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Plaidoyer de Trudeau à l'Assemblée pour la ratification du CETA

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau félicité par son homologue français, Edouard Philippe, à l'Assemblée nationale, le 17 avril 2018 à Paris
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau félicité par son homologue français, Edouard Philippe, à l'Assemblée nationale, le 17 avril 2018 à Paris
afp.com - GERARD JULIEN
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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu mercredi avec vigueur le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA) devant les députés français qui doivent encore le ratifier et le contestent pour une partie d'entre eux.

"Posons-nous la question : si la France n’arrive pas à ratifier un accord de libre-échange avec le Canada, avec quel pays imaginez-vous pouvoir le faire?", a lancé le Premier ministre, vivement applaudi par la majorité mais pas du tout sur les bancs LR ou de la gauche.

Les députés doivent se prononcer à l'automne sur le CETA, qui s'applique de manière provisoire depuis le 21 septembre dans sa presque totalité mais crée de vives polémiques en France.

Prenant le contrepied de ces critiques, M. Trudeau a assuré que le CETA "donne l’exemple sur la protection des droits de la personne, sur l’environnement et sur la mobilité des citoyens".

"Il préserve le droit des États de légiférer et de réglementer dans l’intérêt public, de mettre en œuvre des politiques visant à soutenir leurs industries culturelles, en plus de protéger les normes du travail", a-t-il affirmé, déclenchant des protestations feutrées de députés insoumis, dont Jean-Luc Mélenchon, faisant "non" du doigt.

En 2017, "avec seulement quatre mois d’impulsion donnée par le CETA, les importations au Canada en provenance de la France ont augmenté de 4%. Dans les secteurs agricole et agroalimentaire, on atteint une augmentation de 8% par rapport à l’année précédente. Les investissements canadiens en France ont, quant à eux, progressé de 23% l’an dernier", a-t-il défendu.

"Pour Décathlon, cet accord se traduit par l’ouverture d’une toute première succursale au Canada cette fin de semaine (...)Pour Pipolaki, une entreprise des Pyrénées-Atlantiques, la réduction des droits de douane augmentera sa compétitivité, de sorte que plus de Canadiens porteront ses célèbres bonnets. Pour la Confiserie du Roy René, située à Aix-en-Provence, le CETA permettra d’augmenter ses ventes chez nous", a-t-il illustré.

Pour le Premier ministre canadien, "tous ces exemples illustrent une même réalité: les échanges commerciaux, lorsqu’ils sont bien encadrés, profitent au plus grand nombre".