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Nantes: le bon tour de Girotto

Le milieu défensif brésilien de Nantes, Andreï Girotto (d), à la lutte avec le milieu français de Guingamp, Ludovic Blas, en L1, à La Beaujoire, le 4 novembre 2018
Le milieu défensif brésilien de Nantes, Andreï Girotto (d), à la lutte avec le milieu français de Guingamp, Ludovic Blas, en L1, à La Beaujoire, le 4 novembre 2018
afp.com - Jean-Francois MONIER
Le milieu brésilien de Nantes, Andreï Girotto (c), buteur face à Guingamp, en L1, le 4 novembre 2018
Le milieu brésilien de Nantes, Andreï Girotto (c), buteur face à Guingamp, en L1, le 4 novembre 2018
afp.com - JEAN-FRANCOIS MONIER
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Complètement oublié sous Miguel Cardoso, le milieu défensif brésilien Andreï Girotto a su saisir la chance offerte par Vahid Halilhodzic pour se faire une place dans un milieu à trois très complémentaire avec Abdoulaye Touré et Valentin Rongier.

En quatre matches sous les ordres du coach bosnien, Girotto a joué 345 minutes, soit très exactement 345 de plus que sous son prédécesseur.

Quand je suis arrivé, je l'ai trouvé "comme quelqu'un qui ne joue pas: moralement, physiquement, complètement à côté", avait dit de lui l'ancien avant-centre des Canaris, après la victoire 5-0 contre Guingamp, dont le dernier but avait été justement inscrit par Girotto d'une jolie frappe à ras de terre.

"C'était difficile (...) je ne pensais qu'à travailler tous les jours, fort, pour que lorsque arrive une opportunité je sois prêt", a raconté le principal intéressé vendredi.

Une mise à l'écart soudaine de la part du technicien lusophone, comme lui, qu'il n'avait pas comprise.

Arrivé dans l'anonymat à l'été 2017, après un parcours atypique qui l'a amené en D2 japonaise avant de participer à la reconstruction de l'équipe brésilienne de Chapecoense, touchée par une tragédie aérienne en novembre 2016, il avait réussi à se faire une place sous l'exigeant Claudio Ranieri.

Dans un système, il est vrai, bien plus défensif que celui prôné par Cardoso, il avait été le 4e milieu le plus utilisé la saison passée avec 25 matches, dont 18 comme titulaire.

C'est donc presque logiquement que le longiligne (1,86 m pour 79 kg) milieu a connu un retour en grâce lorsque Nantes s'est décidé à défendre un peu plus sérieusement.

- Déclic après Bordeaux -

Le déclic s'est produit pendant la trêve internationale qui a suivi la gifle reçue à Bordeaux (3-0) pour le premier match d'Halilhodzic sur le banc jaune et vert. Girotto n'était même pas sur la feuille de match.

"Sur cassette ou sur match, vous ne voyez pas toujours tout. Pendant cette trêve on a beaucoup travaillé, et là j'ai vu pas mal de choses intéressantes chez ce joueur, alors je lui ai donné une occasion et il l'a saisie", a expliqué Coach Vahid dimanche dernier.

"C'est un garçon de qualité et qui s'exprime, cela crée de la concurrence entre tous les joueurs", s'est-il encore félicité.

"Après l'arrivée de Vahid, la mentalité de tous les joueurs a beaucoup changé. On est plus concentrés sur le terrain, on est plus costauds, on est tous motivés, ça a aidé l'équipe à progresser", a assuré de son côté le Brésilien.

"Il y a une meilleur ambiance entre les joueurs, on est content de la façon dont on travail", a-t-il poursuivi, expliquant que le nouvel entraîneur avait insisté sur "des petits détails qui ont beaucoup d'influence sur le terrain".

Positionné devant la défense, concentré sur les tâches de récupération, même s'il peut aussi tenter sa chance de loin, comme dimanche ou contre Caen - une "mine" de 30 mètres poteau rentrant qui avait donné la victoire à Nantes (1-0) la saison passée - il est le complément parfait d'Abdoulaye Touré, plus percutant et de Valentin Rongier, plus technique.

"Je me sens bien à la place de sentinelle, (c'est là que) je peux aider l'équipe", a-t-il également glissé.

Dimanche, face à Rennes, pour le derby, il sera encore une pièce importante du dispositif nantais qui tentera de mettre fin à 5 années sans victoire à au Roazhon Park.