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Ligue Europa: un parfum d'histoire pour le Rennes de Stephan

L'entraîneur de Rennes Guy Stephan lors d'un match contre Amiens, le 2 février 2019 au Roazhon Park
L'entraîneur de Rennes Guy Stephan lors d'un match contre Amiens, le 2 février 2019 au Roazhon Park
afp.com - DAMIEN MEYER

Rennais de naissance, l'entraîneur Julien Stephan tentera d'écrire la page européenne la plus prestigieuse de Bretons avec la réception du Betis Séville, jeudi en match aller des 16e de finale de la Ligue Europa (18H55).

"Il a le sang rouge et noir", disait de lui le président Olivier Létang lors de sa présentation début décembre. "Je suis viscéralement attaché à ce club", avait confirmé le principal intéressé peu après.

Né pendant la seule saison que son père, Guy Stephan, adjoint de Didier Deschamps en équipe de France, a disputée à Rennes, Julien y a gravi les échelons d'entraîneur passant de U19 à la réserve, puis aux séniors lorsque Sabri Lamouchi a été démis de ses fonctions.

Sept années d'un apprentissage pour arriver à cette première à ce niveau de compétition pour le SRFC, face au Betis Séville.

"Ce n'était pas un match pour rentrer dans l'histoire, parce que pour ça il faut gagner des titres. Mais c'était le match pour rentrer dans le cœur des gens", avait-il commenté après la victoire 2-0 contre Astana, qui avait ouvert la porte des seizièmes aux Bretons.

- Regain de forme rennais -

De même, face au Betis, 7e de Liga, Rennes ne devra pas se laisser griser.

Il faut aborder ce match avec "de l'ambition et de la joie de pouvoir disputer ce type de rencontre (mais) il va falloir bien maîtriser ses émotions, ne pas confondre motivation et excitation (...), il faudra garder la tête bien froide et bien réfléchir à ce qu'on va proposer, à ce qu'on va mettre en place", a-t-il averti.

Rennes pourra compter sur "son état d'esprit, son organisation, sa discipline mais aussi le talent de (ses) joueurs et (sa) capacité à produire du jeu" pour gêner les Espagnols, a estimé Stephan.

La double confrontation le 14 au Roazhon Park et le 21 en Andalousie arrive au meilleur moment pour les Bretons en regain de forme après un début 2019 poussif, émaillé de deux défaites, une à Guingamp (2-1) et une au Parc (4-1).

Ils restent sur trois victoires de rang toutes compétitions confondues qui les ont replacés dans la course européenne - ils sont 8e mais à un point seulement de Montpellier, 4e - et qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de France.

- 2 matches, 4 périodes "au minimum" -

De son côté, le Betis marque un peu le pas en championnat, avec 3 victoires pour 4 nuls et autant de défaites sur 2019, malgré un succès de prestige contre l'Atlético Madrid (1-0) il y a deux semaines.

"Il y a des particularités très précises et notamment leur faculté à sortir le ballon assez spéciale (...). Je veux louer la qualité de jeu de cette équipe du Betis et la philosophie qui est défendue par leur entraîneur", Quique Setien, a cependant prévenu Stephan.

"Quand on les regarde jouer, et Dieu sait qu'on a disséqué et décortiqué un grand nombre de matches, c'est très plaisant à voir (...). Si on n'est pas bien organisés, on peut vite perdre de nombreux mètres et se retrouver en difficulté", a complété le coach.

Jeudi soir, les Rennais pourront compter sur le soutien d'un Roazhon Park plein à craquer, et pour le match retour, 2.700 billets ont déjà trouvé preneur, le club ayant bon espoir de remplir les 3.500 places à sa disposition au stade Benito-Villamarin, surtout en cas de bon résultat à l'aller.

"C'est important de rappeler qu'il y a deux manches et quatre périodes au minimum (...). Quoiqu'il arrive, il faudra ensuite préparer les deux périodes match retour et peut-être un petit peu plus, sait-on jamais... ", a conclu Stephan.