Info

Mondiaux de ski: Worley, favorite du géant, vue par les anciens Bleus

La skieuse française Tessa Worley en conférence de presse, le 23 novembre 2018 à Killington
La skieuse française Tessa Worley en conférence de presse, le 23 novembre 2018 à Killington
afp.com - TOM PENNINGTON

Les anciens champions de l'équipe de France détaillent les forces de Tessa Worley, double championne du monde du géant (2013 et 2017), qui fait partie des favorites à sa succession jeudi à Are (Suède).

- Florence Masnada -

"Tessa c'est un pilier de l'équipe de France, par son palmarès mais aussi par son professionalisme", loue la double médaillée de bronze olympique (combiné 1992 et descente 1998), consultante pour Eurosport sur les Mondiaux.

"Ce n'est pas une leader par la parole mais par l'exemple, par son comportement à l'entraînement. En stage quand les conditions sont difficiles elle fonce: c'est la première à y aller et la dernière à repartir. Pour les jeunes elle est une richesse infinie, il n'y a rien de tel que de la voir faire, même si son ski est très spécifique à son gabarit (1,58 m, 60 kg)."

- Sébastien Amiez -

"C'est la leader depuis un certain nombre d'années, tout repose sur elle dans l'équipe de France féminine, ça ne doit pas être simple tous les jours", estime le vice-champion du monde 1997 et vice-champion olympique 2002 de slalom, consultant pour RMC sur les Mondiaux.

"C'est une pression permanente. Peut-être qu'aux Jeux de Pyeongchang c'est le genre de pression qui lui a fait un peu louper son évènement (7e)."

"Dans un petit groupe d'entraînement comme le sien, tu peux avoir un manque de repères quand tu n'affrontes pas au quotidien des filles de ton niveau, même si des jeunes la +poussent+ en équipe de France. Le fait que toutes les sollicitations (médiatiques notamment) ne reposent que sur elle, ca doit aussi être pesant. Mais elle sait faire aux Mondiaux par rapport à ça (deux titres et une médaille de bronze en 2011), c'est là où elle est forte".

- Luc Alphand -

"Tessa c'est une +warrior+. Elle n'est pas grande mais elle a une conduite sur les skis du niveau de Shiffrin. Mentalement, elle est très très forte, elle sait supporter la pression", selon le vainqueur du gros globe de cristal 1997, consultant pour France télévision sur les Mondiaux.

"Elle a été blessée (en décembre 2013 elle se rompt les ligaments croisés du genou droit et manque les Jeux de Sotchi). Quand tu es blessé, tu es seul à la maison, tu n'as des nouvelles de personne. Tessa a vécu cela, c'est long, tu as mal, tu crois que tu ne sers plus à rien, il faut beaucoup de force psychologique."

- Carole Montillet -

"Tessa c'est la régularité et la longévité, juge la championne olympique 2002 de descente, consultante pour France télévision. Elle répond tout le temps présente quel que soit le type de terrain, et surtout elle a su évoluer avec le matériel, les rayons de courbe des skis de géant ont changé (c'est la distance parcourue par un ski qui serait posé sur la tranche), et rester au meilleur niveau."