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Nicaragua : quatre policiers et un manifestant tués dans des affrontements

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Crédits : TV5MONDE

Quatre policiers et un manifestant ont été tués lors de heurts, jeudi 12 juillet, à Morrito dans le sud-est du Nicaragua. Depuis trois mois, le pays est en proie à des manifestations contre le président Daniel Ortega et les violences ont déjà fait plus de 260 morts. L'opposition appelle à une grève générale de 24 heures à partir de ce vendredi.

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Le Nicaragua continue de s'enfoncer dans la crise qui le secoue depuis déjà trois mois. Jeudi 12 juillet, quatre policiers et un manifestant ont été tués lors de heurts à Morrito, dans le sud-est du Nicaragua. Selon les premières informations, les incidents se sont produits lorsque des manifestants anti-Ortega ont marché à proximité d'un commissariat de police.

La dirigeante d'un mouvement de la société civile, Francisca Ramirez, a affirmé que les manifestants ont été "attaqués par des paramilitaires" et que certains d'entre eux, qui étaient armés, ont riposté par des tirs.

La police n'a pas pour l'instant commenté ces incidents, mais auparavant, à plusieurs reprises, elle a accusé les manifestants anti-Ortega d'appartenir à des "gangs criminels" auteurs de meurtres, de vols et d'enlèvements.

Depuis le mois d'avril, de nombreuses manifestations exigeant le départ du président Daniel Ortega ont été organisées dans le pays. Plus de 260 personnes sont mortes dans les violences. 

Accentuer la pression sur le président Ortega


Pour l'opposition, les dernières manifestations sont le point de départ d'une série d'actions pour accentuer la pression sur le gouvernement Ortega. Une journée de grève est d'ailleurs prévue vendredi 13 juillet. 

En réaction, le gouvernement a organisé une marche en mémoire de la révolution sandiniste de 1979 à Massaya, ville la plus rebelle du pays. 

La situation au Nicaragua inquiète les ONG et organisations internationales. "La situation est critique" selon la Commission interaméricaine des droits de l'Homme (CIDH) qui dénonce l'aggravation de la répression dans le pays. En réponse, le ministre des Affaires étrangères nicaraguayen, Denis Moncada, a estimé que le rapport de la CIDH faisait preuve de "préjugés et manquait d'objectivité". "On ne peut pas confondre un mouvement de protestation pacifique et des actes terroristes", a-t-il déclaré.