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MotoGP: Quartararo plus menacé que jamais pour le retour du Grand Prix du Japon

Le pilote italien de l'équipe Ducati-Lenovo Francesco Bagnaia (à gauche), le Français Fabio Quartararo de l'écurie Monster Energy Yamaha (au centre) et le pilote espagnol de l'équipe Aprilia Racing Aleix Espargaro (à droite) posent ensemble à la in de la conférence de presse du Grand Prix du Japon sur le circuit de Motegi le 22 septembre 2022 au Japon
Le pilote italien de l'équipe Ducati-Lenovo Francesco Bagnaia (à gauche), le Français Fabio Quartararo de l'écurie Monster Energy Yamaha (au centre) et le pilote espagnol de l'équipe Aprilia Racing Aleix Espargaro (à droite) posent ensemble à la in de la conférence de presse du Grand Prix du Japon sur le circuit de Motegi le 22 septembre 2022 au Japon
afp.com - Toshifumi KITAMURA
Le pilote italien Enea Bastianini de l'écurie Ducati-Gresini devant le pilote officiel Ducati Francesco Bagnaia lors du Grand Prix de l'Aragon sur le circuit du Motorland à Alcaniz en Espagne le 18 septembre 2022
Le pilote italien Enea Bastianini de l'écurie Ducati-Gresini devant le pilote officiel Ducati Francesco Bagnaia lors du Grand Prix de l'Aragon sur le circuit du Motorland à Alcaniz en Espagne le 18 septembre 2022
afp.com - Pau BARRENA
Le pilote espagnol Honda et octuple champion du monde Marc Marquez lors des essais libres du Grand Prix d'Aragon sur le circuit du Motorland d'Alcaniz en Espagne le 16 septembre 2022
Le pilote espagnol Honda et octuple champion du monde Marc Marquez lors des essais libres du Grand Prix d'Aragon sur le circuit du Motorland d'Alcaniz en Espagne le 16 septembre 2022
afp.com - PIERRE-PHILIPPE MARCOU

La victoire ou rien. Pour le retour du Grand Prix du Japon de MotoGP après deux saisons d'absence à cause du Covid-19, le leader au championnat Fabio Quartararo aura fort à faire face à Francesco Bagnaia et Aleix Espargaro, en bonne position pour le déloger.

A cinq courses de la fin de la saison, le Français arrive en Asie avec une avance de dix points seulement sur l'Italien Bagnaia (201 points), victorieux de quatre des cinq derniers GP.

Le Turinois est lui-même suivi de près au général par l'Espagnol Espargaro (Aprilia), sept points seulement derrière lui (194 points) - écart qui monte à 17 unités avec le champion du monde en titre.

Sachant qu'une victoire vaut 25 points, en haut de la hiérarchie, le pilote Yamaha sait qu'il n'a plus le droit à l'erreur s'il veut maintenir l'écart avec la concurrence, après avoir perdu gros lors de la dernière course.

Dès l'entame du GP d'Aragon en Espagne dimanche dernier, le Niçois a lourdement chuté et abandonné après un accrochage avec le sextuple champion du monde de MotoGP Marc Marquez.

Si Quartararo admet s'en être "bien sorti" physiquement - avec quelques brûlures au torse et des douleurs à la jambe - il a surtout vu filer devant lui ses adversaires au général (Bagnaia a terminé 2e, devant Espargaro, 3e).

- "Trop pour combler l'écart" -

Derrière le trio de tête, Enea Bastianini, 4e au championnat (163 points) - à 48 points de Quartararo -, a montré en Aragon qu'il en avait encore sous le pied, arrachant la victoire des mains de Bagnaia dans le dernier tour de la course.

De quoi s'inviter, lui aussi, dans la course au titre ? "48 points, c'est trop pour combler l'écart", a concédé l'Italien de chez Ducati-Gresini.

Et de poursuivre: "mais je veux continuer dans cette direction pour être compétitif dans la dernière partie du championnat", lui qui rejoindra en 2023 l'équipe d'usine de Ducati, avec Bagnaia.

Du côté de chez Honda, Marc Marquez aura à coeur de terminer son premier GP après trois mois d'absence en raison d'une opération du bras droit, la quatrième en deux ans.

Revenu en compétition la semaine dernière, l'Espagnol avait dû jeter l'éponge après son accrochage avec Quartararo.

S'il dit profiter de cette fin de saison pour se remettre en forme avant 2023, Marquez pourra toujours se raccrocher à cette statistique: il est le pilote de la grille à qui le circuit de Motegi réussit le mieux, avec cinq victoires toutes catégories confondues, dont trois en MotoGP. Il reste le dernier vainqueur au Japon, en 2019, quand il était encore le patron de la discipline.

- Pluie attendue -

Pour "son" Grand Prix, la présence du Japonais Takaaki Nakagami en course dimanche n'est pas encore assurée depuis sa chute en Aragon. Le pilote Honda-LCR, percuté par Marquez dans la foulée de son accrochage avec le Français, souffre de la main droite.

Autre absent, celui-ci confirmé, le champion du monde 2020 Joan Mir manquera la manche après une blessure à une cheville en Autriche, en août dernier. L'Espagnol sera remplacé au guidon de sa Suzuki par le Japonais Takuya Tsuda, qui devait de toute manière bénéficier d'une "wild card" pour cette épreuve.

Au Japon, deuxième étape d'une série de trois courses disputées en trois semaines (après l'Aragon et avant la Thaïlande) le paddock verra son programme habituel chamboulé ce week-end pour des raisons logistiques, afin de recevoir dans les temps le matériel acheminé directement depuis l'Espagne.

Ainsi, vendredi, seule une séance d'essais libres comptant pour les qualifications sera disputée à 06H05 GMT.

Les deux autres auront lieu samedi - la première à 01H50 GMT, la deuxième à 05h25 - juste avant les qualifications à 06h05 GMT.

Sous la pluie ? Après le passage du typhon Nanmadol dimanche dernier, le week-end devrait rester pluvieux selon les prévisions météo, comme en 2019.