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Le RN a "beaucoup de points communs" avec les électeurs de LR, insiste Bardella

Jordan Bardella en juillet 2020 à Paris lors d'une conférence de presse
Jordan Bardella en juillet 2020 à Paris lors d'une conférence de presse
afp.com - Christophe ARCHAMBAULT

Le numéro deux du Rassemblement national Jordan Bardella a assuré mercredi que son parti avait "beaucoup de points communs avec l'électorat" du parti Les Républicains, qui vient de se déchirer sur l'opportunité de passer ou non un accord avec LREM au premier tour des élections régionales en Paca.

Les Républicains ont maintenu finalement mardi leur "soutien" à Renaud Muselier, candidat LR à sa succession à la tête de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, en échange de l'assurance qu'il n'y aurait "aucun accord avec LREM" malgré le retrait annoncé de la liste macroniste.

Renaud Muselier "veut garder son siège à tout prix", il est "obligé de faire alliance avec les macronistes car il sait que sinon le RN est en position de force pour gagner la région", a estimé sur LCI le vice-président du RN, qui a tenu à distinguer "les LR d’en haut qui vont à la soupe avec Emmanuel Macron et les LR d’en bas".

Il a fait valoir que le candidat du RN dans cette région, l'ancien ministre sarkozyste Thierry Mariani, avait "vu Les Républicains se saborder et se tourner vers Emmanuel Macron, et renier leurs convictions".

"Or, aujourd’hui nous partageons beaucoup de points communs avec l’électorat des Républicains. Et Marine Le Pen en 2022 sera aussi la candidate de toute cette droite populaire, sociale, qui aspire aujourd'hui à remettre de l’ordre dans le pays" et qui "partage avec nous cette volonté de ne pas faire réélire Emmanuel Macron parce qu’un nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron serait un nouveau quinquennat de désordre, de chaos, de violence", a ajouté M. Bardella.

Chez LR, le député LR Eric Ciotti s'était attiré fin avril les critiques de la gauche et de la majorité en jugeant que ce qui "différencie globalement" son parti du Rassemblement national est la "capacité à gouverner".

Mercredi, le président LR du Sénat Gérard Larcher a souligné que "ça va beaucoup plus loin que cela": cela concerne aussi "la vision de la société, le regard sur l'Europe et le monde, et aussi quelque part une confiance en l'homme et non pas une peur de l'autre". "C'est ça pour moi toutes nos différences avec le Rassemblement national (...), ce sont des valeurs sur lesquelles je ne transigerai jamais", a-t-il insisté sur franceinfo.

Interrogé pour savoir s'il faisait un lien entre immigration et terrorisme, il a toutefois estimé que "bien sûr il existe": "25% de ceux qui ont commis des attentats sont des étrangers, mais ça ne se résume pas à la seule question migratoire", a-t-il estimé, en déplorant "l'échec de la politique d'immigration, de la politique d'intégration".