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Madagascar : la tension monte une semaine après le premier tour de la présidentielle

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Sophie Roussi / TV5MONDE

Le candidat à la présidentielle malgache Andry Rajoelina, en tête de la course selon des résultats partiels du scrutin du 7 novembre, a dénoncé le manque de "transparence" de la commission électorale qui compile les résultats et qui a déjà été vivement critiquée par deux autres candidats.

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Plus la montre tourne, plus la tension monte... Une semaine après le scrutin, les Malgaches attendent toujours et toutes les attentions sont focalisées sur la CENI (Commission électorale nationale indépendante) qui publie au compte-goutte les résultats de chaque bureau de vote et il y en a 24.852.

Alors des candidats font leurs comptes dans leur coin, procès-verbaux à la main et là, problème : leurs chiffres diffèrent...

Les trois candidats et anciens présidents donnés en tête mettent en cause la crédibilité de la Commission électorale. L'équipe de Andry Rajoelina considère que les résultats de la CENI ne sont pas fiables et se retire du processus d'observation, celle de Hery Rajaonarimampianina s'estime amputée de ses suffrages, le clan Ravalomana doute.
 

Il y a pas mal de publications de la Ceni qui ne correspondent pas aux PV dont nous disposons. Les éventuels résultats ne seront pas contestés si la transparence et la crédibilité sont réunies.
Me Hanitra Razafimanantsoa, porte-parole du TIM (parti de Ravalomanana).

Autre affaire, autre accusation qui pourrait jeter un discrédit sur l'élection.
Un petit alinéa dans la rapport publié par les observateurs de l'Union européenne. Un rapport globalement positif mais certains candidats se seraient montrés généreux lors de la campagne. Des billets auraient circulé. Pointé entre-autres du doigt, Andry Rajoelina se défend par tweet interposé.

Cependant, je réfute catégoriquement l'allégation selon laquelle j'aurais offert de l'argent au Roi Tadatsy.Andry Rajoelina, candidat à la présidentielle 2018.

Les premières tendances sur 68% des bureaux de vote donnent justement Andry Rajoelina en tête avec plus de 39% suivi de Marc Ravalomanana avec 36%.

Deux adversaires de longue date dont la rivalité avait conduit le pays à une sanglante crise politique en 2009. Si aucun candidat n'obtient plus de 50% des suffrages un second tour devra avoir lieu.