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La Corée du Nord suspend ses programmes nucléaire et balistique

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© TV5 Monde / Commentaire L. FACHAUX / Montage : L. PERRON

C'est une décision spectaculaire. Moins d'un mois avant un sommet historique prévu avec Donald Trump, la Corée du nord a annoncé la fin des essais nucléaires et des tests de missiles intercontinentaux. Elle fermera également son site d'essais atomiques. Une décision saluée par l'Union européenne, Washington, Séoul et Pékin... mais jugée insatisfaisante par Tokyo.

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Ces images d’essais nucléaires nord-coréens appartiennent désormais au passé. Du moins si l’on en croit les déclarations surprises de Kim Jong Un. Le leader de la Corée du Nord a annoncé la fin des essais nucléaires et des tests de missiles dès ce samedi.

La Chine, principal allié de la Corée du Nord, a immédiatement salué cette décision, ainsi que la Corée du Sud et évidemment les Etats-Unis. Le président américain Donald Trump s’est réjoui dans un tweet de l’abandon du programme de développement nucléaire de Pyongyang.


« La Corée du Nord a accepté de suspendre tous les essais nucléaires, et de fermer un site de première importance. C'est une bonne nouvelle pour la Corée du Nord, et pour le monde. Quel progrès! J'attends notre sommet avec impatience! »
 

Les Japonais restent prudents

Vendredi 28 avril Kim Jong Un  devrait rencontrer le président sud-coréen, une première depuis 10 ans... Pyongyang joue donc la carte de l’ouverture et de l’apaisement mais pour l’instant, la prudence est de mise coté japonais. Le Premier ministre Shinzo Abe n’a pas voulu crier victoire.  « Cette décision nord-coréenne est une initiative d'avenir et nous la saluons (...) mais ce qui est important de savoir, c’est si cette décision va conduire à l'abandon complet du développement du nucléaire et des missiles, de manière vérifiable et irréversible. Nous souhaitons surveiller cela de près. »
Quand à la ministre de la Défense du Japon Itsunori Onodera, elle est encore plus mesurée.  « Cette déclaration ne fait aucune référence a l'abandon de missiles balistiques de courte et moyenne portée. Ce n’est donc pas le moment de relâcher la pression internationale sur la Corée du Nord. »

C’est peut-être l’Histoire qui rend le Japon sceptique : en 1999, la Corée du Nord avait annoncé la suspension de ses essais nucléaires, avant de les reprendre quelques années plus tard.

Analyse d'Olivier GUILLARD, géopolitologue, spécialiste de l'Asie. Chercheur associé à l'IRIS, l' Institut de relations internationales et stratégiques : 
 
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