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Jordanie : le pouvoir calme le jeu

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Après plus d'une semaine de protestations, le nouveau Premier ministre Omar Al-Razzaz annonce le retrait du projet de réforme fiscale à l'origine de la grogne sociale. Une décision aussitôt saluée par les syndicats.
 

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Depuis dix jours, des milliers de Jordaniens manifestaient contre l'augmentation prévue des impôts mais aussi des prix de l'électricité et de l'essence. Ce jeudi 7 juin, le nouveau Premier ministre montre qu'il a écouté les syndicats et qu'il les a entendus.

À l'issue d'une longue réunion, le nouveau chef du gouvernement jordanien, Omar Al-Razzaz, annonce le retrait du projet de réforme fiscale controversée : "Nous avons vécu des temps difficiles ces derniers jours mais cela nous a permis d'en tirer certaines leçons... Notre première décision, c'est de retirer ce projet de loi et de se lancer dans un dialogue avec les personnes concernées."

Du côté des syndicats, on ne cache pas sa satisfaction. Au bout d'une semaine de tumulte, la pression de la rue l'a emporté : après huit jours successifs de manifestations, la fronde populaire massive a déstabilisé le gouvernement. 

Le projet de réforme fiscale qui a mis le feu aux poudres visait à augmenter de 5% à 25% les impôts pour les particuliers mais aussi à étendre la taxation aux revenus plus modestes. D'où la colère dans le royaume, miné par une économie en berne.

Chômage, pauvreté... Depuis le début de l'année, la population accuse des hausses successives de prix, touchant notamment les produits de base. Elles sont les conséquences directes d'une politique d'austérité engagée sous la pression du Fonds monétaire international (FMI), bouée de sauvetage d'un pays gangrené par une dette publique considérable.

De son côté, le FMI envisage un nouveau prêt d'environ 60 millions d'euros et en appelle à la communauté internationale pour soutenir le royaume hachémite confronté à un afflux massif de réfugiés venus de la Syrie voisine.