Info

La Belgique au Conseil de sécurité de l'ONU : "une grande responsabilité "

Chargement du lecteur...
©TV5MONDE

La Belgique prendra, dès janvier 2019, un siège de membre non-permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, pour deux ans. Marc Pecsteen, son ambassadeur, rappelle les missions que la Belgique s'est données : apaiser les relations entre les grandes puissances, accompagner la réinsertion des enfants soldats. 

dans
"C'est une grande responsabilité pour moi évidemment et pour toute la diplomatie belge", reconnaît Marc Pecsteen, ambassadeur de la Belgique au Conseil de sécurité de l'ONU.

Quelle sera la position de la Belgique face au à l'unilatéralisme prônée par Donald Trump ?  "Au Conseil de sécurité il y a parfois des tensions entre les grandes puissances, explique Marc Pecsteen. Notre credo en tant que Belgique c’est qu’il faut se parler pour comprendre les positions respectives et dégager des lignes de convergences. Cela se fait pas le dialogue et les échanges. On va modestement essayer de contribuer à cela, de créer un meilleur esprit parfois au Conseil de sécurité sur certains dossiers… "

Belgique et RDC

Qui des rapports entre la Belgique et la République démocratique du congo ? 
L'ambassadeur belge à l'ONU reconnaît qu'il a eu "parfois des petites crises, des montées de tension entre la RDC et la Belgique". La solution ?  "Se parler c’est toujours bon. Cela permet d’évacuer certaines incompréhensions. (...) Nous espérons évoluer vers une relation un peu plus normale. 
 

Nous souhaitons qu’elles aient lieu de manière crédible, ouverte, inclusive, que le meilleur gagne. 

Marc Pecsteen



Une élection présidentielle est prévue en RDC le 23 décembre 2018. "Nous souhaitons que ces élections aient lieu comme prévu le 23 décembre. Nous souhaitons qu’elles aient lieu de manière crédible, ouverte, inclusive, que le meilleur gagne", assure l'ambassadeur. 

Le dossier des enfants soldats en Afrique centrale est l'un des sujets clés dont la Belgique souhaite s'emparer : " c’est l’une de nos priorités les enfants dans les conflits armés. (..) Il y a moyen de faire encore davantage. Essayer de voir concrètement sur le terrain comment faire avancer les choses. Comment réintégrer les enfants soldats dans la société ? C’est un travail de longue haleine. Il faut encadrer ces jeunes, les accompagner, assurer un suivi psychologique… Nous allons travailler vers le concret, l’opérationnel."