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Le mouvement des gilets jaunes fait des émules à travers le monde

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Pologne, Espagne, Belgique, Portugal, Israël, Egypte, Royaume-Uni, Bulgarie .... Dans plusieurs pays européens et quelques autres à travers la planète, des manifestants viennent contester la politique de leur gouvernement, dénoncer les injustices sociales ou encore les difficultés économiques, en revêtant le fameux gilet fluorescent jaune du mouvement français.

Israël : "Alors que neuf des dix plus grands producteurs et distributeurs d’aliments et d’articles de ménage d’Israël ont augmenté leurs prix en 2018, les manifestants sociaux israéliens portent des gilets jaunes et descendent dans les rues de Tel Aviv. En outre, les prix de l'électricité devraient augmenter entre 6% et 8% le 1er janvier et les prix de l'eau de 4,5%. Les taxes municipales augmenteront de 2% en 2019 et les opérateurs de téléphonie mobile ont annoncé des hausses de prix dans leurs forfaits mensuels" : ainsi débute l'article de Globes, le site israélien d'information, ce vendredi 13 décembre 2018. Les manifestants de Tel Aviv contestent la cherté de la vie et la hausse des taxes dans la rue, revêtus de gilets jaunes fluorescents, copiant les manifestants français ! Cette contestation sociale française qui dure depuis plus d'un mois, avec un cinquième acte de manifestation ce samedi 14 décembre 2018 commence à faire des émules à l'étranger, semble-t-il, et pas seulement en Israël…

 

La Belgique a été la première à imiter le mouvement des gilets jaunes français, à Bruxelles, en organisant une première manifestation le 8 décembre. Un bon millier de "gilets jaunes" a donc protesté dans la capitale belge pour dénoncer la baisse du pouvoir d'achat et les inégalités sociales. Comme en France, la police a effectué plusieurs centaines d'arrestations. Une demande officielle d'autorisation de manifester des "gilets jaunes belges" a été  effectuée pour ce samedi 15 décembre, toujours pour Bruxelles. 
 

En Egypte, un début de contestation a eu lieu, avec immédiatement une réaction du gouvernement assez étonnante, puisque pour vendre un gilet jaune en Égypte, il faut désormais… demander l’autorisation à la police. Les autorités égyptiennes ont pris la décision de restreindre la vente des gilets jaunes, maintenant qu'ils sont devenus un symbole de contestation en France.
 

En Espagne, les indépendantistes ont appelé à revêtir des gilets jaunes lors du Conseil des ministres à Barcelone, le 21 décembre. Les demandes ne sont pas économiques et sociales comme celle des Français, mais il faut souligner que le Premier ministre espagnol vient d'annoncer une hausse du salaire minimum de… 22% !


 

En Pologne, ce sont des agriculteurs qui ont bloqué une autoroute en direction de Varsovie ce mercredi, pour réclamer du gouvernement une aide aux éleveurs touchés par la peste porcine africaine. Fait étonnant : les policiers venus sur place pour convaincre les manifestants de libérer l'axe routier portaient eux aussi des gilets jaunes !

 

Au Portugal, un mouvement Facebook nommé "Vamos Parar Portugal Como Forma De Protesto" reprend le symbole des gilets jaunes français et appelle à “bloquer le Portugal en signe de protestation” le vendredi 21 décembre. Ce groupe compte 14 000 membres et 46 000 personnes se disent "intéressées". Visiblement, de nombreux messages prennent aussi de l'ampleur sur des groupes WhatsApp et relayent des fausses informations ainsi que des messages extrêmistes, de type xénophobes et anti-migrants, avec un appel à un "soulèvement national".

En Bulgarie, des milliers de manifestants se sont rassemblés habillés en bleu le 11 novembre pour protester contre le prix de l'essence, puis ont commencé à revêtir des gilets jaunes le dimanche suivant, le 18 novembre.
 


En Allemagne, ce sont des cheminots en grève qui ont défilé en gilets jaunes lundi dernier, puis des militants du mouvement d'extrême droite Pegida dénonçant le pacte de Marrackech sur l'immigration. Il ressort que le mouvement allemand semble suivre de plus en plus les revendications françaises sur une demande de démocratie participative appelant à ce que les élus écoutent et consultent la population.
 

Au Royaume-Uni, ce sont des partisans du Brexit qui ont défilé sur le pont de Westminster à Londres et ont coupé momentanément la circulation ce vendredi 14 décembre. Certains manifestants scandaient "Theresa May démission", et ont fini par demander à l'aide d'un mégaphone à rencontrer la première ministre devant son domicile officiel du 10 Downing Street.