Info

Pérou : le président de la Cour suprême démissionne

Chargement du lecteur...

La justice péruvienne traverse une crise sans précédent. Le président de la Cour suprême a démissionné jeudi. La diffusion d'enregistrements compromettants a révélé un vaste trafic d'influence.

dans
Une fois de plus, les mêmes slogans scandés, ce jeudi soir . Cette fois-ci, c'est le système judicaire péruvien qui est sali par un scandale de corruption. Au point qu'il a été déclaré en "état d'urgence" pour une durée de 90 jours.

"Assez d'impunité, il y a tellement de corruption au sein de notre système judiciaire qui est kidnappé par des focntionnaires corrompus et infâmes !" lâche  Monica Sanchez, actrice et manifestante.
 
Cette manifestation est celle de l'indignation face à un système de corruption de masse. C'est un cancer qui ronge notre cher pays, qui nuit à la vie politique, sociale et économique des plus humbles dans notre cher Pérou.
Ciro Silva Paredes, manifestant.
Denière personnalité en date à avoir démissionné, jeudi : le président de la Cour suprême, abrité à Lima.

C'est la diffusion, il y a moins de 2 semaines, par plusieurs medias, d'enregistrements compromettants, qui est à l'origine du scandale : on y entend des juges monnayer des peines ou des faveurs pour des proches.

Parmi eux, plusieurs magistrats de la Cour suprême. Mais aussi du Conseil national de la magistrature qui nomme les juges et les procureurs au Pérou. Son président a également quitté ses fonctions, jeudi, sans avoir, dit-il, quoique ce soit à se reprocher.

 
Nous avons un système judicaire qui est censé être réformé et un président de la Republique qui craint d'être renversé, qui se veut radical, certainement car il a peur d'être lui-même mêlé à ces enregistrements. Son arme, c'est de dire: "Je suis intransigeant et je n'ai rien à voir avec ça."
Mais ce n'est pas une manière de procéder !

Orlando Velasquez, Président du Conseil national de la magistrature
Martin Vizcarra tente en effet d'agir. Le chef de l'État a renvoyé la semaine passée son ministre de la Justice et promet une réforme profonde du système judicaire.

Martin Vizcarra avait remplacé fin mars, Pédro Pablo Kuczynski. L'ancien président péruvien avait été contraint à la démisison, accusé d'avoir menti dans le cadre du vaste scandale de corruption "Odebrecht". Un scandale qui a éclaboussé une partie de la classe politique latino-américaine.