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Liban : la ministre française des Armées Florence Parly à Beyrouth

<p>2 juillet 2019, la ministre de la Défense Florence Parly passe en revue les troupes de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, dans la ville de Naqoura, au sud du pays (image d'illustration). </p>

2 juillet 2019, la ministre de la Défense Florence Parly passe en revue les troupes de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, dans la ville de Naqoura, au sud du pays (image d'illustration). 

UNIFIL via AP

La ministre française des Armées, Florence Parly, est arrivée jeudi à Beyrouth pour une visite de soutien au Liban. L'explosion du 4 août a ravagé la capitale. La ministre  va accueillir le porte-hélicoptères "Le Tonnerre", chargé d'aide.

"C'est une visite de soutien, qui sert notamment à réitérer les messages du président de la République [...] et qui traduit le rôle majeur de la France dans la réponse de crise", a déclaré à l'Agence France-Presse Noor Akl, attachée de presse de l'ambassade de France à Beyrouth.

Le cabinet de la ministre avait également indiqué mercredi que l'un des objectifs était "de déblayer le port pour le rendre de nouveau opérationnel".

Ce déplacement intervient une semaine après celui du président Emmanuel Macron, qui a promis de l'aide aux Libanais et exhorté les autorités à engager des réformes structurelles pour pouvoir bénéficier d'une aide internationale à la reconstruction.

A Beyrouth, Florence Parly doit effectuer une tournée sur le lieu de l'explosion, due à une importante quantité de nitrate d'ammonium stockée au port, et s'entretenir avec le président Michel Aoun ainsi qu'avec le commandant en chef de l'armée libanaise, Joseph Aoun.

La ministre doit accueillir dans la nuit de jeudi à vendredi le Tonnerre, qui transporte un groupement génie de l’armée de terre ainsi qu'un détachement de plongeurs démineurs de la Marine nationale, afin de vérifier qu'il n'y a pas d'épaves rendant difficile l'accès du port.

 

De l'aide alimentaire, notamment du blé, ainsi que des matériaux de construction fournis par différents ministères français et par des entreprises privées sont également transportés par le porte-hélicoptères.

Dans un Beyrouth sinistré, où des quartiers entiers ne sont plus que des champs de ruines, quelque 640 bâtiments historiques ont été touchés par l'explosion et 60 risquent de s'effondrer, selon l'Unesco.

Le FBI va participer à l'enquête

 

Washington, de son côté vient d'annoncer sa participation à l'enquête. Le FBI va se joindre aux enquêteurs libanais et internationaux pour tenter de déterminer les causes de l'explosion qui a ravagé le port de Beyrouth, a annoncé jeudi le numéro trois de la diplomatie américaine, David Hale, en visite dans la capitale libanaise.

 

Vote de l'état d'urgence au parlement


Le Parlement libanais a de son côté entériné jeudi l'état d'urgence décrété à Beyrouth après l'explosion dévastatrice au port. 

La séance parlementaire s'est tenue jeudi à Beyrouth, malgré des appels à manifester peu suivis. Présidée par le chef du Parlement, Nabih Berri, en poste depuis 1992, elle a officiellement entériné l'état d'urgence, décrété par le gouvernement au lendemain du drame pour deux semaines.

Le vote était nécessaire car pour toute durée dépassant huit jours, le Parlement doit donner son accord, selon l'ONG Legal Agenda. 

Il n'était pas clair dans l'immédiat, après le vote des députés, si l'état d'urgence débutait jeudi, ou s'il était déjà considéré en vigueur depuis le 5 août.

Le gouvernement avait précisé qu'en vertu de l'état d'urgence, un pouvoir militaire suprême serait chargé des prérogatives en matière de sécurité. Pour l'ONG Legal Agenda, une telle mesure pourrait "porter atteinte à la liberté de manifester" et permettrait à l'armée "d'empêcher les rassemblements considérés comme une +menace à la sécurité+".