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[Le Mémo] : le calvaire des albinos en Afrique

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© TV5MONDE

En mai dernier, Ramata Diarra, une petite fille albinos de cinq ans est enlevée, éventrée et décapitée au Mali. Le chanteur Salif Keïta, lui-même albinos, lui rend hommage dans son dernier album "Un autre blanc" qui sort ce 17 novembre. Il se bat depuis des années contre ces "sacrifices" - comme il dit-  qui ont cours en Afrique. En 2015, nous avions rencontré en Ouganda des albinos persécutés. Reportage. 

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"Ma mère m'a laissée pour aller prierUne femme est venue et m'a dit qu'elle allait m'emmener voir ma mère, elle m'a attachée et recouverte. Une femme du voisinage a vu cela et elle nous a suivies. La femme était en train de m'emmener au site des sacrifices. Alors la voisine est vite arrivée. Elle m'a empoignée et ma sauvée." Ce récit est celui de Namulondo BALABWA, 32 ans, habitante du district Buwenge-Jinja. Nous l'avions rencontrée en 2015 en Ouganda, à l'occasion d'un reportage. 

Son témoignage glaçant en dit long sur le calvaire et les menaces qui pèsent sur les albinos en Ouganda. Dans ce pays, beaucoup sont tués voire démembrés. Et certaines parties de leurs corps sont même offertes à des sorciers qui confectionnent des grigris... soit disant miraculeux. 

Une situation dramatique qui n'existe pas seulement en Ouganda. En mai dernier, Ramata Diarra, une petite fille albinos âgée de cinq ans est enlevée, éventrée et décapitée à Fana, au Mali. Les défenseurs des albinos dénoncent alors un "crime rituel" à quelques semaines de la présidentielle malienne. 

> Revoir notre reportage : Mali : assassinat d'une fillette albinos à Fana

C'est aussi ce qu'avançait sur notre plateau l'artiste Salif Keïta, lui-même albinos, il se bat pour défendre leur cause. Ce 17 novembre, il sort un album "Un autre blanc" qui rend hommage notamment à Ramata Diarra. 
 
Salif Keïta participait aussi le 15 novembre au 1er forum international pour l’adoption d’un plan régional pour les albinos au Mali. Pour changer les comportements.