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Italie : la Ligue et le Mouvement 5 étoiles aux commandes

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Cette fois c'est bon : après près de trois mois de tractations et de rebondissements, Giuseppe Conte, proposé une deuxième fois au poste de Premier ministre, a réussi à composer un gouvernement accepté par le président.

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Nommé une première fois le 27 mai dernier à la tête du Conseil, Guiseppe Conte, un  juriste sans expérience politique, échouait à former un gouvernement qui soit validé par le président italien - le ministre des Finances qu'il proposait ne convenait pas. Carlo Cotarelli, un ancien du Fonds monétaire international, l'avait alors remplacé, bientôt rejeté par les vainqueurs des législatives.

Des populistes aux postes clés  

Et puis ce 31 mai, Giuseppe Conte, celui-là même qui avait jeté l'éponge le week-end dernier, a enfin réussi à former un gouvernement. La Ligue et le Mouvement 5 étoiles lui ont réitéré leur confiance, et le parti d'extrême-droite et le mouvement anti-système se sont répartis les portefeuilles. Luigi di Maio, dirigeant du Mouvement 5 étoiles, sera ministre du Développement économique, du Travail et des politiques sociales.

Nous travaillerons avec détermination pour améliorer la qualité de vie de tous les Italiens Guiseppe Conte, Premier ministre

Le ministère de l'Intérieur, lui, échoit à Matteo Salvini, qui dirige la Ligue. Xénophobe au programme anti immigration et anti-islam, allié du Rassemblement national français, il se retrouve à la tête du ministère de l'Intérieur. Quelques minutes après l'annonc du gouvernement, Guiseppe Conte a d'ores et déjà donné le ton : "Nous travaillerons intensément pour réaliser les objectifs politiques prévus dans notre contrat de gouvernement. Nous travaillerons avec détermination pour améliorer la qualité de vie de tous les Italiens." 

L'eurosceptique Paolo Savonna, lui qui avait été refusé comme ministre des Finances par le président Matarella, aura finalement une place dans cette nouvelle équipe. Il hérite du ministère des Affaires européennes. C'est Giuseppe Tria qui, lui, est favorable au maintien de l'Italie dans la zone euro qui devient ministre de l'Economie.

Un gouvernement, enfin, pour diriger l'Italie. Mais une équipe populiste qui n'est pas de nature à rassurer les partenaires européens. Elle prêtera serment ce vendredi après-midi.