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Lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie : la vidéo qui choque

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Commentaire : Antoine Delpierre Montage : Hervé Garcia

A la veille de l'acte IV des "gilets jaunes", une vidéo crée la polémique.  On y voit l'arrestation musclée de 151 jeunes près d'un lycée de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines.  Une enquête a été ouverte par le Défenseur des droits.  

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Des lycéens alignés, à genoux, mains attachées dans le dos ou sur la tête.
Encadrés par des policiers munis de boucliers et de matraques. Et puis ce commentaire de l'auteur de la vidéo pas encore identifié : "Voilà une classe qui se tient sage".

La scène s'est déroulée hier à Mantes-la-Jolie à 50 kilomètres de Paris. Depuis le début de la semaine et le mouvement de blocage dans les lycées de France, les abords de plusieurs établissements scolaires de la ville ont été le théâtre de violences et d'affrontements entre élèves et forces de l'ordre.  

Mais hier pris en étau par les policiers, 151 personnes ont été arrêtées collectivement d'après la préfecture. Sur place ces interpellations ont suscité nombre de réactions indignées.
 

On l'a vu, ils les ont frappés, filles et garçons, ils ont frappé les deux, on les a vu, ils les ont traités, ils les ont frappés. Ils ont tout fait. On les a vu, et voilà c'est inacceptable. Elève de Terminale.

La police réprime de manière différente suivant l'endroit où on se trouve. Là on est à Mantes-la-Jolie donc ces mômes-là, leurs revendications elles sont qualifiées de débordement ou d'émeute alors que ce n'est pas vrai. Yassa, mère d'élève.

Mais alors que les images ont été largement partagées sur les réseaux sociaux, l'indignation a dépassé les frontières de ce quartier.

Dans plusieurs villes de France d'autres lycéens reproduisent l'interpellation de Mantes-la-Jolie. Le Défenseur des droits a décidé d'ouvrir une enquête. Et un avocat a saisi l'Inspection générale de la police nationale.

Si le ministre de l'Intérieur a reconnu des "images dures", il a voulu les replacer dans un contexte selon ces mots. Pour lui ce ne sont pas des "mouvement de lycéens mais de véritables violences urbaines".