Copenhague et La Haye de faire preuve de complaisance vis-à-vis de ce groupe, accusant les deux capitales européennes d'accueillir certains de ses membre sur leur sol.
"Ces terroristes se conduisent exactement comme Daech" (acronyme arabe de l'EI), ont affirmé les Affaires étrangères iraniennes, reprochant à l'Europe de manquer d'empathie vis-à-vis de l'Iran lorsque celui-ci est touché par des attentats. À en croire l'agence IRNA, les trois diplomates européens ont adopté un ton conciliant.
"Les ambassadeurs ont exprimé leurs profonds regrets au sujet de l'incident et promis de répercuter auprès de leurs gouvernements respectifs toutes les questions soulevées", a-t-elle rapporté.