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Mondial de rugby: les All Blacks réfutent tout traitement de faveur

Le 2e ligne des All Blacks Sam Whitelock (d) discute avec le sélectionneur Steve Hansen lors du match contre la Namibie au Mondial, le 6 octobre 2019 à Tokyo
Le 2e ligne des All Blacks Sam Whitelock (d) discute avec le sélectionneur Steve Hansen lors du match contre la Namibie au Mondial, le 6 octobre 2019 à Tokyo
afp.com - William WEST

L'équipe néo-zélandaise a réfuté tout traitement de faveur à la Coupe du monde de rugby vendredi, après avoir été mise en cause par les Italiens mécontents de l'annulation de leur match pour cause de typhon.

Le deuxième ligne Sam Whitelock a souligné que les All Blacks avaient envie de jouer le match face à l'Italie, prévu samedi à Toyota et annulé par les organisateurs en raison du typhon Hagibis qui doit frapper le Japon. "Ce n'est pas nous qui prenons les décisions; ça vient de plus haut. C'est à ces gens-là qu'il faut demander".

Whitelock répond ainsi au capitaine italien Sergio Parisse qui avait déclaré jeudi: "Si la Nouvelle-Zélande avait (eu) besoin de quatre ou cinq points contre nous, (le match) n'aurait pas été annulé". Le sélectionneur de l'Italie Conor O'Shea avait lui déclaré que la Coupe du monde se terminait de façon "horrible" pour son équipe.

L'annulation du match Nouvelle-Zélande - Italie a entraîné la qualification des All Blacks pour les quarts de finale et entériné l'élimination de l'Italie qui aurait eu besoin de battre les doubles champions du monde en titre avec un point de bonus pour espérer atteindre les quarts de finale.

Sam Whitelock, 30 ans, 115 sélections sous le maillot des All Blacks, porte également les couleurs des Crusaders, l'équipe de Super Rugby basée à Christchurch.

"J'ai connu quelques annulations de matches de Super Rugby lors du tremblement de terre (2011) et de la fusillade (mars 2019), et pour ces matches on comprend pourquoi. Le rugby est bien peu de choses", a-t-il souligné.

"Parfois, c'est bien de ne pas jouer. Il n'y aurait rien de pire que de jouer et qu'il y ait des blessés. C'est ça la vérité. Nous avons écouté ce qu'on nous a dit plus haut (ndlr: World Rugby). On joue avec les cartes qu'on veut bien nous donner".