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Liban : Emmanuel Macron estime qu'il faut "dégager" les responsables politiques qui bloquent les réformes

Le ministre de l'Économie Amin Salam lors d'une une conférence de presse avec une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) à Beyrouth, au Liban,le 20 septembre 2022.
Le ministre de l'Économie Amin Salam lors d'une une conférence de presse avec une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) à Beyrouth, au Liban,le 20 septembre 2022.
AP Photo/Bilal Hussein
Le ministre de l'Économie Amin Salam lors d'une une conférence de presse avec une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) à Beyrouth, au Liban,le 20 septembre 2022.
Des manifestants jettent des bouteilles sur le bâtiment de la Banque centrale libanaise, à Beyrouth, et protestent contre son gouverneur, Riad Salameh, et la crise financière qui s'aggrave, le 5 octobre 2022.

Dans une interview accordée à trois médias libanais parue vendredi 23 décembre, le président français, Emmanuel Macron, a estimé qu'il était nécessaire de "changer le leadership" du Liban et de "dégager" les responsables politiques qui bloquent les réformes.

"Le problème du Liban, c'est régler les problèmes des gens et dégager ceux qui ne savent pas le faire". Emmanuel Macron exprime son propos sans détour. Au cours d'un l'entretien accordé aux médias libanais, le président français insiste sur la nécéssité de "changer le leadership de ce pays."

Depuis septembre 2020, le dirigeant tente d'amener la classe politique à engager les réformes nécessaires pour sortir le pays de la crise politique et économique.

"Ensuite, restructurer le système financier puis faire un plan avec un président honnête, un Premier ministre honnête et une équipe qui va dérouler ce plan et qui aura le soutien de la rue, a-t-il poursuivi. 

Le Liban est sans président depuis l'expiration du mandat de Michel Aoun le 31 octobre dernier. Les députés, profondément divisés entre le camp du Hezbollah pro-iranien et celui qui lui est hostile, se sont déjà réunis à dix reprises sans parvenir à élire un nouveau chef de l'État.

Le pays en plein effondrement économique est dirigé par le gouvernement démissionnaire de Najib Mikati, chargé d'expédier les affaires courantes et dont les prérogatives sont réduites.

Beyrouth, au Liban, le 16 septembre 2022. 
Beyrouth, au Liban, le 16 septembre 2022. 
AP Photo/Bilal Hussein.

"Intraitable avec les forces politiques"

En réponse à une question sur le commandant en chef de l'armée, Joseph Aoun, considéré comme l'un des principaux candidats non déclarés à la présidentielle, Emmanuel Macron a répondu qu'il ne voulait "pas rentrer dans une question de personne : les noms, s'il n'y a pas un plan et une stratégie derrière, ça ne marche pas."

"Ce qui m'intéresse, ce sont les Libanaises et les Libanais. Pas ceux qui vivent sur leur dos", a-t-il encore ajouté. Il a, en outre, déploré l'émigration massive des jeunes.

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Le président français a aussi martelé vouloir "essayer d'aider à l'émergence d'une solution politique alternative" tout en étant "intraitable avec les forces politiques" et estimé qu'il ne fallait "rien céder à ceux qui se sont enrichis ces dernières années et qui voudraient rester et qui font du chantage."

Emmanuel Macron, qui revient de la conférence régionale sur l'Irak organisée mardi 20 décembre en Jordanie, a indiqué qu'il allait "travailler dans les prochaines semaines sur un format similaire avec le Liban."

Il s'est dit "convaincu que les questions libanaise, syrienne et au-delà ne peuvent être résolues que si on trouve un cadre de discussion incluant l'Iran compte tenu de son influence dans la région."

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