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Italie : Cesare Battisti remis à la justice après 37 ans de cavale

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Après 37 ans de cavale, l'ancien militant d'extrême gauche a été remis aux forces de l'ordre italiennes.
TV5Monde

Arrêté samedi 12 janvier en Bolivie, Cesare Battisti a atterri ce lundi matin à Rome avant d'être remis aux forces de l'ordre italiennes. L'ancien militant d'extrême gauche était en cavale depuis 37 ans, échappant à la justice de son pays.

C'est l'image du jour en Italie : Cesare Battisti, flanqué de policiers à sa descente d'avion. L'ancien activiste d'extrême gauche, arrêté en Bolivie samedi à la faveur d'un mandat d'Interpol et renvoyé directement dans son pays est une grosse prise pour l'extrême-droite au pouvoir. Matteo Salvini, a revêtu l'uniforme du policier du chef pour l'occasion avant de déclarer : "Après 37 ans, finalement, un assassin, un délinquant, une personne infâme, un lâche qui n'a jamais demandé pardon, finira là où il mérite".

Cesare Battisti, pour les Italiens, c'est un retour dans l'Histoire, celle des "années de plomb" : 12 700 attentats commis par les extrêmes gauche et droite entre la fin des années 60 et le milieu des années 80 et plus de 350 morts.

Arrêté en 1979, évadé 2 ans plus tard, Battitisti avait disparu de la circulation avant de réemerger comme auteur à succès.

S'il avait avoué son appartenance au groupuscule des Prolétaires armés pour le Communisme, il a toujours nié être impliqué dans les "4 meurtres aggravés" d'un boucher, d'un bijoutier et de deux policiers. Des meurtres qui lui ont valu d'être condamné à la perpétuité par la justice italienne.

La responsabilité de la France pointée du doigt

Ce lundi, le ministre italien de la Justice n'a pas manqué de rappeler la protection longtemps accordée par le Brésil et la France à Battisti : "Il ne faut pas oublier la douleur des victimes mortifiées par la fuite de Battisti, qui a été permise par la complicité de différents gouvernements, dont celui de la France et celui du Brésil", a-t-il déclaré.

Le Brésil de Lula, et la France de Mitterrand ont de fait toujours refusé de l'extrader.
Battisti croyait pouvoir compter sur l'asile politique de la Bolivie. Mais c'est bien dans une prison italienne qu'il devrait rester jusqu'à la fin de ses jours.