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Migrants : l'armée brésilienne déployée à la frontière avec le Venezuela

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TV5MONDE / P. Achard / F. Rassinoux

C'est un nouvel épisode dans la crise migratoire qui secoue l'Amérique du Sud. Le Brésil déploie son armée à la frontière vénézuélienne, seule solution pour assurer la sécurité de la population selon le président Michel Temer.

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Colombie, Équateur, Pérou font face à un afflux massif de candidats à une vie meilleure des Vénézuéliens déterminés à quitter leur pays confronté à de graves difficultés économiques. 

Michel Temer, Président du Brésil a annoncé mardi le déploiement de son armée à la frontière avec le Venezuela : "J'ai décrété l'utilisation des forces armées pour garantir la loi et l'ordre dans l'Etat du Roraima et pour assurer la sécurité des citoyens brésiliens et des migrants vénézuéliens." 

Le décret s'applique jusqu'au 12 septembre et fait suite aux tensions qui ont éclaté dans cet État du nord du Brésil , notamment à Pacaraima. Depuis le mois de mars, cette petite ville frontalière voit affluer plusieurs centaines de personnes par jour fuyant le Venezuela voisin.

Les camps établis avec l'aide de l'ONU ne suffisent pas, des hommes des femmes et des enfants dorment dans les rues de cette petite ville de l'un des États les plus pauvre du Brésil. D'où la situation explosive : il y a une dizaine de jours  un campement a été incendié, un autre détruit, les occupants ont été contraints de fuir.

Une situation tragique selon le président brésilien qui touche l'ensemble du continent latino américain. En Colombie, le gouvernement a tenu un discours similaire, à quelques heures près. "Le fait de reconnaître l'ampleur de cette crise migratoire devrait nous conduire à l'adoption de mesures conjointes, c'est la meilleure façon d'arriver à une solution" a déclaré Carlos Holmes Trujillo, ministre colombien des Affaires étrangères. 

La Colombie, qui a également vu affluer ces 15 derniers mois plus d'1 million de Vénézuéliens fuyant la crise qui ronge leur pays, a organisé mardi 28 août une réunion avec les pays concernés. Bogota et Lima ont annoncé vouloir désormais partager leurs informations sur les centaines de milliers de migrants qu'ils reçoivent. De son côté, l'Équateur a avancé de deux semaines sa réunion sur ce dossier : 13 pays de la région sont conviés début septembre à Quito.