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Israël : des migrants africains manifestent contre les mesures d'expulsion

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Récit de M. Vallaud / Montage de O. Marchi

En Israël des centaines de migrants africains manifestent, certains ont même entamé une grève de la faim, en réponse à une politique radicale d'expulsion à leur encontre. Le choix est cyniquement simple : quitter le pays ou aller en prison.

 

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"Nous ne sommes pas à vendre, Nous ne sommes pas des criminels" scandent en anglais les manifestants, des réfugiés Erythréens et Soudanais pour la plupart.
Ils marchent le ventre le vide car ils ont entamé une grève de la faim mardi,par solidarité avec leurs camarades incarcérés dans la prison de Sarahonim, proche de la frontière égyptienne.

Nous faisons une grève de la faim et nous manifestons pour demander leur libération, qu'ils puissent au moins récupérer leurs effets personnels. Et demander que les réfugiés soient traités avec dignité, moralité et dignitéTesfazgi Asgodom, réfugié érythréen en Israël depuis 6 ans

Les autorités carcérales affirment que 9 réfugiés ont été placés derrière les barreaux depuis le début de la semaine, mais les manifestants assurent qu'ils sont au moins 12. Les premières vicitmes de la nouvelle politique migratoire Israélienne.
Elle impose à ces immigrés clandestins, qui n'ont pas demandé l'asile ou dont la demande a été rejetée, un choix impossible quand on a fui la guerre ou la dictature : partir avant le 1er avril avec 3 500 dollars et un billet d'avion vers leur pays d'origine ou un autre ou se retrouver en prison pour une durée indéterminée

C'est terrible à l'intérieur de la prison. Nous protestons contre cela. Nous demandons poliment à l'Etat d'Israël de nous accorder l'asile.Muluebrhan Ghebrihimet, réfugié érythréen en Israël depuis 6 ans

Les réfugiés incarcérés vivaient avec plus d'un millier d'autres compagnons d'infortune, ici dans le centre de rétention d'Holot qu'Israel veut fermer. Un centre semi-ouvert en plein désert. Créé pour regrouper une partie des Soudanais et Erythréens arrivés illégalement, ils seraient quelques 38.000 sur le territoire.
Des "inflitrés", pour le gouvernement de Benjamin Netanyahu, arrivés généralement entre 2006 et 2012 par la frontière avec l'Egypte.
Des indésirables qui, selon des responsables religieux, menacent aujourd'hui l'identité juive d'Israël.