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Législatives 2022 en France : qui sont les candidats ?

Les principaux partis de gauche se sont alliés pour former la Nouvelle union populaire écologique et sociale en vue des élections législatives. Ils espèrent imposer une cohabitation à Emmanuel Macron. Parmi leurs candiats, des figures des luttes sociales.
Les principaux partis de gauche se sont alliés pour former la Nouvelle union populaire écologique et sociale en vue des élections législatives. Ils espèrent imposer une cohabitation à Emmanuel Macron. Parmi leurs candiats, des figures des luttes sociales.
Lewis Joly/AP

Les 12 et 19 juin, les Français éliront leurs députés pour les cinq années à venir. Les candidats avaient jusqu’au 20 mai pour déposer leur candidature en préfecture. Tour d’horizon des candidats investis par les principales formations politiques.

Emmanuel Macron conservera-t-il une majorité à l’Assemblée nationale ? Les 12 et 19 juin, les Français éliront leurs 577 députés. Parmi les candidats, certains tentent de conserver leur circonscription tandis que d’autres se présentent pour la première fois. Ces derniers sont pour la plupart issus de la société civile, mais quelques-uns se sont déjà illustrés par le passé. Le point sur les candidats aux élections législatives.

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Des (ex)ministres pour la majorité présidentielle

Le 12 mai, 548 candidats aux élections législatives aborent l’étiquette de la majorité présidentielle, baptisée Ensemble. Cette bannière regroupe plusieurs partis, dont Renaissance (anciennement LREM), Horizons, MoDem, Agir… Parmi les candidats, 18 membres du gouvernement sortant. Dans le Nord, l'ex-ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin tentera d’être élu dans la 10e circonscription, où se situe Tourcoing, son fief électoral. L'ex-ministre de la Santé Olivier Véran et l'ancien porte-parole du gouvernement Gabriel Attal espèrent se faire réélire, respectivement dans la 1ère circonscription de l’Isère et dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine. 

En revanche, l'ex-ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer risque de se retrouver plus en difficulté dans la 4e circonscription du Loiret, car son investiture est contestée par un autre candidat, du parti Horizons, pourtant allié avec Renaissance. L'ex-ministre du Logement Emmanuelle Wargon se trouve aussi en mauvaise posture. Elle se retrouve face à Michel Herbillon, député LR de la 8ème circonscription du Val-de-Marne depuis 1997. 

Elisabeth Borne, la nouvelle Première ministre, est candidate dans la sixième circonscription du Calvados sous la bannière d’Ensemble. C’est la première fois qu’elle se présente à une élection. Si jamais elle ne parvient pas à remporter l’élection, Elisabeth Borne pourrait être amenée à laisser son fauteuil à Matignon « par tradition républicaine ». Officiellement, rien ne l’y oblige.

Un ancien Premier ministre a aussi été investi par la majorité présidentielle : Manuel Valls, pour la 5e circonscription des Français de l’étranger (qui regroupe l’Espagne, le Portugal, Andorre et Monaco). Cependant, l’actuel député de cette circonscription, Stéphane Vojetta, a décidé de se représenter… lui aussi sous l’étiquette de la majorité présidentielle. Situation similaire dans la 9e circonscription des Français de l’étranger (le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest). L'ex-ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes Elisabeth Moreno est investie par la majorité présidentielle. Mais Ahmed Eddarraz, un entrepreneur autodidacte réputé proche du couple Macron a décidé de se présenter également. 

Français de l’étranger : quels députés sortants ?

  • Onze députés représentent les Français établis hors de France. 
  • Parmi les députés sortants, 6 sont inscrits dans le parti d’Emmanuel Macron « Renaissance » (ex-LREM), un au MoDem et un à Agir Ensemble ; cela fait huit députés pour la majorité présidentielle.
  • Un député siège pour l’UDI, un est sans-étiquette et un autre est non-inscrit.
  • Pour plus de détails : Législatives en France : élections des députés de l’étranger, mode d’emploi.

À gauche, des figures des mouvements sociaux

La gauche peut-elle obtenir une majorité à l’Assemblée ? Cette ambition a mené à la création de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES). Il s’agit de l’union entre les principaux regroupements politiques de gauche : la France Insoumise, Europe Écologie les Verts, le Parti communiste français et le Parti socialiste

Parmi les candidats investis par NUPES, Rachel Kéké se présente dans la 7e circonscription du Val-de-Marne. C’est la première fois qu’elle est candidate à une élection politique. Son principal fait d’arme : la grève des femmes de chambre de l’hôtel Ibis des Batignolles, dont elle était porte-parole. Pendant vingt-deux mois, elles se sont battues pour de meilleures conditions de travail et ont fini par obtenir gain de cause. 

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En janvier 2021, Stéphane Ravacley, artisan-boulanger, se met en grève de la faim, afin d’obtenir la régularisation de son apprenti. Il s’est aussi distingué en envoyant de l’aide matérielle en Ukraine. À présent, le boulanger est candidat aux élections législatives dans la 2e circonscription du Doubs, sous l’étiquette de la NUPES. 

On retrouve également des ex-candidats à l’élection présidentielle, comme le communiste Fabien Roussel. Il est aussi candidat à sa réélection en tant que député de la 20e circonscription du Nord. Nathalie Arthaud, de Lutte Ouvrière est aussi candidate dans la 6e circonscription de Seine-Saint-Denis, mais pas sous l’étiquette NUPES. 

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Enfin, l’union de gauche a également investi des transfuges de la majorité présidentielle. Parmi eux, Aurélien Taché, député de la 10e circonscription du Val d’Oise. Il a quitté LREM en août 2020. Cédric Villani, député de la 5e circonscription de l’Essonne a été élu en 2017 sous l’étiquette LREM. Il fut ensuite exclu du parti pour avoir présenté une candidature dissidente à la mairie de Paris. À présent, il est candidat à sa réélection pour les législatives sous l’étiquette de NUPES.

L’extrême droite peut-elle percer à l’Assemblée ?

À l’extrême droite, des têtes connues font aussi partie des candidats. Il y a notamment Éric Zemmour, candidat dans la 4e circonscription du Var. Le polémiste, qui a fondé son parti politique baptisé Reconquête avait récolté 8% des suffrages exprimés lors de l’élection présidentielle. Le parti affirme pouvoir présenter 550 candidats pour ces élections. Parmi eux, la plupart sont issus « de la société civile ou d’un premier engagement politique », indique Éric Zemmour dans un communiqué.  176 viennent du parti Les Républicains et 159 du Rassemblement National. 

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Du côté du Rassemblement national, pas moins de 569 candidats ont été investis. Parmi eux, Marine Le Pen, finaliste de l’élection présidentielle, est candidate à sa réélection dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Marie-Caroline Le Pen, sœur de Marine Le Pen est quant à elle candidate dans la 6e circonscription des Hauts-de-Seine. Nicolas Dupont-Aignan, ex-candidat à l’élection présidentielle et ancien allié de Marine Le Pen en 2017 se présente dans l’Essonne. Le RN n’a pas investi de candidat dans cette circonscription.